Changement d'adresse !

Le WEBenLOG a changé d'adresse. Vous devriez être redirigé dans 6 secondes. Si rien ne se passe, visitez
http://www.webenlog.com,
et n'oubliez pas de mettre vos favoris et flux RSS à jour !

Affichage des articles dont le libellé est Orchestre National de Lyon. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Orchestre National de Lyon. Afficher tous les articles

vendredi 19 juin 2009

ONL / Zacharias joue Weber et dirige Haydn et Brahms

Jeudi 18 juin, 20h30, Auditorium de Lyon

Carl Maria Von Weber, Konzertstück pour piano et orchestre en Fa m, op. 79
Joseph Haydn, Symphonie concertante pour violon, violoncelle, hautbois, basson et orchestre
Johannes Brahms, Symphonie n°3 en Fa M, op. 90

Orchestre National de Lyon
Giovanni Radivo, violon
Nicolas Hartmann, violoncelle
Guy Laroche, hautbois
Louis-Hervé Maton, basson
Christian Zacharias, piano et direction

Le Konzertstücke, qui débute le concert, est bien à l'image des concertinos de Weber. Court, virtuose pour le soliste, différentes ambiances plus ou moins insolites... superbe. La direction du piano est intéressante à observer, voir comment faire signe à tel ou tel pupitre. L'orchestre, à coup sûr, doit bien connaître l'oeuvre, car les départs ne sont pas toujours faciles à prendre quand ils sont en accompagnement des traits virtuoses du soliste... mais c'est très réussi ! La symphonie de Haydn se fait un peu longue à mon avis. L'équilibre entre les solistes n'est pas parfait : le violon ressort énormément, et le violoncelle très peu. L'acoustique de la salle veut ça, mais il est un peu dommage de ne pas l'avoir gommé assez à mon goût.

La symphonie de Brahms, en revanche, était excellemment réussite ! Enfin de toute façon j'adore. Zacharias dirige d'une manière très spéciale à mon goût ; les jambes très raides, et pourtant beaucoup de mouvements - et de gigantesques mouvements - de bras et du haut du corps. Parfois c'est presque une véritable danse. Ma sensation, au fur et à mesure, est qu'il dépense beaucoup trop d'énergie par rapport à ce qu'il pourrait faire. En revanche, sa gestique est extrêmement précise - du moins il m'a semblé - et on y retrouve beaucoup d'indications pour les musiciens, et notamment un tas de départs d'accompagnements que l'on aurait pu penser comme secondaires. De nouveau un clin d'oeil à Guillaume Tétu qui, tout comme il y a trois semaines dans Dvořák, nous a encore fait voyager bien loin en quelques phrases dans ce magnifique troisième mouvement. Pas un brin de travers, et un son magnifique ! Troisième mouvement qui au passage, à mon goût, histoire de relever quelque chose, était au final un peu rapide, et un peu trop sectionné. Enfin, histoire de dire quoi !

vendredi 29 mai 2009

ONL / Dvořák & Mahler pour une soirée magique !

Jeudi 28 mai 2009, 20h30, Auditorium de Lyon

Antonín Dvořák, Concerto pour violoncelle en Si mineur, op. 104
Gustav Mahler, Symphonie n°5 en Ut dièse mineur

Orchestre National de Lyon
Heinrich Schiff, violoncelle
Jun Märkl, direction

Le double concerto pour violon et violoncelle de Brahms initialement prévu est remplacé par ce concerto pour violoncelle, le violoniste Leonidas Kavakos étant annoncé malade. On annonce donc dans le programme sur une note additionnelle que Heinrich Schiff a accepté ce changement de programme au pied levé, concerto qu'il doit jouer en juin prochain à Vienne. Vous saurez mon grand plaisir en apprenant la nouvelle, si vous avez lu ma note sur ce fabuleux concerto (il y a plus d'un an déjà ?).

Très belle musique pour ouvrir ce concert. Je ne sais pas exactement depuis quand ils savent le changement de programme, s'ils ont eu toute la semaine ou non. Peu importe en fait ; certains seraient tâtillons, et je l'aurais sans doute été sur une autre oeuvre pour remarquer des petites choses. Mais le plaisir qu'ont pu y mettre ensemble soliste, chef et orchestre, était largement épidémique pour n'importe qui ! Le soliste met le poids nécessaire sur la musique, et son interprétation était d'une profondeur intense. On sent qu'il connaît très bien l'orchestre (il avait joué et dirigé l'année dernière Saint-Saëns, puis était venu en décembre), et qu'il est très complice. L'orchestre, de son côté, est très bon aussi ; excellente performance du corniste solo, tout juste rentré à l'Orchestre à 21 ans si je ne m'abuse, Guillaum Tétu - un son magnifique. Enfin, bref, je m'emballe, mais le public était conquis et en redemandait en choeur. Pour une Sarabande de la première suite de Bach.

En seconde partie, cette Cinquième symphonie de Mahler. Un sacré monument de la musique, d'ailleurs de 70 minutes environ. Après la quatrième la saison dernière, on continue donc le chemin. Et bien c'est toujours aussi fabuleux ! A partir de cette symphonie, Mahler cesse de faire intervenir le chant dans ses symphonies. L'effectif est gigantesque, et on remarquera notamment les 7 cors sur scène (6 sur la partition). Pendant tout ce temps, je ne me suis absolument pas ennuyé. La musique est magistrale, théâtrale, parfois massive et parfois toute simple, ténébreuse ou nostalgique ; peu importe, c'était un pur régal ! La part belle est donnée à tout le monde : les différents pupitres de cuivres (bravo aux cornistes et trompettistes au passage !), mais aussi à la petite harmonie, ou différents pupitres de cordes, ou la harpe. Chacun à de quoi faire, et pourtant cela ne fait pas genre catalogue, "regardez tout ce qu'on peut faire avec un orchestre". Au contraire !

