Voilà, je vous fais part d'une nouvelle personnelle résultant d'une décision qui n'a pas été facile à prendre pour moi. J'ai quitte mon équipe de BAU, mon équipe de scouts, avec qui on montait un projet de "solidarité internationale".
En vous baladant un peu dans les archives de mon blog, vous comprendrez que ce n'était pas une décision facile à prendre, bien au contraire... les EEUdF comptent énormément pour moi puisque je fais partie de ce mouvement scout depuis 10 années maintenant. Et je viens de le quitter, hier, du moins pour quelques années. J'ai vraiment passé pendant tout ce temps d'excellents moments avec des tas de gens que j'aime. J'ai beaucoup appris grâce à de nombreux responsables qui se sont donnés pour organiser et animer des sorties, week-ends et camps.
Trois raisons principales m'ont amené à prendre cette décision. D'abord, la mauvaise ambiance qui régnait depuis deux mois dans l'équipe : dans l'esprit d'une partie de l'équipe, nous étions déjà deux à ne pas être considérés comme en faisant partie... et, certains qui se sont permis beaucoup de critiques et réflexions dans le dos, alors qu'évidemment, une fois en face hier, c'était juste "Nous pensons qu'il y a un décalage, mais c'est tout"...
Seconde raison, un coup bas que m'a fait le mouvement l'année dernière, et qui ne va pas forcément vous intéresser, et dont d'ailleurs je n'ai pas envie de vous parler maintenant. Juste qu'ils n'ont pas été sport, et qu'au final ça a failli me coûter plusieurs centaines d'euros, en dehors du coup au moral.
Dernière raison, un choix de vie personnel. En effet, je ne vais pas pouvoir me permettre cette année ou l'année prochaine de prendre un mois, ou même seulement deux semaines de vacances pour réaliser le projet que nous voulions mener à bien. Pourquoi ? Tout simplement parce que (je crois que vous l'aurez remarqué !!) la musique compte également beaucoup, et que ces deux activités nécessitent un investissement incompatible, particulièrement pendant les vacances. La musique nécessite un gros boulot, et ce tous les jours. Et encore plus pendant les vacances, puisque c'est l'occasion de bosser plus, d'aller en stage, de rencontrer des gens, de préparer des concours, etc.
Bref, quelques fortes raisons qui me font prendre cette décision, que j'ai annoncé hier à l'équipe.
Cela dit, je ne regrette pas ma décision, car quand on commence à regretter... il faut plutôt aller de l'avant : la vie est faite de décisions difficiles, et une fois un choix fait, il faut plutôt l'assumer et tenter d'aller jusqu'au bout !
lundi 10 septembre 2007
L'aventure se termine
dimanche 1 juillet 2007
1907 - 2007 : Centenaire du scoutisme
Du 27 juillet au 8 août 2007, en Grande-Bretagne, plus de 40 000 scouts venant de 150 pays fêteront le centenaire du scoutisme mondial. Eh oui, c'est il y a 100 ans que Baden Powell a organisé le premier camp scout expérimental en Grande-Bretagne, devenant ainsi la figure du scoutisme partout dans le monde. Le scoutisme, première activité française et mondiale pour l'éducation populaire et la jeunesse. Je ne vais pas épiloguer : je vous laisse une série de liens plus bas qui pourront vous en apprendre plus sur tel ou tel point.
Pour moi, 10 années de scoutisme. Donc autant dire que c'est quelque chose qui compte beaucoup dans ma vie, un ensemble de valeurs qui me tiennent à coeur. Et ce n'est rien de dire qu'une de mes grandes déceptions du moment est de ne pas pouvoir me rendre à ce centenaire. Un an plus tard, j'aurais déjà eu beaucoup plus de chances d'y aller ! Donc tout cela me laisse un goût amer... j'avais tellement espéré y aller, avant de me rendre compte d'une série de raisons qui m'en empêchent... dommage, tout simplement. Déçu !
Pour en savoir plus... Sachant que tout cela forme une mini-toile, et tous les sites sont reliés autour du thème, et à partir de l'un vous arriverez facilement à n'importe quel autre !
Sites généralistes
- Site officiel du centenaire du scoutisme
- Le Centenaire, par la Fédération du Scoutisme Français
- Le site français du Jamborée mondial 2007
- Site officiel du Jamborée mondial 2007 (en anglais)
- Site de l'île de Brownsea, berceau du scoutisme dans le monde (en anglais)
- L'Histoire du scoutisme
- Site du calendrier du centenaire
- Ensemble de liens à consulter
- Oh et puis zut, tout ça n'est certainement pas complet... mais le mieux est de naviguer de site en site, ça va vite, il y a des liens partout !

PS : Quelle motivation pour écrire ce message aujourd'hui ? Ce 1er Juillet 2007 était une journée de fête dans 12 villes en France ! La journée a un peu été ternie par la pluie... mais, bon, il fallait être là !!
lundi 15 janvier 2007
Rentrée
Voilà la rentrée faite ce matin… Avec une grosse journée de prévue, huit heures de cours, dont deux finalement annulées. Ceci dit, ils auraient put nous faire recommencer avec plus de modération, surtout après plus de trois semaines de cours ! Mais, bon, rentrée très bien passée ; cela fait tout de même plaisir de revoir tous les GACO Arts, ainsi que de reprendre les cours de musique, et ce dès jeudi dernier à Villeurbanne.
