mardi 20 mai 2008

ONL / Musique de chambre

Après un week-end festif pour les 25 ans de mon frère, rendez-vous était donné dimanche matin à 11h, à l’Auditorium de Lyon, pour un concert de musique de chambre par les musiciens de l’Orchestre National de Lyon.

L’Ouverture sur des thèmes juifs de Serge Prokofiev, pour clarinette, quatuor à cordes et piano, a été choisie pour ouvrir ce concert. Très bon choix, et très belle interprétation d’ailleurs : sonorités magnifiques, excellente musicalité, chez chacun des musiciens. Un seul hic, que l’on retrouvera un peu tout le long du concert : l’équilibre sonore, très difficile à trouver et à régler dans une énorme salle de ce type. On eût entendu mieux bien sûr dans la salle, mais j’imagine que pour trouver un bon équilibre, en remplissant la salle, mais en respectant bien sûr les contrastes et les nuances, ne doit pas être très facile… l’habitude aussi de jouer en orchestre pour les musiciens ? A l’opposé d’ailleurs, l’habitude de jouer en soliste pour Thierry Escaich, au piano et à l’orgue, qui, lui, était un niveau au-dessus, et couvrait un peu trop les autres. Cela dit, la clarinette nous a fait entendre de très belles sonorités sous les doigts de Thierry Mussotte.

Ensuite, les très fameuses Danses populaires roumaines de Béla Bartók, dans un arrangement pour violon et piano, avec Ludovic Lantner au violon. Un plaisir, tout comme les Bagatelles pour deux violons, violoncelle et harmonium de Dvorák, que l’on a pu entendre un peu plus tard dans le programme, dont la première avec un thème bien connu et très sympa ! Nous avons aussi pu entendre le Grand Tango de Piazzolla, pour violoncelle et piano, ou encore un quatuor à cordes de Thierry Escaich, Scènes de Bal. Egalement trois des très belles Huit pièces pour clarinette, alto et piano de Max Bruch (n°5, 2 puis 7), avec notamment Vincent Dedreuil-Monet à l’alto, frère d’un certain violoncelliste

Enfin, improvisation (assez courte) de Thierry Escaich, notée Danse improvisée dans le programme, assez sympa parce qu’il a repris le thème de la première œuvre, l’Ouverture sur des thèmes juifs, avec l’évolution de ce thème un peu dans tous les sens, à la bonne manière de l’improvisateur, qui cette fois s’est bien laissé allé a du bon craquage… oui, des fois, avec lui, c’est comme ça, on le sent partir, on le perd et on peut rien y faire… attention au fou rire ! Non, cela dit, c’était vraiment bien à écouter, et j’ai déjà entendu pire de sa part… !

dimanche 18 mai 2008

ONL / Jun Märkl dans une magnifique sixième de Beethoven !

Hier soir à l'Auditorium, Jun Märkl dirigeait l'Orchestre National de Lyon dans un très beau programme : Ouverture de Faust, de Wagner ; Concerto pour orgue, orchestre à cordes et timbales de Francis Poulenc ; 6ème Symphonie de Beethoven.

Les deux premières oeuvres, qui constituaient la première partie, ne m'ont finalement pas plus marqué que ça. Finalement, parce que j'ai beaucoup entendu parler du concerto de Poulenc, beaucoup d'éloges, et finalement j'ai dû m'en faire une représentation tout autre de la réalité. C'est une belle oeuvre, certes, mais je crois que je l'apprécierais plus en la connaissant mieux. Cela dit, il y a tout de même de très belles sonorités, de belles harmonies, et on ne peut nier qu'il est magnifique de l'entendre sur le très bel orgue d'Aristide Cavaillé-Coll de l'Auditorium de Lyon. Thierry Escaich, compositeur et organiste en résidence, l'a interprété avec brio, avec une très bonne improvisation sur le thème du concerto en guise de bis.

Mais, en passant à la seconde partie du concert, on découvre l'excellence de Jun Märkl dans les partitions de Beethoven, et tout simplement dans son travail avec l'Orchestre National de Lyon. On m'avait dit qu'il était bon dans Beethoven. Et bien il excelle même, en nous dirigeant ici par coeur cette 6ème Symphonie. Les couleurs sont des plus subtiles, l'orchestre est parfaitement en place, les timbres conviennent parfaitement à la musique. Les solistes ne manquent rien et donnent le plus possible pour relayer les magnifiques mélodies de Beethoven. Les thèmes sont des plus prenants, la rythmique est infaillible, les harmonies magnifiques. Pour l'anecdote, il nous a même surpris en enchaînant sans pause les trois derniers mouvements de la symhponie... peut-être cela se fait-il communément ? Je ne me suis rendu compte de rien !