L'orchestre essayait ce soir une disposition que certains qualifieront de peu commune, et pourtant elle était très convaincante. Les violons 1, à côté des violoncelles, faisaient face aux violons 2, qui eux côtoyaient les altos ; les contrebasses, quant à elles, derrière les violons 1. Derrière la petite harmonie en carré, la rangée de cors : cela permet finalement de préserver les capacités auditives des bois. Et de laisser la place aux trompettes et trombones de s'exprimer, à droite des percussions (vu du public) : ils surplombent l'orchestre qui du coup ne s'en prend absolument pas dans les oreilles (je crois ?) - et sans paraître lointains pour autant !

Jun Märkl a mené la soirée d'une main de maître, on le sent réellement de plus en plus à l'aise à la tête de son orchestre, et c'est un délice. Sa direction semble toujours aussi précise et emprunte de technique, de virtuosité et d'habileté. Vraiment, superbe !

Ce concert est donné de nouveau le vendredi 29 mai, même heure, même lieu ; la symphonie, quant à elle, est également donnée Salle Pleyel à Paris, mardi 2 au soir, avec le concerto n°21 de Mozart pour piano, avec Fazil Say.

mercredi 27 mai 2009

ONL / L'autre concerto de Mendelssohn, et 5ème de Tchaïkovsky

Samedi 16 mai, 18h, Auditorium de Lyon

Jukka Tiensuu - False Memories (Création française)
Felix Mendelssohn - Concerto pour violon et orchestre n°1 en ré mineur
Piotr Ilyitch Tchaïkovsky - Symphonie n°5 en mi mineur

Orchestre National de Lyon
Marco Rizzi, violon
Carlo Rizzi, direction

Très beau concert cette semaine là ! A commencer par une oeuvre très contemporaine mais tout à fait exceptionnelle. Je ne suis pas des plus grands fans du contemporain, pourtant j'essaie de m'y ouvrir au mieux. Et bien ce soir là ça a payé, car c'était passionnant. Il s'est passé des tas de choses, et pourtant cela était très cohérent, compréhensible, et on pouvait suivre la musique et le déroulement tout au long de l'oeuvre.

Ensuite, ce premier concerto de Mendelssohn pour violon, celui qui n'est que très peu connu finalement, car "retrouvé" il y a un peu plus d'une cinquantaine d'année. Le soliste dialogue littéralement avec l'orchestre (cordes seulement), ou, alternativement, joue plus ou moins avec l'orchestre. Plus classique dans son écriture que le fameux concerto en mi, il n'en reste pas moins un chef d'oeuvre. Si en réalité la structure générale du premier mouvement par exemple est plutôt classique (forme sonate), on peut pas dire que ce soit très facile à suivre. Les éléments sont très nombreux pour brouiller les pistes, mais c'est un régal.

Enfin, au summum de la soirée, une excellente interprétation de cette cinquième symphonie de Tchaïkovsky. Je ne connais pas spécifiquement cette symphonie, mais elle forme un cycle avec sa précédente, et la suivante et dernière, notamment sur le contenu tourmenté qui y figure et qui reflète bien la psychologie de la fin de vie du compositeur. Tout était là ce soir, de l'excellente musique et une technique parfaite au sein de l'orchestre. Carlo Rizzi a littéralement transporté l'orchestre et les spectateurs dans une autre dimension. Magnifique soirée.

mercredi 29 avril 2009

ONL / « L'orgue à l'honneur », Escaich et 3ème de Mendelssohn

Samedi 25 avril 2009, 18h, Auditorium de Lyon

« L'orgue à l'honneur »

Claude Debussy - Marche écossaise
Thierry Escaich :
- Poèmes pour orgue
- La Barque solaire, poème symphonique pour orgue et orchestre (création française)
Felix Mendelssohn Bartholdy :
- Sonate pour orgue n°3 en La M
- Symphonie n°3 en La m op. 56 « Ecossaise »

Orchestre National de Lyon
Thierry Escaich, orgue
Sebastian Achenbach, orgue, lauréat du 1er Concours International d'Orgue de Lyon
Jun Märkl, direction

Avec la fin du premier concours international d'orgue de Lyon, cette semaine était marquée par l'orgue à Lyon bien sûr, avec pas mal de concerts (concours organisé par l'association Orgue en jeu). Du coup, l'Auditorium étant un minimum de la partie avec notamment la finale qui s'y déroulait, l'Orchestre se devait de faire encore résonner l'orgue, avec un programme qui vient s'y ajouter. Beaucoup de Escaich, et Mendelssohn.

Début avec une Marche écossaise de Debussy qui semblait un peu en mal. Beaucoup de décalages, notamment des cuivres ; en fait on a l'impression que le travail n'est pas tout à fait abouti... un peu décevant venant d'un orchestre qui se targue d'enregistrer une intégrale du compositeur !

Les trois poèmes pour orgue d'Escaich sont interprétés le premier par le lauréat du concours, et les deux suivants par le compositeur. Les deux premiers sont un peu étranges, et le troisième donne l'impression d'enfin pouvoir se lâcher sur le clavier. La pièce qui suit se fait un peu longue à mon goût, c'est une pièce du compositeur dont je ne suis pas fan... c'est marrant comme il y a des choses auxquelles j'ai pu accrocher et d'autres non !

La seconde partie est consacrée à Mendelssohn, avec deux premiers mouvements d'une sonate pour orgue, et enfin cette belle troisième symphonie. Ce n'est pas ma préférée, mais contrairement à l'ouverture du programme de ce soir, j'ai trouvé que c'était une très bonne interprétation, au niveau de l'orchestre. Je me suis régalé - j'adore tout de même Mendelssohn - et c'était un grand plaisir pour terminer ce (long) concert !

samedi 18 avril 2009

ONL / Radu Lupu, intégrale des concertos de Beethoven, 2 et 3

Vendredi 17 avril, 20h30, Auditorium de Lyon


Ludwig von Beethoven :
- Ouverture Léonore II (op. 72a)
- Concerto pour piano et orchestre n°2, en Sib M (op. 19)
- Concerto pour piano et orchestre n°3, en Ut m (op. 37)

Radu Lupu, piano
Lawrence Foster, direction
Orchestre National de Lyon

Radu Lupu procède ces trois jours à une intégrale des concertos pour piano de Beethoven. 1 et 4 jeudi, 2 et 3 hier, et le 5 ce soir ; le tout dirigé par Lawrence Foster. Et bien je ne sais pas comment sont les autres concerts, avec deux programmes différents, mais en tout cas c'était hier un beau concert ! Radu Lupu a un style très aérien, et l'orchestre suit tout à fait. En revanche, le chef et le soliste ont du mal à se mettre d'accord, et d'ailleurs le pianiste a beaucoup de gestes pour l'orchestre... finalement il devrait diriger lui-même, à mon avis. Il semble que les deux se sont accrochés pendant la semaine ; que le soliste était très exigeant avec l'orchestre, et l'arrêtait lui-même régulièrement en répétition, en demandant directement à l'orchestre ce qu'il voulait. Et au final, il dirigeait à moitié l'orchestre pendant le concert, et de plus en plus au fil du concert !