Puis une pièce de théâtre aux Célestins vendredi soir, Dis à ma fille que je pars en voyage, de Denise Chalem, auteur et actrice de la pièce. Une histoire assez sympa. Il faut déjà arriver à se sortir de l’idée la seule pièce que j’avais vu à ce théâtre récemment et dont les idées restent avec le lieu. Surtout que c’était une très bonne pièce, très modernisée. Là, pas d’effets avec les rideaux et autres techniques de sons et lumières. Cependant, très bonne pièce également. L’histoire peint deux femmes complètement opposées : l’une plutôt bourgeoise et l’autre plutôt pauvre, l’une avec ses petites manières et l’autre vivant sans détours ; ces deux femmes sont amenées à cohabiter en prison, qui ne se seraient jamais rencontrées dans la vie quotidienne. Leur relation évolue alors de l’ignorance d’un côté jusqu’à la plus grande amitié, en passant par des moments de plus ou moins de confiance, de coups de colère, de réconciliations et re-coups de gueule. Leur vie est rythmée avec les quelques évènements qui interrompent quotidiennement la vie des détenus.
J’ai ensuite passé le week-end avec les BAU (scouts), week-end croisé avec l’équipe de Montchat et une équipe de la Loire, vers St Etienne… dont je n’ai plus aucune idée du nom. Le folklore était très sympa, basé sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication, en gros. Cependant, j’avoue avoir du mal à rester du côté des joueurs. Déjà, j’avais été déçu, lors du week-end de rentrée, de ne pas avoir été intégrés (avec le reste de l’équipe) à l’équipe d’animation, ce qui était pourtant le cas depuis plusieurs années. Je joue plus en me disant « jouons le jeu » qu’en me prenant vraiment dans le jeu (cela dépend un peu des phases de jeu, mais, dans l’ensemble, c’est ça !)… Dommage donc de ne pas passer plus de l’autre côté de l’animation, surtout pour quelqu’un qui prend de l’autonomie dans la vie quotidienne. Cela joue énormément, finalement, plus que ce qu’on pense… et à mon avis, les responsables ne prennent pas non plus ce paramètre en compte… dommage !
Me voilà reparti pour quelques mois de cours, interrompus bien sûr de quelques vacances… Au passage, je devrais avoir, s’ils vous intéressent, les résultats de mon semestre vendredi soir.
jeudi 11 janvier 2007
Vacances !
Me voilà de retour de vacances pour vous souhaitez à tous, vous, nombreux lecteurs de mon blog (…), une excellente et heureuse année 2007, avec tout ce qu’on peut vous souhaiter dans mieux dans le domaine qui vous servira le plus… et oui, on ne peut pas tout avoir !
Quelques mots sur mes vacances ! Elles se sont déroulées en trois parties si on peut dire : quelques jours à Paris chez mes grands-parents, puis dix jours de stage BAFA, et enfin une petite semaine de ski. Eh, oui, en comptant bien, on arrive à un bon nombre de jours… Puisque j’étais en vacances depuis le mercredi 20 décembre, à la sortie des partiels, après laquelle je suis allé passer la soirée avec les potes du DUT en ville, et jusqu’à dimanche soir, donc presque un mois de vacances !
Quelques jours à Paris, pas grand chose à dire ; l’occasion de revoir les grands-parents, mais aussi la majorité des cousins et cousines que je ne vois pas beaucoup du fait de l’éloignement à travers la France… c’était bien sympa, on a bien rigolé, et également bien profité à travers tous les moments qu’on a passé ensemble !
Après quelques jours, je pars mercredi 27 pour le premier stage théorique du BAFA, accessible dès les 17 ans. Direction Pierrefontaine-lès-Blamont, en pleine Franche-Comté, vers Belfort et Montbéliard, organisé par les EEUdF et le CPA – Eclaireuses et Eclaireurs Unionistes de France, région Franche-Comté Bourgogne, les scouts quoi, et le Comité Protestant d’Animation du coin. Figurez-vous que j’ai passé une grosse semaine tout simplement mémorable ! Déjà, les temps de formation étaient très intéressants, et j’ai appris énormément de choses très intéressantes ; ensuite, l’ambiance était tout aussi excellente, très bonne entente entre tous les participants. Tout le monde a fini avec sa validation, donc c’était bien cool. Soirée du réveillon passée à Belfort, dans les rues de la ville, très bonne soirée, pendant laquelle on a quand-même réussi à animer un peu la grande place où jouait un groupe de country un peu vieillot en début de soirée, en dansant un peu dans tous les sens, entre rondes et petits trains, on a bien rigolé ! Bref, très bon bilan pour ce stage BAFA 1.
Enfin, pour terminer les vacances, ce sont quatre jours au ski, dans le Queyras, où nous avons résidé, avec mes parents et l’un de mes frères, dans l’appartement du parrain de ma mère, à Molines en Queyras. Après avoir skié deux jours dans cette petite station pourtant assez haute, on a tenté de trouver une station quand-même un minimum plus enneigée… skier presque sur les cailloux, c’est limite ! On est donc allé, pour les deux jours suivants, sur les domaines de Vars et Risoul. Plus cher, mais beaucoup plus enneigés en effet ! Paradoxalement, puisque ce sont des stations plus basses, et qui plus est avec peu de canons à neige. Mais globalement, très bonne semaine de ski… surtout quand on se dit que beaucoup rentraient en cours cette semaine là !
dimanche 12 novembre 2006
Journée d’anniversaire – BAU et musique
Le lendemain matin de cette super journée, c’est le train, direction Lyon, pour une bonne journée en perspective, passée sur deux des quelques grands thèmes importants dans ma vie : les BAU et la musique. En effet, à peine arrivé chez moi que c’est avec une petite réunion BAU que je commence la journée. Des gens que j’apprécie énormément, et avec qui c’est toujours sympa de passer du temps… alors j’en profite d’autant plus que c’est mon anniversaire, donc une bonne occasion de s’amuser !