Le tout parfait pour l'enregistrement des deux concerts par France Musique, en vue d'une parution discographique pour le label Altus, et une diffusion le jeudi 12 juin à 16h, sur les ondes de la radio sus-citée.

Vraiment, rien à faire, Jun Märkl est excellent dans Beethoven, et progresse énormément dans le travail fait avec l'ONL. On me l'a très justement fait remarquer aujourd'hui : je crois personnellement qu'il commence à trouver une réelle harmonie avec l'orchestre, et qu'il parvient à l'unité permettant un travail excellent permettant la mise en valeur de toutes les couleurs de l'orchestre.

De mieux en mieux, vraiment, malgré les critiques qu'on a pu lui faire l'année passée. La saison prochaine, dont je vous parlerai bientôt, devrait être excellente dans son interprétation en plus de déjà l'être dans sa programmation !

jeudi 15 mai 2008

Quand le chef d'orchestre devient robot (ou inversement)

Expérience toute nouvelle aux Etats-Unis... après le robot violoniste et le robot trompettiste, Toyota Motors nous a pondu un robot chef d'orchestre ! ASIMO, du haut de ses 130 cm, a dirigé mardi soir l'Orchestre Symphonique de Detroit, dans une version de « L'impossible rêve », tiré de L'Homme de la Mancha. On peut trouver quelques extraits sur YouTube ou DailyMotion.



D'après différents articles, il semblerait que les mouvements du robot soient assez fluides ; cependant, il ne fait que communiquer par les gestes, et n'est pas réactif à la musique qu'il produit : si les musiciens ne suivent pas ou accélèrent, il aura l'air bien bête à garder sa gestuelle !

Bonne expérience à mon goût, et contrairement à ce qu'en pense Klari, même si je ne milite pas encore pour le remplacement des chefs par des robots (heureusement...), je suis certain que c'est déjà mieux qu'un métronome sur un tabouret... oui, car il ne doit pas être compliqué de programmer le robot pour des ralentis ou changements de tempo ; et de plus, les gestes ne sont quand-même pas négligeables...

Pour en savoir plus... :
Agence France Presse
PC Impact
Branchez-vous Techno
Le Post

jeudi 8 mai 2008

Opéra de Lyon / Lady In The Dark - A ne pas rater !


Cette création en France, production de l'Opéra de Lyon, La Renaissance, Opéra de Rennes, ARCADI, Ecuador et Orchestre des Pays de Savoie, était donnée jusqu'hier soir au Théâtre de la Renaissance, à Oullins. Lady In The Dark est une comédie musicale écrite et composée au milieu du siècle, aux Etats-Unis, et la première eût lieu en janvier 1941, pour plus de 460 représentations ! Elle est le fruit à la fois de Kurt Weill pour la musique, d'Ira Gershwin pour les paroles, et de Moss Hart pour le livret.
La production est ici dirigée par Scott Stroman et mise en scène par Jean Lacornerie.

C'est l'histoire d'une certaine Liza Eliott, rédactrice en chef d'un grand magazine de mode, qui est en proie à une terrible déprime... elle va donc chercher les soins d'un psychanalyste, pour des séances au cours desquelles on trouve, tout au long du spectacle, à la fois la Liza réelle, et à la fois une Liza des rêves, qui est un peu son contraire, ou plutôt la femme qu'elle s'interdit d'être.

Excellent moment, exceptionnel même. La musique est excellente et dessert admirablement bien l'histoire et les jeux de scène. Les chanteurs sont irréprochables, si ce n'est que leur anglais est parfois un peu incompréhensible, et les danses sont superbes, et parfois tout à fait impressionnantes ! Il y a des effets de scène assez spectaculaires, comme une Liza qui s'envole sans presque que l'on ne s'en rende compte !

Pour moi qui n'ai pas l'habitude d'assister à des comédies musicales, j'ai vraiment adoré et cela m'en donne le goût...! J'ai passé deux heures épatantes devant le craquage complet fait sur scène ! J'imagine que la troupe doit s'éclater, mais surtout doit bien dormir par la suite...

Bref, je ne vais pas épiloguer, mais plutôt vous renvoyer vers l'excellente critique faite par Laurent sur le blog Paris-Broadway, en cliquant ici.