Chef et soliste on notamment eu du mal à se mettre d'accord à la fin, dans le dernier mouvement du troisième concerto. C'est dommage, car ils ont passé une bonne partie du temps à se chercher, ou peut-être à essayer de convaincre l'autre... bref. Il y a quand-même un moment de décalage, mais chaque transition entre tuttis et solos était un peu étrange...

Bref, il n'en reste pas moins que c'était un beau concert, et je regrette de ne pas pouvoir écouter celui de ce soir, avec le cinquième concerto ! Si vous y allez, n'hésitez pas à me raconter !

dimanche 12 avril 2009

ONL / « Rêveries et passion », Berlioz et Escaich

Jeudi 12 mars 2009, 20h30, Auditorium de Lyon


Hector Berlioz - Le Carnaval Romain, ouverture à grand orchestre op. 9
Thierry Escaich - Concerto pour orgue et orchestre n°1
Hectore Berlioz - Symphonie fantastique, épisode de la vie d'un artiste


Orchestre National de Lyon
Thierry Escaich, orgue
Jun Märkl, direction


Voilà un moment que je ne vous avais pas donné de nouvelles... et pour cause, deux gros exams, et du coup un peu de vacances après... ou plutôt que de parler de vacances, un peu de détachement et de relâchement, ça ne fait pas de mal !

Mais j'étais tout de même ce 12 mars parmi le public de l'Auditorium, pour assister à ce sympathique concert, d'ailleurs accompagné de ce bon vieux MieL . L'ouverture qui débutait le concert était vraiment d'excellente qualité - en plus d'être de la grande musique - ce qui est toujours plaisant. On découvre tous les pupitres de l'orchestre, et c'est super vivant !

Bon concernant le concerto de Thierry Escaich, interprété par lui-même, je suis plus dubitatif. Enfin disons que sa musique, parfois j'aime, et parfois moins. Par exemple l'improvisation qu'il a faite en bis, comme à son habitude, était ici vraiment intéressante, sur des thèmes de l'ouverture de Berlioz justement. Mais son concerto, ben j'ai pas vraiment accroché. Tant pis pour moi !

Quant à la Symphonie fantastique, c'est toujours marrant pour moi de l'entendre, car j'en ai de très vieux souvenirs (enfin je suis jeune quand-même). Un vieux cours de formation musicale, ainsi qu'un cours de musique au collège, cours dans lesquels on avait étudié les différents thèmes principaux, enfin en bref quelque peu analysé. Donc j'ai régulièrement de ces thèmes dans la tête, que je connais presque par coeur. En revanche j'avais l'impression d'entendre des passages comme pour la toute première fois !

Jun Märkl très en forme devant son orchestre toujours, et j'aime toujours sa direction, ainsi que par exemple son goût pour une musique assez cuivrée, d'autant que cela rend très bien dans cette musique. Superbe Marche au supplice de la symphonie au passage !

vendredi 6 mars 2009

ONL / La 5ème de Beethov et le Concerto pour clarinette de Mozart

Jeudi 5 mars 2009, 20h30, Auditorium de Lyon


Jörg Widmann, Antiphon, pour groupes orchestraux
Wolfgang Amadeus Mozart, Concerto pour clarinette et orchestre en La M
Ludwig van Beethoven, Symphonie n°5 en Ut m

Jörg Widmann, clarinette
Heinz Holliger, direction
Orchestre National de Lyon


L'oeuvre de Widmann est assez étrange, quoiqu'elle fasse tout de même preuve de recherche et expérimentations sur la spatialisation de l'espace / l'organisation de l'orchestre, ainsi que sur l'orchestration et l'organologie, les timbres des instruments et des familles d'instruments. Car ils sont placés par famille (6 violoncelles, 4 violons, 4 clarinettes, 4 hautbois, 4 bassons, 4 flûtes, ......) ; et l'on retrouve des instruments rare comme le contrebasson, la clarinette basse et la contrebasse, le cor anglais et le heckelphone, ...

Ensuite le fameux concerto pour clarinette. J'aurai sans doute une vue trop subjective dans la mesure où je suis clarinettiste, et où je le travaille pile en ce moment. Déjà on peut remarquer que les allemands ont en effet un style, un son, un timbre bien différents que les français. Pas la même manière de jouer, ne recherchant sans doute pas les mêmes effets. Du coup je reproche beaucoup de chose : très peu d'articulations déjà, tout est un peu plat ; un tempo trop grand, surtout dans les premier et second mouvements ; un manque de soin dans les attaques (très difficiles, cela dit, je sais) qui claquent souvent, un manque de ryhmique, un tempo qui bouge beaucoup d'ailleurs notamment dans le premier mouvement. Bref, pas convaincu, et pareil pour l'orchestre. J'ai trouvé qu'il manquait de rondeur et de largeur. Certes c'est une formation réduite pour un concerto de Mozart, normal, mais quand-même... il n'y avait pas beaucoup de couleurs.

L'orchestre, parlons-en surtout dans la symphonie qui suivait. Ou plutôt le chef en fait. On aurait un peu dit un personnage de dessin animé, avec des gestes très hachés, mais surtout avec un souci - par rapport à comment moi je vois les choses : les impulsions sont sur les temps où il les veut, et non sur le temps d'avant... alors du coup je ne sais pas trop comment il gère ça, mais en fait je ne suis pas sûr que les musiciens eux même le savent. Du coup, déjà un peu de manque de précision. Et, de même que dans le concerto, on trouvait encore un manque de rondeur ou de profondeur. Mais je crois pouvoir penser que les gestes du chef n'aidaient pas car ils n'était pas très larges ou profonds non plus !