Et l’après-midi, c’est musique : rendez-vous pour 14h à la salle de… l’Auditorium de Lyon ! Et oui, j’ai la chance de jouer à l’Auditorium de Lyon le jour de mon anniversaire… déjà qu’y jouer, c’est pas mal, j’en profite également d’autant plus que c’est mon anniversaire ! Bon évidemment, certains sont avertis… et j’ai droit, à part un petit cadeau et des ballons très sympas (merci à vous !), et outre une bannière suspendue du premier balcon, à un « Joyeux anniversaire » orchestral après l’accord de l’orchestre, au début du raccord… et bien ça fait bizarre ! En plus, c’était bien long… et du coup, j’ai joué aussi, hein, parce que bon, dans ces coups de temps là, on sait jamais quoi faire, mais ça fait toujours bien plaisir ! Et, le concert, deuxième de la série après Meythet, s’est magnifiquement bien déroulé de mon côté : je n’ai rien raté de mes solos, et j’étais d’ailleurs très content de jouer, stimulé en plus des autres concerts, par mon anniversaire, donc un jour quand-même pas banal, et également par le fait de jouer à l’Auditorium de Lyon, salle plutôt impressionnante et qui a son effet quand on y rentre… Les 2 100 places n’étaient pas remplies (un peu moins de 1 000 entrées), mais ça faisait quand-même du monde !
Bref, une très belle journée, même si je sors de ce très bon week-end fatigué… mais journée en famille + BAU + concert à l’Auditorium, j’avoue que psychologiquement, à la fin du week-end, je suis d’une très excellente humeur !
Dimanche 12.11.2006, 19h55.
dimanche 22 octobre 2006
Week-end BAU
Ce week-end, participation active aux BAU (mon groupe de scoutisme !). Après avoir été chercher mon bac samedi matin, j’ai confectionné à Bourgoin trois gâteaux destiné à une vente dimanche matin.
Puis, direction Lyon, où je vais retrouver le reste de l’équipe, pour vendre les calendriers du centenaire du scoutisme, dans les environs de la place Bellecour… tâche parfois ingrate quand on voit comment pas mal de personnes le prennent, mais on finit quand-même par presque tout vendre ! Bon, je n’ai pas forcément bien aidé, étant donné que je ne pouvais pas parler sans forcer un peu, mais bon… c’était quand-même cool pour l’équipe d’y être ! On est aussi allés essayer de démarcher des magasins pour faire les papiers cadeaux à Noël, ce qui devrait également nous rapporter un peu d’argent. On en a trouvé plusieurs, dont deux pour lesquels c’est à nous de les re-contacter. Puis ensuite, petite soirée chez moi avec les autres de l’équipe qui ont pu venir, et ce non pas pour faire une réunion, mais bien pour faire une soirée entre nous, en gros, pas forcément dans le cadre BAU (tout le monde avait compris, ça ?).
Ensuite, dimanche matin donc, vente de gâteaux… le plus dur est d’abord d’accéder au Grand Temple, on ne savait pas trop comment y aller avec les transports en commun… mais finalement, on a trouvé l’arrêt de tram correspondant, même si on s’y est pris à deux fois : la première on est parti du mauvais côté sur le quai… La vente de gâteaux s’est plutôt bien passée, mais sans plus, j’en avais fait des biens meilleures ; mais je suppose que l’effet d’annonce est important, puisqu’il n’y en a eu aucune par le pasteur à ce culte-là… Hum, hum…
Enfin, dimanche après-midi, un petit moment avec Carole nous permet de dresser un petit bilan du week-end, mais aussi l’ordre du jour de notre prochaine réunion ; on a aussi rédigé une petite lettre pour une des deux librairies (l’autre, on doit les appeler), que je vais envoyer demain.
Donc bonne conclusion de ce week-end, si ce n’est que l’on s’est rendu compte que maintenant, pour pouvoir faire des démarches pour trouver des financements, il faut d’abord bien préciser le projet, surtout ce qu’on veut faire et où…
mercredi 30 août 2006
CANAAN, camp national aîné
Pour en finir avec mes vacances plutôt chargées, ce camp éclaireur. Souvenez-vous quand je vous ai parlé des EEUdF. Les plus jeunes sont les louvettes et louveteaux (8-11 ans), puis les éclaireuses et éclaireurs (12-15 ans), et enfin les aînées et aînés (16-19 ans). Et bien me voilà en passage vers la BAU, branche aînée unioniste. En effet, avec un an de retard, comme je l’ai souhaité, pour attendre tous les amis qui ne pouvaient passer que cette année. Et pour en revenir au sujet, CANAAN est un camp national de la branche aînée unioniste, où se sont regroupés, pour cette seconde édition, 150 aînés (et éclaireurs passant aux aînés), et ce pour 5 jours de temps de réflexion, d’échange et de rigolade.
Et nous arrivons donc à la gare de Millau, le 24 août au soir, d’où nous prenons une navette qui nous emmène au lieu de camp, le hameau de Bécours, où nous accueillent, dans leur centre national, les Eclaireuses et Eclaireurs de France (EEDF). Et dès la première veillée nous est présenté le thème de réflexion du camp, à savoir l’environnement actuel, l’emprunte écologique et les risque pour le futur, sur trois axes distincts : l’eau, l’énergie et l’agriculture.
Il y a donc eu, tout au long du camp, des temps sur ces différents thèmes. D’abord une après-midi dans laquelle se sont succédés trois intervenants, qui s’est un peu éternisé… trois heures sans pause, c’est long ! Puis, des intervenants professionnels qui nous expliquaient leur point de vue et leur travail, dont un féru du bio, écologiste comme on n’en a jamais vu (il a passé une heure à nous vanter ses mérites et à nous expliquer que tout chez lui était fait en ce sens, que ce soient les murs, le sol ou sa manière de vivre)… Et nous avons aussi eu des temps de travaux manuels, pendant lesquels on a pu recycler du papier, fabriquer des miniatures de chauffe-eau solaire, ou encore calculer notre emprunte écologique… Bref, tout un tas de temps dédiés à une réflexion sur ce thème !