Je n'ai pas vraiment de réserve à émettre sur cette production... notez donc la reprise à l'Opéra de Rennes avec l'Orchestre de Bretagne les 16, 17, 19, 20, 21, 22 et 24 mai, et le 27 mai au théâtre Anne de Bretagne à Vannes (56).
Puis, en 2009, en tournée avec l'Orchestre des Pays de Savoie : 7 janvier à Sartrouville (78), 10 janvier à Enghien (95), 16 janvier à Villejuif (94), 22 janvier à Privas (07), 27 janvier à Chatenay-Malabry (92), 3 février à Annecy (74), 7 et 8 février à Suresnes (92), 13, 14 et 15 février à Dijon (21), 3 mars à Echirolles (38) et 10 mars à Thonon (74).

J'espère que je pourrais aller revoir ça... Et vraiment, si vous pouvez, sautez sur l'occasion et mettez le prix, ça vaut le coup !

jeudi 1 mai 2008

Me voilà plus ou moins « de retour » après presque trois semaines d'absence ou d'hyper-speed... après le stage d'orchestre de l'Académie de l'Orchestre National de Lyon, j'ai eu pendant une semaine un stage BAFA en demi-pension. Ce qui veut dire que, les soirs, j'étais libre, et donc par conséquent occupé par des répétitions... puis, après les concerts d'orchestre, c'était ambiance « on fait une soirée on va boire un coup ! »... voilà donc plusieurs semaines que je ne fais pas de vraies nuits, au contraire !!

Conclusion, comme d'habitude, je suis plus fatigué après les vacances qu'avant... mais me voilà donc pour un peu de nouveau !

lundi 14 avril 2008

Auditorium / Soirée Afrique

Au printemps à l'Auditorium, c'est depuis plusieurs années maintenant la période du festival de musiques du monde « D'un monde à l'autre ». De mon côté, je me suis rendu à la soirée Afrique, donnée le jeudi 3 avril. Quatre groupes qui enchaînent depuis 19h et jusqu'à 1 ou 2 heures du matin. J'ai passé une excellente soirée, c'est clair !

Je ne peux pas vous citer maintenant chacun des groupes, et d'ailleurs je n'ai pas beaucoup écouté le dernier... je vous avoue qu'au bout de plus de quatre heures de musique à fond dans les oreilles, on finit par se démotiver... mais j'ai noté surtout l'excellente prestation des Tambours de Brazza, groupe constitué d'une douzaine de tambours, guitare, basse, batterie et quelques percussions. Ca déménage, et, contrairement à ce qu'on pourrait penser, on peut avoir un programme très varié rien qu'avec des percussions - et, à forciori, avec des tambours. Vraiment un groupe à voir, c'est impressionnant sur scène !!

CNSMD Lyon / Concert de l'orchestre

Voilà un bon moment que je me disais qu'il fallait que j'aille voir un concert au CNSM... c'est enfin chose faite depuis jeudi dernier, et qui plus est pour un très bon programme ! L'orchestre était sous la direction de Pascal Verrot.

Après des airs de Smetana et Janacek, l'heure était au magnifique Concerto pour violoncelle n°1 de Chostakovitch, dont je vous reparlerai sans doute un de ces jours après celui de Dvořák : cela est donc parfaitement tombé dans ma période d'admiration de l'instrument en question... Nicolas Seigle était le soliste, sorti je crois l'année dernière du cycle de perfectionnement de ce même conservatoire. L'interprétation était saisissante du début à la fin, et il a réellement restitué l'essence même que l'on peut imaginer trouver dans cette musique composée en pleine période de guerre froide... je ne vous faisa pas de dessin. Remarquable donc, angoissant même par moments, et on ne peut se détacher de l'archet. Vraiment, un soliste et une oeuvre qu'il faut écouter, l'un et l'autre, quand vous en avez l'occasion...

Après la pause, il nous est donné d'écouter la Symphonie n°3 d'Albert Roussel. Décoiffante, du début à la fin ! C'est une oeuvre de vingt-cinq minutes environ, et je peux vous dire que ça déménage tout le long ! Moi qui ne connaissait pas ce compositeur, ni donc l'oeuvre, j'ai bien accroché, et c'était dans la continuation du concerto : prenant, souvent oppressant, voire effrayant par moments ! C'est ce que j'en ai retenu...

Très belle performance de l'orchestre donc que je découvrais. Notamment un pupitre de clarinettes très solide, que ce soit dans les nombreux solos peu commodes du concerto ou les traits techniques de la symphonie... Un grand bravo !!

jeudi 10 avril 2008

[Dernière minute] Concours international de musique de chambre de Lyon

Je vous parlais hier de ce concours de musique de chambre, se déroulant à Lyon II, sur le campus des Berges du Rhône, et à l'occasion duquel je joue demain. Et bien je vous en reparle, parce que figurez-vous que j'y ai passé l'après-midi en tant que bénévole, et que par la même occasion j'ai écouté plusieurs candidats lors de la demi-finale.