Django Symphonique à l'Auditorium

Mercredi 25 février 2009, 20h30, Auditorium de Lyon


Musiques de Django Reinhardt

Sarah Ioannides, Orchestre National de Lyon
Avec Biréli Lagrène (guitare), Florin Niculescu (violon), Richard Galliano (accordéon)


Je ne croyais pas avoir de place pour ce concert, et finalement on m'en a proposé une. Bon ben c'était une soirée sympa, mais... sans plus. Mis à part le fait que je ne sois pas friand de ce genre de musique, j'ai gardé quelques petites choses à dire.

Tout d'abord, on nous a encore montré qu'à l'Auditorium de Lyon, on ne sait toujours pas faire des balances avec les micros et les enceintes. On entendait presque plus l'orchestre, et déjà du premier balcon. Ce n'est pas le premier concert où je constate que les solistes équipés de micros le couvrent largement !!

Ensuite il faut reconnaître que le programme était... étonnement court. Une dizaine de titres seulement, avec deux ou trois impros au milieu à l'arrivée de Galliano, un pauvre rappel. A 22h on était largement sortis !! Enfin chacun en conclu ce qu'il veut n'est-ce pas...

Néanmoins quelques gags ont un peu ponctué la (très courte donc) soirée... comme un des guitaristes (un qui faisait la rythmique jazz, qui n'avait aucun solo ni rien) qui faisait le plus la star : salut du public avec la main, il s'avance pour saluer devant tout seul alors qu'on applaudit les solistes, ... énorme ! Ou le violoniste qui s'octroie une pause au milieu d'un morceau, en passant bien devant tout le monde pour rejoindre les coulisses et revenir quelques minutes plus tard et reprendre la parole dans le morceau... ou encore Richard Galliano qui arrivent par l'autre côté de la scène, celui vers lequel tous les musiciens ne sont pas tournés...

jeudi 19 février 2009

ONL / Thibaudet joue Ravel à la main gauche

Jeudi 5 février 2008, 20h30, Auditorium de Lyon


Claude Debussy, Le Martyre de St Sébastien, mystère en cinq actes : fragments symphoniques
Maurice Ravel, Concerto pour piano et orchestre en Ré M, « pour la main gauche »

Claude Debussy, Images pour orchestre

Orchestre National de Lyon
Jean-Yves Thibaudet, piano
Jun Märkl, direction


Je n'ai pas bien accroché à la première partie, un peu trop calme, sans vraiment de repères. En revanche, l'autre oeuvre de Debussy, en fin de programme, était beaucoup plus vivante. Heureusement, car un peu plus et on ne croyait plus en Debussy !

La grande question quant à Thibaudet, était bien sûr de savoir s'il allait jouer le concerto à une seule main, puisque tous ne le font pas. Donc il l'a fait. On a beau se dire qu'il va bien s'aider, à un moment ou un autre, même pour une petite note, de son autre main ; et ben que dalle, tout à la main gauche... époustouflant !
Le rappel, en revanche, faisait bizarre... du Chopin après du Ravel, ça sonne plutôt étrange !

samedi 24 janvier 2009

ONL / Couleurs d'orchestre, couleurs de la voix de Susan Graham réussies !

Vendredi 23 janvier 2008, 20h30, Auditorium de Lyon
« Couleurs d'orchestre, couleurs de voix »

Georges Bizet, Symphonie n°1 en Ut M
Hector Berlioz, Les Nuits d'Eté (extraits : Villanelle, Le Spectre de la Rose, L'Ile inconnue)
Maurice Ravel, Shéhérazade, trois poèmes pour chant et orchestre
Henri Dutilleux, Symphonie n°2, « Le Double »

Orchestre National de Lyon
Susan Graham, mezzo-soprano
Michel Plasson, direction

Après une belle symphonie de Bizet qui nous fait entendre de belles couleurs lumineuses et solaires, sans presque aucun souci de mise en place, place à la chanteuse américaine vedette, Susan Graham. Pour une fois que je peux me la péter un peu, je l'avais entendu lors de mon passage à New-York en février, dans l'oeuvre entière de Berlioz. En relisant le paragraphe à l'instant, je vois que ce qui m'avait plu est qu'on l'entendait bien au-dessus de l'orchestre et que l'on comprenait bien les paroles... et bien c'est encore ce que je me disais hier soir ! Pourtant ce n'était à mon goût pas gagné avec l'ONL, qui couvre presque immanquablement n'importe quel soliste qui chante avec eux ! Cela a donc très bien commencé dans les deux premiers extraits de Berlioz, cela dit l'orchestre n'aura pas tenu et dès que la pâte sonore s'étoffe dans l'écriture, que les différents pupitres se dispèrsent dans leurs interventions, ils finissent par en oublier la nuance et on perd un peu en qualité dans le troisième extrait, qui nous fait cela dit drôlement bien entendre le balancement d'une barcarolle.

Dans Ravel c'était un peu pareil : tant que les éléments musicaux ne se diversifient pas trop, Susan Graham passe largement au-dessus de l'orchestre (sans pour autant créer de déséquilibre ou faire de mauvais goût, au contraire !), mais dès que cela s'étoffe, le chef ne parvient plus à tenir les musiciens dans la nuance. Si l'on entend toujours la chanteuse, il devient vraiment difficile de comprendre ce qu'elle raconte... et je suis sûr que si certains musiciens s'entendaient de la salle, ils comprendraient bien vite... bref, passons.

Enfin, la symphonie de Dutilleux, assez originale et intéressante à mon goût, avec l'orchestre placé derrière un petit orchestre de solistes (quatuor à cordes, célesta, clavecin amplifié, timbales, trompette, trombone, basson, hautbois, clarinette). Le dialogue ou la confrontation se fait entre les deux ensembles durant toute l'oeuvre, avec des motifs énoncés d'un côté, puis repris, transformés ou ignorés par l'autre côté.

