Mardi 24 mars 2009, 20h, Théâtre des Champs-Elysées
Wolfgang Amadeus Mozart - Sonate en Ut M K. 296
Serge Prokofiev - Sonte n°1 en fa m, op. 80
Ludwig van Beethoven - Sonate n°8 en Sol M, op. 30 n°3
Bohuslav Martinů - Sonate n°3, H. 303
Julia Fisher, violon
Milana Chernyavska, piano
Beau concert, mais, j'avoue, pas autant que je l'imaginais ; j'y étais avec une amie qui l'a déjà entendue plusieurs fois et qui a été sublimée. Mais, visiblement, elle ne devait pas être au meilleur de sa forme ce soir là, ou alors pas dans son meilleur répertoire, car même l'amie en question n'a pas été subjuguée ce soir.
En fait on a trouvé que le niveau était de mieux en mieux au fil de la soirée. Si tous deux n'avons pas trouvé les deux premières oeuvres très intéressantes, ou sans doute plutôt leur interprétation, la seconde partie était déjà d'un niveau nettement supérieur, et notamment pour le Martinů ! Cette sonate envoie du gros, et Julia Fisher -sans oublier la pianiste bien sûr - a vraiment envoyé du gros ! Belle maîtrise, belle technique, belle musique !
Cela m'a d'ailleurs réconcilié avec ce compositeur, car j'ai le souvenir d'avoir trouvé très étrange un de ses quatuors à cordes que j'ai entendu à Lyon il y a deux ou trois ans. Enfin ce qui compte c'est quand-même que l'on est sortis de ce concert contents, même si mitigés vis-à-vis de la première partie !
Une note à ceux qui aiment bien me détracter quand je fais une critique pas forcément très élogieuse d'une telle pointure du violon : je sais, je n'y connais rien au violon et je ne sais pas l'apprécier, je sais c'est pas moi qui ai remporté des tas de concours, etc.
lundi 13 avril 2009
Julia Fisher et Milana Chernyavska au Théâtre des Champs
jeudi 22 janvier 2009
TCE / L'ensemble Orchestral de Paris sous une piètre direction
Mardi 6 janvier 2009, 20h, Théâtre des Champs-Elysées
Eric Tanguy, In excelsis (commande de l'Ensemble Orchestral de Paris)
Camille Saint-Saëns, Concerto n°5 pour piano « l'Egyptien »
Ludwig von Beethoven, Symphonie n°6 en Fa M « Pastorale »
Ensemble Orchestral de Paris
Andrea Quinn, direction
Brigitte Engerer, piano
On pensait assister à un superbe concert, notamment avec cette superbe symphonie de Beethoven, ainsi que le concerto de Saint-Saëns. Mais en fait, si le concert était loin d'être raté, il était pour le moins étrange, par la seule présence de cette chef d'orchestre. Si sa gestique très imagée et aérienne pourrait à la limite convenir à cette pièce contemporaine d'Eric Tanguy, cela devenait bien différent par la suite. A se demander comment chacun des membres de l'orchestre pouvait s'y repérer... il n'y a qu'à voir comme elle se décalait impunément dans le Concerto pour piano, à mettre les premiers temps sur les troisièmes et inversement ; certains passages devenaient ainsi acrobatiques, voir même comiques... Le regard que la chef a porté à la pianiste après avoir coupé le dernier accord était plein de sens du genre "Et ben on y a échappé belle !!".
La Symphonie de Beethoven était un peu du même goût, sauf que l'on peut imaginer que les musiciens la connaissaient mieux pour l'avoir déjà jouée ou plus entendue, et elle passait déjà beaucoup mieux.
A noter qu'après ce concert, Andrea Quinn arrêtait la direction d'orchestre (on ne sait si c'est pour quelques années seulement ou définitivement)...