Alors si vous avez du temps, ce soir ou demain après-midi / soir pour la finale, n'hésitez pas à y passer un petit moment, car il y a du haut niveau parmi les quintettes à vent candidats. Vraiment !

Concert de clôture samedi à 14h avec le Quintette Confluences, et concert des lauréats avec remise des prix à 18h. Si vous pouvez y aller, racontez-moi !!

Opéra de Lyon / Le Songe d'une nuit d'été, Britten

Pour la soirée de samedi dernier, on m'a gracieusement offert une place à l'Opéra de Lyon (je ne sais pas si je peux citer, mais en tous cas je remercie encore !), où il était donné le Songe d'une nuit d'été, de Benjamin Britten. Il s'agissait de la fameuse mise en scène de Robert Carsen, datant de 1991, il y a 17 ans déjà !

Je ne connaissais pas encore cet opéra, et il ne m'a pas déplu ! Bon, ce n'était pas le grand emballement non plus, car j'ai un peu découvert que la musique de Britten ne fait pas forcément partie de celles que j'admire le plus... mais enfin ce n'était qu'un échantillon, et je ne veux pas généraliser ! Constantinos Carydis dirigeait la représentation - je ne le voyais pas vraiment de ma place !

Le Songe d'une nuit d'été met en scène deux mondes en parallèle : le monde des fées, et le monde des humains. D'un côté, le roi et la reine des Fées, respectivement Obéron joué par le contre-ténor Lawrence Zazzo, et Titania par Sandrine Piau, ainsi que leur serviteur Puck, joué par le comédien Miltos Yerolemou, mais aussi le choeur des fées avec la maîtrise de l'opéra. De l'autre côté, le monde réel, avec Lysandre, Demetrius, Héléna et Hermia. Enfin bref, déjà il faut un petit temps pour comprendre ça.

Lawrence Zazzo n'a pas été très bon au départ, trop couvert par l'orchestre à mon goût. Heureusement, il a rétablit le tir par la suite, mais il est vrai que je suis resté un moment sur cette première impression mitigée. Lui comme Sandrine Piau jouaient très bien leurs personnages, comme tous d'ailleurs. En lisant un peu l'argument sur le programme, on découvre que c'est un opéra qui finit bien. Y'en a pas beaucoup, et on se dit « enfin ! »... mais finalement ça casse le mythe !

Petite mention spéciale pour la mise en scène du troisième acte... c'est du craquage complet, et sur toute la fin je n'ai pas dû m'arrêter de rigoler longtemps !! Notamment les personnages qui montent une pièce de théâtre... comme on n'en aurait jamais vu !

Petite mention également à la Maîtrise de l'Opéra, qui avait bien du boulot pour cette production, et qui s'en sortait admirablement bien. Jeu et chant dans les trois actes, avec quatre solistes, vraiment c'est toujours un plaisir de la retrouver dans les productions !

Au passage merci à A. qui m'a remotivé à la sortie de l'opéra par un simple coup de fil, qui faisait une petite soirée et où j'ai passé de biens bons moments !

mercredi 9 avril 2008

Concerts à venir : Orchestre des Jeunes

Je pars en stage dès samedi matin pour l'académie de l'Orchestre National de Lyon. L'orchestre des jeunes se retrouve à nouveau, après une session à la Toussaint 2007, et cette fois-ci dans le Vercors.

Nouvelle session, donc nouveau programme et nouveaux concerts. L'orchestre gravit les échelons, et nous jouerons cette fois, en plus de l'Auditorium de Lyon et d'Annonay, au Grand Théâtre d'Aix-En-Provence ! Comme il nous a été précisé, nos prédécesseurs sur cette scène internationale était l'Orchestre Français des Jeunes en décembre dernier ! C'est donc une très bonne chance... Pour plus d'informations, je reste bien sûr disponible jusqu'à samedi matin !!

Le programme
(Entrée libre)

Ambroise Thomas - Ouverture de « Raymond »
Joaquín Rodrigo - Concerto pour harpe et orchestre
Piotr Ilitch Tchaïkovsky - Symphonie n°6 « Pathétique »

Orchestre des jeunes - Académie de l'ONL
Christophe Talmont, direction
Eléonore Euler-Cabantous, harpe

Les dates
(Entrée libre)

Samedi 26 avril 2008 - Grand Théâtre de Provence
Dimanche 27 avril 2008 - Auditorium de Lyon
Mardi 29 avril 2008 - Annonay, Théâtre municipal