A voir la direction de Michel Plasson, on comprend bien les quelques soucis de mise en place et départs... les gestes sont amples et à la fois complètement fractionnés... comment savoir à quel moment placer son départ ? D'ailleurs, mon impression se confirme par le fait que notre premier violon solo se tortille dans tous les sens pour chaque départ du pupitre, ou même changement de note dès que c'est un peu lent... la pauvre, j'imagine que ce ne doit pas être des plus agréables obligations !

vendredi 23 janvier 2009

ONL / Le hautbois fascinant de François Leleux dans Mozart

Jeudi 15 janvier, 20h30, Auditorium de Lyon

Jean-Sébastien Bach, Toccata et Fugue pour orgue en Ré m BWV 565, orchestrée par Stanislaw Skrowaczewski
Wolfgang Amadeus Mozart, Concerto pour hautbois et orchestre en Ut M KV 314
Anton Bruckner, Symphonie en Ré m n°0

Orchestre National de Lyon
François Leleux, hautbois
Stanislaw Skrowaczewski, direction


La si connue Toccata et Fugue en Ré m de Bach est excellemment orchestrée par celui qui la dirige ce soir (ne me faites pas réécrire encore son nom !!). Les effets sont très bons, on a souvent l'impression d'entendre l'orgue ; et chacun des pupitres a une part belle à y jouer. Par contre, peu de travail passé dessus ou chef difficile à suivre dans la multitude de départ qui demande une précision implacable, je n'en ai aucune idée mais le résultat n'était pas parfait. Parfois les écarts se creusaient entre différents pupitres de l'orchestre, à se demander jusqu'où cela allait filer... puis finalement un silence leur permet de se recaler pour le départ suivant. Périlleux !

Pour la suite, je crois qu'on peut le dire, François Leleux sait jouer du hautbois... magnifique interprétation de ce concerto de Mozart - même s'il finit par donner l'impression d'un narcissicisme bien ancré. Il bouge dans tous les sens, saute parfois - au moins il n'a besoin d'aucun point d'appui au sol. Il faut un sacré point de gravité et d'équilibre en soi pour n'être absolument pas gêné par tous les mouvements - parfois bien brusques ! Chapeau, c'était vraiment beau !

Enfin, très belle symphonie de Bruckner, même si je dirais que cela manquait parfois d'un peu de poigne. Interprétation ou écriture, je ne saurais dire, car les notes de programme indiquent bien que si elle est numérotée "0", c'est qu'il ne la considérait pas vraiment comme telle... oeuvre de jeunesse, quand il l'a reconsidérée vers la fin de sa vie, il a noté successivement sur la partition les mentions "Pas valable", "A jeter", "Annulée" - ce qui a finit par rester à la postérité !

samedi 10 janvier 2009

ONL / Liz McComb pour le concert de Noël, dirigé par Kristjan Järvi

Jeudi 18 décembre, 20h30, Auditorium de Lyon

Estancia, suite de ballet, Alberto Ginastera
La noche de los Mayas, Silvestre Revueltas
Ouverture de Candide, Leonard Bernstein
Ol'Man River, extrait de Show Boat, Jérôme Kern
Let There Be Light, Liz McComb, arr. B. Richard et J.-F. Rougé
Come Sunday, Duke Ellington
Extraits de Porgy & Bess, George Gershwin (Summertime, My Man's Gone Now, It Ain't Necessarily So, et d'autres)

Orchestre National de Lyon
Liz McComb, chant
Kristjan Järvi, direction

La première partie, ainsi que le début de la seconde, nous permet d'abord de nous familiariser avec le chef Kristjan Järvi. Direction très très particulière, en tous cas pour ce programme. Je ne sais pas ce qu'il en est dans du classique classique, mais ici il dansait littéralement et très efficacement sur l'estrade. Dirigeant par coeur, complètement dégagé de la partition, on saisissait la musique rien qu'à ses gestes, et les musiciens jouaient ainsi dans la parfaite continuité de sa direction. Très agréable et beau à regarder, et des plus efficaces possibles. Pourtant d'habitude je suis plutôt adepte des chefs qui n'en font pas trop. Enfin pas que Kristjan Järvi n'en fasse trop, au contraire tout est utile et chaque petit mouvement a un impact sur la musique. Notamment la musique formidable de Ginastera que j'ai découvert à l'occasion !

En seconde partie, la chanteuse afro-américaine fait son entrée, bien sûr très applaudie. Elle a sans doute beaucoup de talent, mais tout d'abord je crois pouvoir dire qu'elle était mal sonorisée. On percevait mal sa voix, sauf peut-être dans les passages les plus aigus. Mais il faut aussi dire que Liz McComb ne semblait pas se donner à fond. Je ne sais pas ce qu'elle avait, mais c'était étrange comme elle marchait très lentement lors de ses entrées et sorties de scène, et comme le chef la tenait et devait la guider. Sans plus de commentaires !

mardi 23 décembre 2008

ONL / Le violoncelliste Heinrich Schiff dirige son élève Christian Poltéra

Jeudi 11 décembre, 20h30, Auditorium de Lyon

Concerto pour violoncelle et orchestre, Witold Lutoslawski
Symphonie n°4 en Mi m, Johannes Brahms

Orchestre National de Lyon
Christian Poltéra, violoncelle
Heinrich Schiff, direction


Du jamais vu à l'Auditorium de Lyon ? Le chef commence par venir présenter un peu l'oeuvre qui va être interpréter. Le concerto de Lutoslawski n'est effectivement pas forcément facile à écouter, Schiff n'hésite donc pas à prendre quelques minutes pour s'adresser au public, muni d'une feuille de notes pour l'aider dans la langue française qu'il ne doit pas vraiment maîtriser ! C'était assez marrant de l'entendre présenter l'oeuvre comme il l'a fait, et c'était, à mon goût une excellente idée ! Il a notemment expliqué différents passages de musique aléatoire dans des moments de l'oeuvre. C'était une oeuvre assez peu commune en effet, et si je n'ai pas trouvé que c'était une musique exceptionnelle, elle n'en reste pas pour le moins intéressante, avec des tas d'effets, de recherche de timbre et de son de la part du compositeur, à mon avis très bien transmis par l'orchestre et par Christian Poltéra. L'oeuvre mériterait une seconde écoute au moins pour aller plus loin de mon côté...