Le reste du temps était partagé entre des temps de pédagogie, qui visaient à nous faire voir ce qu’étaient les aînés, et à quoi ressemble la route que chaque équipe doit y tracer, mais aussi à la préparation d’une veillée finale… bien festive, puisqu’il y a eu méchoui avec trois bêtes au tournebroche, ainsi que foule de spectacles divers réalisés par les aînés eux-mêmes. Nous avons également accueilli, un soir, un spectacle professionnel de chansons humoristiques.
En gros, une très bonne expérience, à réaliser avec plaisir l’année prochaine une fois de plus ! Merci à tous les aînés qui étaient là, et spécialement à mon équipe, avec qui on a passé de franchement bons moments… début d'une longue série !
samedi 24 juin 2006
Eclais - Projet d'équipe : balade équestre
Dans une unité d’éclaireurs, chaque équipe doit théoriquement réaliser un projet d’année, pendant laquelle elle doit récolter l’argent nécessaire à la réalisation de ce projet. Pour ma part, nous n’avons jamais réellement eu de projet sérieux durant mes quatre précédentes années d’éclaireur.
Mais cette année, j’étais motivé. Pour quelque projet que nous choisirions, je voulais le réaliser… Et ce matin, enfin, l’aboutissement d’une année de travail. Préparation, surtout discussions, et ventes de gâteaux afin de récolter l’argent. Et notre projet, une balade équestre. Au début de l’année, évidemment, cela restait flou : combien de temps ? Où ? Puis, au fur et à mesure des discussions, nous trouvons un centre équestre qui pourrait nous proposer ceci, et étudions les tarifs afin de voir ce qui pourrait nous convenir.
Et finalement, voilà ce qui s’est profilé : deux heures de balade, simplement, avec la majore partie de l’équipe (nous étions cinq, je crois, les autres étant indisponibles). Ce matin, donc, nous nous retrouvions à la gare, à l’heure du rendez-vous… Inès nous a fait une frayeur d’arriver tout juste pour monter dans le train, mais tous ceux qui avaient répondu présent étaient effectivement là. Et une demi-heure de train plus tard tout au plus, nous descendons, et marchons un bon quart d’heure pour rejoindre le centre. Et, à peine arrivés, c’était parti pour le briefing, puis pour la balade.
Et après deux heures de paysages sympathiques, passages dans les bois, chemins larges ou ne laissant qu’à peine la largeur du cheval, nous rentrons à bon port. Tout s’est bien déroulé, et on a pu à plusieurs reprises passer au galop, bien plus agréable, au passage, que le trot (voilà pour l’avis de novice !)…
Je voulais donc remercier tous ceux qui ont pu se libérer pour cette matinée, même s’il a parfois fallu insister, de mon côté, mais aussi tous ceux qui ont participé à la réalisation du projet, y compris par les discussions et ventes de gâteaux… en somme, toute l’équipe ! Bravo à vous, mais surtout merci d’avoir permis à l’équipe d’avoir un projet tout à fait sérieux, chose que l’on n’a pas tous les jours aux éclaireurs…
samedi 10 septembre 2005
« Vacances : Camp éclais, la suite »
Ce texte est la suite du précédent, sur les installes.
En fait, c’est surtout pour essayer de montrer, de raconter ce qu’on peut faire dans un camp EEUdF.
Tout d’abord, je vais vous faire la journée type, en gros :
- 8h : prépa petit-déjeuner, pour l’équipe concernée (je vais vous expliquer plus bas).
- 8h30 – 9h30 : petit-déjeuner échelonné, c’est à dire que chacun vient manger quand il veut dans cette plage horaire. Là, chacun fait sa vaisselle perso. Pas de bonna à laver : le lait, c’est au bain-marie, le thé, bah, avec de l’eau, et le café à l’eau aussi quand il y a… c’est à dire pas souvent ! Souvent, on réclame du nutella. Mais bon, généralement, ce qui se fait, c’est de la pâte à tartiner tous les deux jours.
- 10h – 11h30 : Activité 1. Ca peut être des petits jeux, un grand jeu, une lessive, un rangement, un moment spi (pour spirituel : on prend un passage de la Bible, et on discute dessus), et j’en oublie sûrement.
- 11h30 – 12h : Prépa bouffe, pour le déjeuner en équipe : à 12h, les équipes doivent pouvoir prendre leur cagette de bouffe, donc il faut que l’équipe de prépa bouffe aille chercher ce qu’il faut au frigo (généralement chez le proprio du terrain), et prépare les différentes cagettes.
- 12h – 14h : Bouffe, en équipe donc. Chaque équipe s’organise comme elle le souhaite ; un ou deux responsables viennent manger, par équipe. Il faut aussi faire la vaisselle, bien sûr.
- 14h – 16h : Activité 2. Idem activité 1.
- 16h – 16h30 : Goûter.
- 16h30 – 17h30 : Activité 3, oui, encore une.
- 17h30 – 18h30 : Les douches ! Souvent froides parce que pompant sur l’eau d’une rivière, elles sont soit collectives, soit individuelles (avec des compartiments), c’est décidé en début de camp ; il y a un roulement chaque jour : une fois d’abord les filles, et le jour suivant d’abord les garçons. Il faut quand-même savoir que des douches, c’est pas simple à construire (tiens, j’avais oublié ça dans les installes : des palettes par terre, et des bâches autour ; donc si il faut faire des compartiments, c’est encore plus difficile… Alors nous, on avait pas envie de s’embêter cette année, lol).
