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samedi 31 janvier 2009

Florent Héau, enregistrement live du concerto pour clarinette de Mozart


Ce disque paru mardi dernier regroupe deux enregistrements en live réalisés à Reims en été 2006, avec le Concerto pour clarinette en La M et la Symphonie concertante pour clarinette, hautbois, basson et cor de Mozart. Florent Héau à la clarinette.


Si certains rares choix de phrasés ou d'octaviations (par rapport à la version originale pour clarinette de basset) ne me convaincquent pas outre de mesure, et ne sont pas forcément ce que l'on peut entendre habituellement, ils ne choquent absolument pas dans la mesure où ils sont complètement assumés et cohérents dans le discours. Il me semble évident que c'est une version de référence, d'autant plus qu'elle est enregistrée en live. L'équilibre parfaitement trouvé entre le soliste et le Prague Chamber Orchestra permet à Florent Héau de faire sonner une palette sonore très large et subtile. Chaleureuses ou réservées, puissantes ou subtilement perceptibles au bout de la clarinette, les sonorités sont aussi maîtrisées que l'aspect purement technique.


Très beau disque à ne louper sous aucun prétexte, que je vous reconseille donc vivement, pour (re)découvrir ce chef d'oeuvre ici magnifiquement interprété autant par le soliste que l'orchestre. L'écoute est un vrai plaisir, des plus agréables et qui procure bien du plaisir pour les amateurs !


Lien FNAC
Site officiel de Florent Héau

dimanche 30 mars 2008

Concerto pour violoncelle de Dvořák : fascinant...

Il y a des oeuvres que vous adorez, que vous passez en boucle, que vous réécoutez pendant des heures, sans pour autant savoir pourquoi, vraiment, vous aimez. Et bien c'est mon cas avec le Concerto pour violoncelle en Si mineur op. 104 d'Antonín Dvořák, que j'ai découvert il y a trois semaines à peine grâce à la série Le Monde / Deutsche Grammophon.

Je n'avais pas vraiment pris le temps d'écouter tout de suite, mais je l'ai fait il y a un peu plus d'une semaine, et je ne me détache pas de ce concerto dont je suis tombé amoureux, ici enregistré par Pierre Fournier au violoncelle, accompagné par l'Orchestre Philharmonique de Berlin (site officiel) dirigé par George Szell. Le livret fourni avec le CD permet de découvrir également le compositeur si l'on ne le connaît pas bien, mais aussi et surtout le contexte de la composition des oeuvres que l'on peut écouter, ainsi qu'un petit commentaire.

Ce concerto date de la période américaine de Dvořák, deux ans après la Symphonie du Nouveau Monde (qui figure également sur ce très bon CD), soit en 1895. Le livret, justement, nous mentionne que Brahms l'admirait (et en était presque jaloux !), et que c'est le dernier concerto qu'ait écrit Dvořák... finalité atteinte ?

Le premier mouvement débute par une introduction inhabituellement longue (vous allez me dire, le concerto dure 35 minutes...), et je n'ai d'ailleurs pas manqué de remarquer qu'elle fait, à l'image du concerto, la part belle aux solos de clarinette ! Dès ses premières notes, le soliste annonce fermeté et détermination dans une magnifique première phrase.

Le second mouvement laisse la place à des thèmes nostalgiques et mélancoliques au violoncelle, souvent soutenus par les vents, qui fait place notamment à un tutti dramatique et inquiétant de l'orchestre, qui rappelle largement à mon sens la Symphonie du Nouveau Monde.

Enfin, on retrouve dans le troisième mouvement le ton déterminé et très enjoué du premier, encore une fois dès la première phrase sublime du soliste (je vous avais prévenu : je suis tombé amoureux !!). Lui et l'orchestre s'entraînent l'un et l'autre plus joyeusement pour terminer triomphalement, malgré des passages plus pensifs comme la dernière phrase du violoncelle.

Sur ce, je vous laisse vous faire une idée avec les vidéos suivantes de Yo-Yo Ma et l'Orchestre Philharmonique de Berlin sous la direction de Kurt Masur. Malheureusement, le premier mouvement n'est pas complet, mais vous pouvez retrouver sur Youtube une version de Rostropovitch avec Carlo Maria Giulini et le London Philharmonic Orchestra (voir liens en fin d'article). Je ne saurais dire quelle est la meilleure version ; j'ai ici préféré celle-là car divisée en trois seulement !







Voir la version de
Rostropovitch avec Carlo Maria Giulini et le London Philharmonic Orchestra :

dimanche 13 janvier 2008

Quintette Moraguès

Oui, Moraguès, c'est un nom que vous avez déjà entendu, et vous n'avez pas fini d'en entendre parler ici, je suppose... Effectivement, je vous ai déjà parlé de Pascal Moraguès à l'occasion d'un concert vu en novembre 2006, ou encore quand je vous ai fais écouter le quintette de Weber, ainsi que le grand duo concertant.