Pour la suite, il faut absolument que je me procure cette Symphonie n°4 de Brahms, car c'est une très belle oeuvre. Je connaissais plus ou moins une bonne partie des thèmes, et je suis fan. L'interprétation était très réussie à mon goût en tous cas, et je l'ai gardé dans la tête plusieurs jours encore... vraiment, superbe. J'en redemande ! Avez-vous des conseils à me donner comme version(s) à me procurer ?

ONL / Quinze timbales pour des sensations fortes

Jeudi 4 décembre, 20h30, Auditorium de Lyon

Symphonie n°7 en Ut M "Le Midi", Joseph Haydn
Concerto pour timbales et orchestre n°2, "The Grand Encounter", William Kraft (création européenne en présence du compositeur)
Symphonie n°7 en Ré m, Antonin Dvorak

Orchestre National de Lyon
Benoît Cambreling, timbales
Gabriel Chmura, direction


Le concert s'ouvre avec une belle symphonie de Haydn, l'une de ses premières. Elle est écrite pour orchestre avec continuo de clavecin et concertino de deux violons et un violoncelle. Beaucoup de petits solos, autant des vents que des trois solistes du concertino. La symphonie est courte, une vingtaine de minutes, mais très bien interprétée !

Quelques instants ensuite pour placer une estrade roulante où sont disposées les quinze timbales de Benoît Cambreling. Impressionnantes déjà. Si j'ai bien vu, 6 timbales à pédales, et 9 plus petites situées sur un second cercle au-dessus des autres. Et le jeu du soliste sera encore plus impressionnant, à parfois faire des rotations complètes pour mener un trait à bien, à passer un bras derrière le dos pour taper furtivement sur une timbale de l'autre côté... je ne suis pas sûr d'avoir vraiment été fan de la musique et de l'oeuvre, mais on n'entend jamais les timbales en solo, alors... un grand bravo !

La Symphonie de Dvorak qui a suivi était elle aussi très réussie. Je suis [assez] fan de ce compositeur, et j'ai adoré. Superbe, et c'est tout ! Il faudra d'ailleurs que je regarde cette partition de plus près, elle m'intrigue - comme des tas d'autres !

mercredi 3 décembre 2008

Concerts de la semaine

Bon cette semaine j'aurais pu commencer par vous parler d'un concert de Philippe Jaroussky et Jean-Christophe Spinosi, qui interprétaient du Vivaldi... mais c'était ce soir, et complet de toute façon !

  • Demain jeudi 4 à 12h30 au CNSMD de Lyon, récital violoncelle et piano
  • Jeudi 4 (20h30) et samedi 6 (18h), un concert pour le moins impressionnant à l'Auditorium de Lyon, par l'Orchestre National de Lyon : le timbalier solo Benoît Cambreling interprétera un concerto pour timbales de Kraft en création européenne. 15 timbales sur scène ! Au reste du programme, les symphonies n°7 de Haydn et Dvořák, sous la direction de Gabriel Chmura.
  • Vendredi 5 à 20h, je vous propose de rester à l'Auditorium, avec un concert du Contro Köln, qui accompagnera la mezzo-soprano américaine Vivica Genaux dans un programme d'airs d'opéra de Haendel !
  • Si vous êtes plutôt tentés par un programme Messiaen / Florentz / Berlioz, rendez-vous au CNSMD de Lyon, jeudi 4 et vendredi 5 à 20h30. Pour 12 €, vous assisterez alors à un concert de l'orchestre du CNSM sous la direction de Peter Csaba.
  • Samedi 6 à 20h, si vous n'avez par hasard rien à faire (pour des lyonnais c'est très très peu probable, je vous l'accorde), et que vous passez dans le Beaujolais, si cela vous intéresse je joue en récital clarinette / piano en première partie d'un concert à Quincié-en-Beaujolais (ne me demandez pas où c'est, c'est plutôt à Google qu'il le faut), à l'église du village.
Pour plus d'informations ou de concerts, n'hésitez pas à consulter le site du Petit Bulletin par exemple !

jeudi 27 novembre 2008

ONL / Six et six = semaine loupée à l'Auditorium

Jeudi 13 et vendredi 14 novembre, 20h30, Auditorium de Lyon
(Vendredi 14, concert réservé et gratuit pour les étudiants)

Symphonie n° 6, « Strata », Tüür (création française)
Symphonie n° 6, en si mineur, op. 74, « Pathétique », Tchaïkovski

Orchestre National de Lyon
Anu Tali, direction

Et oui, on ne peut pas réussir tous les concerts, même quand on est un excellent orchestre professionnel. Preuve en était de cette semaine de concerts, du 13 au 15 novembre, à l'Auditorium de Lyon !

Après une très étrange première partie qui a laissé paraître un étrange fouillis d'effets, de notes, d'accords et de sonorités plus incompréhensibles les unes que les autres (les trente-cinq minutes, deux concerts de suite, furent longues...), on pensait enfin pouvoir écouter de la vraie musique dans une interprétation de qualité. Attention, je ne dis pas que l'interprétation de la première partie était mauvaise : impossible à dire à l'écoute !

Mais en fait, malgré toute la bonne foi, on n'a pas pu écouter de vraie belle musique dans la seconde partie, avec un orchestre complètement bridé par la chef. Celle-ci, dans l'ensemble, s'est contentée de battre les temps d'une manière des plus imprécises - j'en donne pour preuve les nombreuses attaques qui n'étaient pas ensemble, sans parler de la première violoniste solo, obligée de montrer la quasi-totalité des attaques par un énorme geste à son pupitre et aux cordes en général. Puis, quand Anu Tali décidait d'aller plus loin, cela donnait des gestes assez ridicules de pantin (imaginez ceci dans cette valse inégale du second mouvement ! J'ai faillit exploser de rire...), ou d'écarter les jambes comme un guerrier et de brandir la baguette parfois des deux mains comme une épée, ou d'autres gestes encore que je ne saurais vous expliquer...