- 18h30 – 19h30 : Prépa bouffe. Parfois, on commençait plutôt, genre quand il y avait tartiflette, ratatouille ou soupe à l’oignon. Nous, on n’a pas eu de chance avec mon équipe : on est, presque à chaque fois, tombé sur un truc long !
- 19h30 – 20h30 : Dîner.
- 20h30 – 21h : Vaisselle. Eh oui, les bonnas !
- 21h – 22h30 : Activité 4 en guise de veillée. Ca peut aussi être une veillée chant par exemple. La veillée se finit toujours par un chant de nuit : il faut calmer les esprits de tous ces jeunes excités ^^. Pour ceux qui veulent, on chante un cantique : le cantique des patrouilles.
- 22h30 – 23h : Coucher. Tout le monde dans les tentes, plus de bruit… Pas évident tous les jours, ça, les resps doivent toujours repasser et attendre que tout le monde se taise !
Voilà, donc, ça, c’est le gros des journées. Pour le fonctionnement des services, on a une roue, qui répartit les différents service, se voulant équitable (i.e., pas une équipe qui a un service d’une heure, et l’autre qui fait presque rien…). Bon, de toute façon, ça tourne !
Donc, les différents services :
- Bouffe : préparer le petit-déj le matin et aller prendre le pain (des fois, le boulanger ne livre pas sur le lieu de camp, par exemple, là, il livrait chez le proprio, et pour y aller, c’est une grosse côte à monter !), aller chercher la nourriture au frigo quand il faut, et aussi, ben, faire la bouffe sur les tripattes !
- Service de table et débarrassage : servir tout le monde, en faisant tout le tour de la table avec les bonnas ; et débarrasser tous les déchets à la fin, qui traînent sur la table (ou parfois par terre…), comme les pots de yaourts.
- Rangement camp : passer dans tout le camp avec des sacs poubelle pour traîner tout ce qui traîne : en effet, tout le monde ne comprend pas qu’un terrain, ça doit rester propre, surtout quand c’est un lieu de vie ! Il faut aussi parfois traîner les poubelles jusqu’à la voiture, qui parfois ne pouvait pas descendre à côté… T’es content quand le sac n’est pas assez solide pour les déchets de bouffe qui pèsent. Et pour les poubelles, précision, les éclais font le tri sélectif, quand-même ;-).
- WC : pas forcément marrant, sauf quand on est à plusieurs et qu’on peut discuter en le faisant : il faut recouvrir les déchets organiques de sciure (que les scieries acceptent de donner… ou parfois de revendre : eux, ils sont pas gentils !), nettoyer la cuvette à la javel, et s’assurer qu’il y a assez de papier hygiénique.
- Vaisselle : pas marrant quand il reste un tas de bouffe, qu’on ne peut pas garder, ou quand celle-ci colle au fond de la bonna. Pas marrant quand il faut nettoyer les plats carrés (à la maison, c’est les poêles), parce que c’est pas du Téfal ! Faut gratter…
Pffiou, j’en oublie, mais je vois pas du tout… Bah oui, nous étions six équipes cet été, et il n’y avait pas de service de repos !
Et tous les jours, on tourne la roue…
Quoi d’autre… Le folklore… Les responsables auront auparavant décidé d’un folklore. Là, par exemple, c’était Star Wars. C’est un thème autour duquel tous les grands jeux graviteront, une histoire à vivre qui évolue au fur et à mesure du camp, des jeux, imaginée par les resps.
Dans le camp, généralement, les éclais doivent organiser des jeux. Alors, c’est soit un jeu par équipe, comme cet été où nous devions faire des veillées ; soit un jeu des pionniers, un des explorateurs, et un des équipiers. Alors, là, explications : ta première année, généralement, tu es équipier. Tu ne connais pas trop le système, tout ça, tu apprends. Ensuite, tu es explorateur, puis pionnier. C’est les plus vieux, ceux pour qui c’est la quatrième année. Mais, bon, après, c’est pas fixe : tu peux rester trois ans équipier, si tu n’essaie rien d’apprendre, et tu peux être considéré comme pionnier dès la fin de ta première année (comme un copain cette année), mais, bon, là c’est pas quand tu as 12 ans, hein, il faut quand-même être responsable, etc. Donc c’est mobile, tout ça. Donc, chaque équipe ou chaque groupe organise un jeu.
Après, aussi, il y a différentes journées à thème, qui respectent ou non la grille de journée…
- Le concours de bouffe : chaque équipe doit faire un repas, et les responsables passent successivement dans chacune des équipes (si, si, ils se pètent le bide !), et notent, suivant des critères bien définis, comme la qualité, l’originalité, l’hygiène, le divertissement, etc. Et une équipe est désignée gagnante. Voilà, c’est pour le fun, évidemment !
- La journée cacahuète : tu pioches, le matin, un nom parmis tous, et tu devras faire des petits cadeaux à cette personne toute la journée. Généralement, on fait durer 24h.
- La journée du killer : en ayant pioché un nom aussi, le but est d’arriver à le prendre à part, et que, sans que personne ne puisse être témoins, lui faire faire une action pourrie (genre faire une roue avec un crayon dans la bouche, des trucs bidon, quoi : les resps se défoulent ^^). Après, si tu y arrives, tu lui dit que tu l’as killé, et il doit te donner le papier de la personne qu’il devait tuer, et tu dois alors killer cette personne. Mais, bon, c’est plus marrant, je trouve, quand tu dois juste dire à la personne que tu l’as killé, c’est plus rapide. En plus, t’as un vieux climat de méfiance partout, c’est énorme ^^. Moi, j’ai killé 6 ou 7 personnes, et j’me suis fait killé comme un bleu par la resp qui m’avait, c’était pitoyable ^^.