Mais ici, ce n'est pas d'un seul Moraguès qu'il s'agit. Ni de deux. Ils sont trois musiciens de très haut niveau, dans la famille, dont deux jumeaux. Et tous ensemble, en quintette avec deux autres musiciens de talent, je ne vous raconte pas... c'est extra !! C'est le Quintette Moraguès, tout simplement. J'étais allé voir un concert de ce quintette à vent début 2006, et j'avais vraiment accroché. Du coup, j'avais même acheté un CD, paru en 2000 à l'occasion des 20 ans de la constitution du groupe.

Parlons-en un peu, du groupe. Pascal Moraguès, à la clarinette, dont je vous ai justement déjà parlé, avec son frère jumeau Michel à la flûte, constituent une paire qui parvient à mélanger les sons de leurs instruments d'une manière incroyable et impressionnante - sans doute aidés par le fait d'être jumeaux. A eux s'ajoute le grand frère, Pierre, au cor. Et, pour compléter, on retrouve David Walter au hautbois, et Patrick Vilaire au basson. Bref, du [très] beau monde !

Le Quintette Moraguès fait la fête
est un album regroupant 22 courtes pièces qu'ils ont eu, depuis plus de 20 ans, l'habitude de jouer en guise de bis. C'est donc un tas de petites oeuvres, ou petits extraits d'oeuvres, pour quintette ou arrangée pour quintette à vent (David Walter a arrangé beaucoup de répertoire pour la formation) qui, forcément puisqu'elles sont jouées à la fin des concerts, sont pleines d'enthousiasme, d'entrain, de joie, de délire parfois, mais également parfois de tendresse, ou de clins d'oeil à différents styles.


Jan Van der Roost : Rikudim, Finale (1:17)
Quintette Moraguès

J'ai eu beaucoup de mal à en sélectionner une pour vous la faire écouter, car chacun des bis a ses propres caractéristiques. Finalement, mon choix se porte sur le mouvement final de Rikudim, pièce de Jan Van der Roost. Pourquoi ? D'abord elle fait partie des bis qu'ils ont joué le jour du concert ; ensuite j'ai eu l'occasion de la jouer en orchestre avec l'Orchestre Fédéral de l'Isère. Mais vous allez voir qu'elle est pleine de fougue, virtuosité, enflammée, pleine de joie tout simplement, ponctuée d'un petit clin d'oeil dansant. Et on peut entendre qu'ils s'en amusent du début à la fin...

Un dernier mot, maintenant que vous savez ce qu'il y a dans le disque : si vous voulez mieux écouter le Quintette Moraguès, il faudra certainement préférer un enregistrement d'oeuvres complètes, et non cet ensemble de bis. C'est un peu ce qui m'a manqué une fois le CD écouté plusieurs fois. Ils doivent bien avoir quelques CD à leur actif !

vendredi 19 octobre 2007

Philippe Jaroussky, contre-ténor grandiose !

C'est dingue comme les semaines passent vite ! On est déjà vendredi, les vacances sont dans une semaine... et j'en oubliais presque de vous présenter des CD... Et puis, cette semaine, pas de clarinette, pour essayer de faire illusion sur le fait que ma discothèque n'est pas constituée que de clarinette. Enfin, du coup, je diversifie ! Cela dit je ne suis pas très original parce que j'ai déjà parlé de ce CD il y a quelques mois... mais en regardant ce que je pouvais bien vous faire écouter, je me suis rendu compte que je ne l'avais pas écouter depuis plusieurs semaines, alors que j'adore ces enregistrements !!


En fait, je suis allé fin mai 2007 à un concert de Philippe Jaroussky, et en lisant l'article en question, vous verrez que j'ai passé une magnifique soirée, la musique m'a fait des frissons... j'avais acheté et fait dédicacer l'album sur le chant ! Je ne vais pas épiloguer des heures, car il vous suffit de lire un peu cet article pour en savoir plus sur ce concert, sur Philippe Jaroussky, l'Ensemble Matheus.

Ainsi, je me permets de vous proposer un des titres que vous avez peut-être entendu à l'occasion à la radio en guise de publicité pour cet album : l'air Se in ogni guardo, chanté par Argillano au premier acte d'Orlando finto pazzo. Vivaldi démontre sa volonté d'innovation, son langage théâtral nouveau, revendique une certaine orginialité à l'époque dans cette oeuvre (prévenez si je raconte n'importe quoi !!). Mais plutôt que d'écrire, je vous laisse écouter ce titre.


Orlando finto pazzo - Se in ogni guardo (3 : 11)
Philippe Jaroussky, contre-ténor - Jean-Christophe Spinosi, Ensemble Matheus

Vous aurez pu admirer ici toute la vivacité et l'expression dans les passages virtuoses, mais aussi le bloc qu'il forme admirablement avec l'Ensemble Matheus et Jean-Christophe Spinosi. Je ne peux pas résister cependant à vous faire écouter un second extrait, qui vous permettra de vous émerveiller (ou pas ?) sur l'expression et les sentiments que peut faire passer Philippe Jaroussky tant dans quelques passages lents.