Alors avant de faire de la musique, on n'était pas rendus ! Heureusement que l'on avait tout de même affaire aux excellents musiciens de l'Orchestre National de Lyon, qui heureusement ont une certaine habitude de jouer ensemble ! Il est évident que ce nouvel essai sous la direction d'Anu Tali n'était pas concluant, et que les musiciens ne vont pas encourager la direction artistique à la réinviter... car si elle peut se féliciter d'avoir entièrement rempli la jauge pour le concert étudiant (rappelons-le, annuel et gratuit et réservé aux étudiants), on ne peut nier que le succès ce soir là était bien moindre que les années précédentes avec Nemanja Radulovic ou Lang Lang - sans parler des concerts du jeudi et du samedi, où la jauge n'était même pas remplie au tiers de sa capacité...

mercredi 26 novembre 2008

Concerts de la semaine

Cette semaine je vous ai donc sélectionné quelques concerts à Lyon, dont déjà deux ce soir !


  • La classe de musique de chambre du CNSMD donne un concert Salle Varèse à 20h30, dans la série « Messiaen/Florentz, partage d’exotisme ». On y entendra notamment le Quatuor pour la fin du temps, mais aussi des extraits des Vingt regards sur l'enfant Jésus (les XI et XII). Entrée libre.
  • Pour les amateurs de musique baroque, le trio des frères Hantaï (Marc Hantaï, traverso ; Pierre Hantaï, clavecin ; et Jérôme Hantaï, viole de game) est en concert à la Salle Molière à 20h30 également, pour des sonates en trio de Marais, Leclair, Rameau, Bach. A partir de 15 € si je me souviens bien.

Pour la suite de la semaine, je vous aurais bien proposé les concerts de l'Orchestre National de Lyon, jeudi et samedi, avec notamment le Concerto pour violon de Sibelius, interprété par Frank Peter Zimmermann, sous la direction de Jun Märkl. Cela dit, ci cela vous intéresse vraiment et que vous ne voulez pas laisser passer l'occasion, faites preuve de débrouillardise et je suis certain que vous pourrez trouver quelque chose, par exemple des personnes qui revendent des places finalement innoccupées à l'entrée de la salle (Jeudi à 20h30 et samedi à 18h) !

  • D'autre part, vous pourrez aller écouter, vendredi 28 à 20h30, Salle Molière, l'Ensemble vocal de Lyon et Christophe Truant à la harpe, sous la direction de Guy Cornut, pour un programme autour de Fauré, Britten, Holst, Cornut. 10 à 15 €.
  • De la musique de chambre dimanche matin à 11h, par les musiciens de l'Orchestre National de Lyon. A la salle Molière, ils interpréteront des oeuvres arrangées pour quintette à vent de Mozart, Escaich, Hindemith ou encore Mendelssohn. 11 à 22 €.

Voilà, c'est tout ce que j'ai noté... sachant que j'irai peut-être aussi voir un concert mardi soir, mais celui-ci est à Paris - j'en parle tout de même puisque les lyonnais sont loins d'être les seuls ici. Il s'agit d'un concert de l'Orchestre de Paris, sous la direction de Pierre Boulez, qui interprétera L'Oiseau de Feu, de Stravinsky. Entrée libre, sous la pyramide du Louvre, 20h le mardi 2 décembre. A noter une séance scolaire la veille à 15h.
Notez également que vous pourrez suivre ce concert sur Internet, en direct et jusqu'au 31 janvier, en suivant ce lien, ou encore sur Medici.tv !


Voilà, une dernière chose que l'on m'a glissé il y a un petit moment dans un commentaire. Vous pouvez retrouver sur Medici.tv le superbe opéra de Leoš Janáček La petite renarde rusée, donné dernierement à Bastille, et ce me semble-t-il jusqu'à la fin du mois de décembre 2008 !


Bonne semaine à tous !

jeudi 6 novembre 2008

Concert à venir / Orchestre des jeunes de l'Arc Alpin

Cette année je n'ai pu participer à la session de l'académie de l'Orchestre National de Lyon et faire partie de l'Orchestre des jeunes de l'Arc Alpin. Rappelez-vous ou non, je l'avais fait à plusieurs reprises pour de très bonnes expériences. Comme de coutume, une tournée régionale est prévue après le stage des vacances de la Toussaint - je vous invite donc à vous rendre à l'un des concerts : demain, vendredi, 20h30 à Chambéry, mais surtout dimanche 9 novembre 2008 à 17h, Auditorium de Lyon (il y avait également un concert ce soir à Annecy).

L'Orchestre des Jeunes de l'Arc Alpin est dirigé cette année par Jean-François Verdier dans un programme tout à fait prommetteur :

Ouverture de Candide, Leonard Bernstein
The Unanswered Question, Charles Ives
Fanfare for the Common Man, Aaron Copland
Symphonie n°9 en Mi m « du Nouveau Monde », Antonín Dvořák

Jean-François Verdier mène une double carrière de clarinettiste et de chef d'orchestre, super-soliste de l'Opéra de Paris, et professeur assistant au CNSM de Paris. Et parallèlement, il est chef en résidence de l'Orchestre National de Lyon depuis cette année, mais surtout est régulièrement invité par des orchestres pour jouer à l'étranger ! Et bien si vous voulez que je vous dise, j'ai écouté la répétition qui avait été faite le jour des auditions. Et j'ai trouvé ça très prometteur quant à la qualité du travail ! En moins d'une heure, le travail réalisé était super intéressant, et déjà super efficace. A en mettre l'eau à la bouche !

mardi 28 octobre 2008

ONL / Impressionnante Turangalîla !

Samedi 25 octobre 2008, 18h, Auditorium de Lyon

Turangalîla-Symphonie, pour piano solo, onde Martenot solo et grand orchestre, Olivier Messiaen

Pierre-Laurent Aimard, piano
Takashi Harada, ondes Martenot
Orchestre National de Lyon
Jun Märkl
, direction

En fait je n'avais jamais vu des ondes Martenot. Un instrument peu commun, assez étrange, que j'aimerais bien voir de près un jour... j'ai eu beau observer le soliste pendant de bonnes parties de l'oeuvre, je n'ai pas tout compris à la technique du jeu... et au fur et à mesure des 80 minutes de durée, on peut entendre l'instrument perçant les oreilles comme on peut parfois se demander pourquoi il joue à cet endroit, puisqu'on ne l'entend pas...