- La journée à l’envers : ça c’est bien marrant normalement. Le but est de faire un maximum de chose à l’envers : tu marches ou cours en reculant, tu t’habilles à l’envers, et après, c’est plus ou moins appliqué : dans les unités vraiment à fond dedans, ils prennent d’abord le dîner le matin, en commençant par le dessert, etc. A voir, après !
- La journée village : chacun, seul, à deux ou à trois, ou plus, décide de faire un stand, et le but est de reproduire un village avec l’argent donné en début de journée. Tu as des restaus, des masseurs, des coiffeurs, et les resps font la mairie, la banque… Y’a bien moyen de s’amuser !
J’en ai sûrement oublié aussi, mais c’est ça, en gros.
Aussi, un moment important dans le camp : l’explo.
Le principe est que chaque équipe, suivant un itinéraire précis qu’elle aura tracé dans une préparation quelques jours avant, marche pendant trois jours dans les villages environnant. Bon, forcément, souvent, même si ce serait mieux que non, des équipes se retrouvent dans un village. Les responsables donnent de l’argent chaque jour, et chaque équipe, en arrivant dans le village, doit se trouver un endroit pour dormir, et s’acheter de la bouffe pour le soir, et le lendemain. Les resps passent pour donner un tripatte et une bouteille de gaz, et s’assurent que tout va bien.
Bon, après, l’explo, en général tu t’y éclate bien. Tu peux aller bouffer dans une pizzeria si tu veux, des fois tu t’arranges pour faire du stop, enfin, tout des choses qui sont pas permis, évidemment. Mais franchement, c’est vachement éclatant, l’explo !
Bon, ensuite, les deux derniers jours sont consacrés au rangement normalement, et généralement la dernière nuit à la belle étoile, s’il ne pleut pas.
Nous, notre fin de camp était surprenant cette année. Deux jours avant le départ du jeudi (le mardi donc), en plein grand jeu de l’après-midi, il s’est mis à pleuvoir bien fort. Forcément, il faut rentrer dans les tentes, le plus vite possible… Nous, à 4 ou 5, on s’est mis dans l’infirmerie, c’était la tente la plus proche… Dommage, le jeu s’avérait être bien marrant ! Enfin bon, finalement, comme on peut le voir sur les photos, il y a eu de la grêle ! Une averse qui passait par là, parce que, à quelques kilomètres, des villages ont eu à peine une petite pluie !
Les tentes ont été pour la plupart inondées (il y avait 10 centimètres d’eau dans le champ), et enfin, notre pilotis nous a servis : tout était au sec ! Les champs étaient blancs de grêle… Enfin, bon, bien marrant ! Et, pas le soir même, mais le jour d’après, même si c’était nuageux, on dormait à la belle (étoile), tranquilles !
Bon, je ne vous ai sûrement pas tout raconté, mais je crois que c’est déjà pas mal… Trois pages de traitement de texte, encore ! Nan, sérieux, j’hallucine, quoi !
Voilà, vous pouvez poser vos questions, me demander tout ce qui vous passe par la tête, je suis open, surtout que j’ai sûrement mal expliqué des choses, étant donné que moi je les connais par cœur !
jeudi 8 septembre 2005
« Vacances – Camp Eclais : Les installes »
Mes vacances ont commencé par mon camp éclais, i.e. mon camp EEUdF (voir ici), qui a été très appréciable.
Ce compte-rendu voulait de montrer ce qu’on fait pendant un camp, mais, pris dans l’écriture, tout ce qui suit m’est venu tout seul pour raconter à peine une semaine, cependant une des plus, si ce n’est la plus intéressante. Du coup, je me limite à ça pour ce texte, et c’est déjà pas mal (trois pages entières de traitement de texte !! Je m’étonne vraiment en ce moment !)…
Tout d’abord, les premiers jours, c’est ce qu’on appelle les installes, ce qui représente les installations diverses et variées, allant des tables et bancs aux WC, passant par les vaisseliers, les tables à feux… Bref, tout ce que nous construisons nous-même et qui nous servira à vivre dans la nature trois semaines durant. On peut distinguer deux grands groupes d’installes : celles d’unité, donc une grande table et des bancs, et tout le nécessaire cité ci-dessus, le tout pour une cinquantaine de personnes ; et les coins d’pat’, ou encore coins d’équipe, où on se regroupe en équipe de 5 à 7 au moins tous les midis pour manger. Le nom vient du fait qu’avant, les équipes étaient appelées « patrouilles », cette expression est restée.
Les trois premiers jours, le « pré-camp », on s’est retrouvé sur le lieu de camp à quatre éclais (éclaireurs) de chaque unité (Béthanie, région Bas-Languedoc, et nous-même, Lyon II Rives), et regroupés là pour préparer, en trois jours, tout ce qui sera nécessaire dès le début de l’arrivée du reste du groupe, des 40 restants. On a donc à faire les installes d’unité, comprenant donc une table d’une vingtaine de mètres, avec des bancs, une table à feu pour poser deux à trois tripattes, un vaisselier, qui accueillera quelques bassines et un endroit pour laisser sécher les gamelles et bonnas (en gros, notre vaisselle : respectivement assiettes, couverts, verre, et grandes casseroles (pour 50 !), le tout en alu), ainsi que deux WC pour commencer.