Ottone in villa - Frema pur, si lagni Roma (4 : 24)
Philippe Jaroussky, contre-ténor - Jean-Christophe Spinosi, Ensemble Matheus

Bien sûr, le seul conseil que je peux vous donner est d'acheter le CD, car tous les titres sont vraiment magnifiques. J'avoue personnellement que les souvenirs du concert me reviennent toujours à l'écoute du CD, mais les sensations sont loins d'êtres aussi présentes, malheureusement... donc finalement, LE conseil est d'aller le découvrir, ou l'écouter, en direct, en concert !

dimanche 23 septembre 2007

David Krakauer, jazz et klezmer

Voilà un CD que j'ai depuis un bon moment. Encore de la clarinette... vous remarquerez que j'en ai beaucoup, alors il faudra s'y faire. Il faudra tout de même que je diversifie, certes, mais...


David Krakauer est un clarinettiste jazz et klezmer. J'adore personnellement ce qu'il fait, et je ne me lasse pas d'écouter ce CD aux thèmes envoûtants, entraînant, invitant au mouvement, mais aussi aux thèmes plus languissants, dans le sens où ils sont très calmes, invitant à la réflexion, à la détente... Bref, de la musique qui, pour moi, passe très bien, que ce soit à l'écoute plus ou moins attentive qu'en musique "de fond".

Je vous propose l'écoute de son titre A New Hot One, titre de cet album.


David Krakauer - A New Hot One (8 : 06)

J'ai pensé à parler de lui déjà parce que je l'ai écouté justement cet après-midi, mais aussi parce qu'il prépare une tournée en Europe, dans le sud de la France et à Paris pour le mois de novembre, dont tout particulièrement un à Bourgoin-Jallieu ! Je ne sais pas comment on peut se permettre de s'offrir un tel artiste interntional à Bourgoin, mais après tout, on ne va pas cracher dessus... après Philippe Jaroussky début juin, c'est au tour cette saison de David Krakauer !


Pour en savoir plus, en écouter plus, en voir plus, je vous conseille vivement son site Internet que je trouve très bien réalisé : www.davidkrakauer.com (en anglais). Malheureusement, il ne répertorie visiblement pas les concerts et tournées à venir dans le futur, mais seulement les passées (j'ai trouvé en fouillant un peu, parce qu'il donne les liens des organisateurs des tournées je crois...). De plus, je ne sais pas réellement s'il est souvent mis à jour.. mais, en tous cas, il est bien fait, et on peut écouter de la musique, voir des photos, ... !

samedi 15 septembre 2007

Weber : Quintette et Grand Duo Concertant par Moraguès


Alors je vais commencer par un CD que j'ai acheté cet été, où l'on peut entendre de la musique de chambre de Weber pour clarinette, interprétée par Pascal Moraguès.

Au programme le Quintette pour clarinette, avec le Quatuor Pražák, une oeuvre que je n'avais encore jamais eu vraiment l'occasion d'écouter. Quelle bonne idée de commencer par cette version... magnifique ! J'avais déjà eu l'occasion d'entendre la même formation en live à l'Auditorium de Lyon pour le quintette de Mozart, fabuleux aussi ! Déjà, Pascal Moraguès, avec bien sûr son son et son timbre si particulier et envoûtant, me transporte toujours dans un autre monde. Mais alors avec ce quatuor avec lequel il a l'habitude de jouer, quel délice !


Quintette de Weber pour clarinette - III. Menuet (capriccio presto) et trio
Pascal Moraguès & Quatuor Pražák (5 : 46)


A la suite, le Grand Duo Concertant (avec piano), que je n'avais non plus jamais entendu. La version proposée ici est également superbe à mon goût !


Grand Duo Concertant pour clarinette et piano - III. Rondo : Allegro
Pascal Moraguès & Mari Izuha (5 : 58)


Dernière oeuvre, Sept variation sur un thème de "Silvana", oeuvre dont je n'avais encore jamais entendu parler, mais également très écoutable, si je peux dire... !!

Conclusion, un CD à acheter pour les amateurs de musique de chambre et de clarinette. Beaucoup de vie, une interprétation superbe grâce à Pascal Moraguès et son jeu fantastique et caractéristique !

CD de la semaine

Alors voilà : c'est une idée qui n'est pas neuve dans mon esprit, qui existe bien sûr sur des tas de blogs, et je la couche enfin ici de manière un peu plus formelle. Ca vient en fait pour moi de l'envie de me constituer une bonne discographie classique... et de l'écouter...

Je crée donc une rubrique "CD de la semaine", qui sera pour moi une raison d'acheter quelques CD, de les écouter, et une contrainte aussi d'essayer d'en faire des critiques constructives. Alors bien sûr, j'ai toujours peur de ce que je vais dire, parce que je n'estime pas mes connaissances assez grandes en musique pour pouvoir réaliser des critiques fiables de tout ce que j'écoute...

Mais, voilà, bien sûr vous êtes invités à commenter, donner vos avis et impressions si vous connaissez le CD en question, l'artiste, le compositeur, d'autres versions par d'autres interprètes, ...