L'ONL était donc ici en grand effectif, avec une centaine de musiciens sur la scène, pour une symphonie grandiose, et surtout qui en dégage. J'étais assez proche de la scène, je me demande comment cela rendait au premier balcon, ainsi qu'au second ? En tous cas il est clair que l'orchestre donnait largement de quoi remplir la salle !

Au fur et à mesure des dix mouvements de la pièce, on découvre à la fois des rythmiques innovantes, ponctuelles ou obstinées, que des thèmes très lyriques. Les éléments sont à la fois rythmiques, mélodiques, ou encore tout ce que Messiaen a pu trouver. On se croit tantôt planant comme dans un rêve, et tantôt dans une course effrénée. Comme il est souligné sur le blog Inactuel, un grand nombre de thèmes ou d'éléments, que l'on retrouve longtemps, à plusieurs reprises, ou alors très courts, et seulement pour une ou deux fois. Des tas d'éléments très divers qui nous perdent effectivement un peu !

Mais cela dit, je ne me suis absolument pas ennuyé pendant tout ce temps. J'aime Messiaen, et c'est ce qu'il faut pour cette symphonie. Je n'ai pas de comparaison, mais c'était à mon goût une très belle interprétation, et qui a bien sû rendre le côté magistral, grandiose et universel de cette Turangalîla-Symphonie.

dimanche 12 octobre 2008

ONL / Jun Märkl et les soeurs Labèque jouent Mendelssohn

Jeudi 9 octobre 2008, 20h30, Auditorium de Lyon
Orchestre National de Lyon

Concerto pour deux pianos et orchestre en Mi M, Felix Mendelssohn Bartholdy
Symphonie n°2 en Sib M « Lobgesang », Felix Mendelssohn Bartholdy

Katia & Marielle Labèque, piano
Fionnuala McCarthy, soprano I
Hedwig Fassbender, soprano II
Ferdinand von Bothmer, ténor
Choeurs de Lyon-Bernard Tétu
Catherine Molmerret, préparation des choeurs
Jun Märkl, direction

Les deux concerts (jeudi et samedi) sont complets, j'ai réussi à me procurer une des dernières places durant le mois de septembre ! Placé dans un coin tout en haut sur le côté du second balcon, je me suis déplacé un peu plus près et plus centré à l'entracte pour la symphonie.

Le concerto pour deux pianos est donc une oeuvre de jeunesse de Mendelssohn, qui l'a écrit à 14 ans ! De ce fait, ou pas de ce fait, je n'ai pas trouvé que c'était une oeuvre très passionnante. J'imagine que cela fait partie des oeuvres qu'il faut connaître auparavant pour mieux les apprécier, mais qui ne se découvrent pas vraiment ainsi. Etrange en réalité, car je n'ai pas vu passer le temps (une demi-heure), et pourtant je n'ai pas trouvé ça très intéressant pour autant. S'il y avait quelques passages où les deux parties de piano se complétaient ou se répondaient, je me suis quand-même demandé sur une bonne majorité de passages l'utilité de deux parties de piano... L'instrumentation être très réduite ici, avec seulement une cinquantaine de musiciens sur scène... on dirait que ça fait beaucoup comme ça, mais en réalité, 50 c'est bien moins que ce dont on peut avoir l'habitude avec les grands orchestres !

Les soeurs Labèque sont bien sûr en parfaite harmonie, avec un jeu que je ne saurais critiquer. Cela dit j'ai trouvé dommage le fait qu'elles ne semblaient pas beaucoup communiquer entre elles, peu de regards et autres attentions. Aux moment des applaudissements, j'ai trouvé qu'elles surjouaient beaucoup, et étrangement - surtout Katia (si je ne me trompe pas !). Mine surprise en aperçevant les personnes qui arrivent avec un bouquet pour chacune d'entre elle, bouquet qu'elle jette plus ou moins par terre au moment de jouer un bis... Marielle, elle, semble plus réservée, ou simplement semble mieux savoir ce qu'elle fait, alors que sa soeur semble être absente d'esprit...

Les deux artistes étaient cela dit très sympathiques au moment des dédicaces, et comme il n'y avait plus grand monde quand j'y étais, on a pu échanger quelques mots, notamment sur les bis, dont on n'avait pas entendu les titres. Il s'agissait de la dernière pièce de Ma mère l'Oye, de Maurice Ravel, et si j'ai bien compris, d'une Polka composée par le grand-père de Luciano Bério, « le plus grand compositeur du XXème siècle », selon Katia Labèque, « ou du moins [son] compositeur préféré ».

Ensuite la très belle seconde symphonie, dans une très bonne interprétation. J'ai vraiment apprécié les trois mouvements de la Sinfonia du début. L'ensemble des mouvements suivants, cependant, se faisaient un peu long - durée total de plus d'une heure, pour cette « symphonie-cantate sur les paroles des Ecritures saintes ». Les choeurs avaient un très beau rendu. C'était plus mitigé pour les solistes. Si la soprano I, Fionnuala McCarthy, avait un timbre et une puissance qui lui permettait de surplomber (apparemment) aisément l'orchestre et même les choeurs d'une façon très belle et agréable, j'ai trouvé que la seconde soprano et même le ténor avaient plus de mal à ressortir quand ils n'étaient pas en récitatif... cela m'a donc à moitié réconcilié avec les oeuvres pour orchestre et voix : il existe tout de même des chanteurs qui parviennent à s'imposer au-dessus d'un tel orchestre !

A noter, pour l'anecdote dont on se fiche peut-être, que, comme indiqué par le programme, il semblerait que l'effectif à la création de l'oeuvre approchait les 1000 personnes sur scène ! Sans doute avec bien sûr des choeurs ultra nombreux, mais aussi beaucoup de cordes, et également des parties de vent doublées... On dénombrait ici une bonne soixantaine d'instrumentistes, avec environ 80 choristes... ça devait ressembler à tout autre chose !