Avec quoi on peut faire tout ça ? On trouve une scierie dans le coin, qui accepte de nous donner (parfois, comme cet été, vendre !) des croûtes, c’est à dire les côtés des troncs dont les scieries ne peuvent se servir, ce qui supporte l’écorce. On cherche ensuite des rondins dans les bois environnant (on finit par en acheter s’il n’y en a vraiment pas… mais j’ai jamais vu ça !) pour faire les pieds d’une table, par exemple, si ils doivent être à des endroits où il n’y a aucun arbre (en général, on se débrouille pour qu’il y en ai, des arbres, ça évite de transporter les rondins !). Les bancs, on fait avec comme piliers des petits rondins, et là où on s’assoit soit une croûte solide, soit un long rondin. La table à feu, des croûtes généralement, en réfléchissant un peu on arrive bien à quelque chose qui tienne, avec des côtés montants pour éviter le vent ; ensuite, on recouvre de terre pour isoler un minimum du bois. Le vaisselier, on coupe les carrés dans des palettes, et puis on met de la ficelle pour l’endroit où c’est censé sécher (très tendance, en ce moment !). Enfin, pour les WC, le plus simple est une palette, où on scie les planches à un endroit où on fixe la cuvette, on met des pieds quand-même, le tout sur un trou qu’il aura fallu préalablement creuser…
Le premier matin, nous arrivons en milieu d’après-midi, donc, et on décharge déjà tout le matos qu’il y a dans les voitures (l’Espace était blindé, derrière la première rangée arrière de siège, et idem pour la ZX qui ne comportait que les deux sièges avant, c’est pour dire !). On visite le lieu, on discute d’où peut se placer ça, ça, et ça. L’endroit des tables était fort bien choisi, puisqu’on avait des arbres les uns en face des autres, 6, qui faisaient toute la longueur ! Juste quelques piliers à ajouter ! Bref, avec tout ça, on a juste le temps de monter trois tentes avant de manger (on était six gars et deux filles, donc déjà deux tentes, et plus celle des resps).
Après manger, on entâme direct la table, parce que c’est pas confortable de manger par terre ! Mais le soir, c’était bien, la table était finie… Mais aucun banc en vue, lol ! Bref, on a mangé debout du coup ! Le soir, comme on avait bien bossé, on avait mangé tard, donc on a discuté un peu avant d’aller se coucher.
Le deuxième jour, liste des choses à faire… Les WC, le vaisselier, la table à feu, monter le marabout qui servira de QG (grande tente, qui sera l’ « espace de travail » des resps, si on peut dire… Tout le matos pédagogique, déguisements, affaires des responsables aussi puisqu’ils n’avaient qu’une tente à côté pour 7. Faut aussi faire les courses. Tiens, celles-ci, puisque j’y suis allé avec un autre éclai et un resp, nous ont pris toute la matinée… En revenant, les bancs étaient enfin faits… Bref, l’après-midi, et le lendemain matin, encore du boulot.
Les autres arrivèrent donc le troisième jour en fin de matinée. Evidemment, on est super contents de se retrouver, mais on distingue largement deux groupes : les béthaniens et les lyonnais ! Mais, bon, ça paraît normal, on se connaît pas, donc au début, on ne parle pas trop aux autres. Même si, entre ceux qui ont fait le pré-camp, on se connaît déjà un peu (et pourtant, pas assez pour rigoler ensemble…). Toujours étrange côté ambiance, les débuts de camp ! Bon, là on a pas fait grand chose le troisième jour dans l’après-midi, à part monter les tentes dans un espace assez grand. C’est provisoire, puisqu’elles seront installées ensuite à proximité des coins d’pat’.
Par contre, les trois jours suivants, c’est les installes d’équipe… Donc rebelotte pour ceux qui étaient là au pré-camp ! Alors, là, il faut se jumeler avec une autre équipe, pour faire les tentes en commun : puisque c’est pas mixte, une équipe c’est pas assez pour remplir deux tentes ! Donc les tentes doivent normalement se trouver non-loin, ainsi que les coins d’pat’. Nous, on décide de se jumeler avec une équipe, avec laquelle nous sommes bien décidés à monter des pilotis pour placer la tente, genre autour de deux mètres de haut ! Du coup, on trouve un coin pas mal dans une forêt de sapins, où il est plutôt simple de trouver quatre arbres pour faire les piliers. Mais les responsables décident de déjà faire des leurs, et nous jumellent avec une autre équipe. On râle, mais, bon, ça ne sert à rien !
Du coup, on discute avec notre nouvelle équipe jumelle : nous décidons que c’est nous qui nous occupons de trouver un coin pour la tente des garçons, et eux pour la tente des filles… Nous, évidemment motivés par l’idée du pilotis, on cherche désespérément… Et nous trouvons un coin pas mal, où, point important, il y a des pas mal de gros troncs coupés, mais, genre 30 à 50 cm de diamètre ! Il « suffira » de les débiter ! Ensuite, on pourra mettre notre table sous ce pilotis.
Ultra-motivés donc, on a rencontré quelques problèmes, par exemple au moment de couper les troncs, afin de faire des piliers. Evidemment, c’est long, et pas évident. Mais finalement, dès le premier jour, ils sont tous les six installés, et brêlés aux arbres définis. Nous avions besoin de six, puisqu’en en prenant quatre, nous n’aurions pas eu la place de caser la tente, là-haut. Bref, le deuxième jour, il s’agissait de fixer une armature… Et monter des troncs longs de trois à six mètres… et le tout à deux mètres de haut ! Heureusement, pas mal d’autres éclais sont venus aider… paraît-il.
Je m’explique : on avait monté un « petit » tronc, qui faisait une largeur. Bon, il avait l’air calé. Du coup, je déplace une malle pour pouvoir être assez haut pour faire mon brelage… Pas de chance, au moment où je suis juste dessous, le tronc décide qu’en fait, il n’est pas calé, ça ne devait pas lui plaire… Et puis, c’était marrant de tomber sur la tête de quelqu’un, non ? Bwof, en tout cas, c’est la mienne qui y est passé. Bon, moi, je m’accroupis sous le choc, et puis me relève : pour moi, tout va bien. J’aurais une petite bosse, quoi. Mais, bon, le tronc était gros et lourd, quand-même : y’en a qui disent que j’ai le dessus de la tête rouge… Je touche, je regarde ma main : ah, oui, en effet… Je saigne… Bon, là, y’a déjà la responsable infirmière qui arrive, parce qu’elle avait déjà été avertie qu’un tronc m’était tombé dessus… Elle me soutenais pour aller jusque l’infirmerie ; moi, ça allait plutôt pas mal, mais bon, je crois que de toute façon, de tous ceux qui m’ont vu, je suis celui qui ai eu le moins peur ! Oui, étant donné que je ne me suis pas évanoui, et que je n’avais pas spécialement mal, pas plus que ça ; en plus, l’infirmière, en m’aidant à aller à l’infirmerie, elle gueulait dans tous les sens pour appeler l’autre infirmier :
« Ouais, vite, Ben s’est ouvert la tête, sa saigne vachement, dépêche-toi de préparer il faut arrêter le sang qui coule !! ». Limite si elle me faisaient peur sur mon état, tellement elle flippait… Je voulais plutôt la rassurer, mais en même temps, je la comprends un peu !
Bon, un coup de fil aux pompiers, ils sont arrivés en 10 mn. En attendant, un coup de fil à mon père, évidemment. Mais, bon, c’était pas trop grave non plus ! Dans le camion de pompier qui m’emmènent à l’hôpital, j’apprends que ces pompiers là avaient fait le cours théorique sur les hémorragies juste ce matin-là ! Une chance ! Et puis, du coup, je constitue la pratique, lol ! Mais, bon, après l’infirmière de l’hôpital qui bourrine sur ma tête pour préparer l’intervention du médecin, parce que c’était plutôt du genre « Vivement la retraite, et puis j’ai faim, quoi ! » (il était presque midi), et la preuve, c’est que, quand on lui a demandé quelque chose pour me nettoyer les mains rouges de sang, elle a froidement répondu :
« Oui, non mais regardez, là, il y a un lavabo et du sopalin, alors débrouillez-vous, moi je n’ai pas que ça à faire ! ». Elle est partie, et deux minutes plus tard, alors que le médecin arrive, on entend le « ding » du micro-onde ! Bon, le médecin est super sympa, je finis avec 6 points de suture en revenant au camp, où on m’acclame un peu, ou plutôt le tronc ^^.
Pendant mon absence, l’armature a été fixée. C’est là qu’apparemment, on nous a aidé. Ils prétendent ça, les autres, mais moi je crois en mon équipe :D !
Bon, ensuite, jusqu’au lendemain, nous avons cloué les croûtes pour faire la plate-forme, et enfin, fait en vitesse la table à feu, le vaisselier, et, ce qui fût le plus vite fait et qui tînt le moins longtemps avant notre table, les bancs, qu’on a dû refaire une dizaine de fois pendant le camp… Ils étaient minables ^^.
Bref, cette première semaine qui a été, j’ai trouvé, la meilleure, sauf que ce que j’aurais préféré, c’est qu’elle se fasse dans l’ambiance du reste du camp, niveau entre Béthanie et Lyon. Mais bon, c’est pas grave :-) !
On s’est bien éclaté quand-même, et puis surtout moi, je me suis éclaté, niveau tête ^^.
Bon, je m’arrête là avec trois pages de traitement de texte (je n’exagère pas, je suis à trois lignes de la fin, et je vais la compléter !)…
Vous pouvez trouver des photos de tout le camp, y compris de notre pilotis, par l’intermédiaire du site dont je rappelle l’adresse : www.bm-lyon2rives.com.
Bien sûr, toutes vos questions, posez-les ! Tout ce que vous avez pas compris, ou bien des photos qui vous étonnent… N’hésitez pas !
Et, pour la route, une petite photo de notre pilotis.
jeudi 11 novembre 2004
Mes loisirs : les EEUdF
Le Mouvement des Eclaireuses et Eclaireurs Unionistes de France (EEUdF) est un mouvement de scoutisme à aspiration protestante, mais qui accueille tout le monde. Ce mouvement est fondé en 1911, et est reconnu d’utilité publique. Les EEUdF sont membres du Scoutisme Français et des deux organisations mondiales : l'OMMS (Organisation Mondiale du Mouvement Scout) et l'AMGE (Association Mondiale des Guides et Eclaireuses).
Les EEUdF sont regroupés en tranches d’âge : les Louveteaux (8-11 ans), les Eclaireurs (12-15 ans), et les B.A.U., ou Aînés (16-19 ans). Puis par « meute » (pour les louveteaux) ou « unité » pour les autres, regroupés par région, au sens large du terme. Pour les diriger, sont là les Responsables, jeunes bénévoles âgés à partir de 17/18 ans. Ils ne sont donc pas payés, et ne peuvent pas s’apparenter à des « moniteurs de colonie », ou autre, puisqu’ils sont bénévoles et là à temps plein, assurent toutes les fonctions.
Nous nous regroupons une à deux fois par mois, en week-end, en sortie d’un jour le samedi ou dimanche, ou encore le vendredi soir. De plus, nous avons, courant juillet, trois semaines environ de camp, où nous campons sous tente, sans aucun bâtiment « en dur » (pas même les WC !), avec toutes sortes d’activités, jeux, travaux manuels, mais aussi les tâches ménagères habituelles : cuisine, vaisselle, mais aussi rangement du camp, nettoyage des WC (faits main !), etc.
Pour plus d’informations, je vous invite sur www.bm-lyon2rives.com, réalisé par mes soins, le site de l’unité dont je fais partie, branche moyenne (i.e. les Eclaireurs) de Lyon II Rives.
Vous pouvez aussi vous rendre sur www.eeudf.org, site national des EEUdF, etc. (cf. Site, rubrique ‘Les Liens’).
N’hésitez pas à me poser des questions, me demander des précisions, des renseignement, tout ce que vous voulez !
