Une petite photo parce que quand j'étais à leur place, je me demandais un peu à quoi ça rimait de jouer dans la rue pour la musique qu'on faisait, alors qu'il y avait bien mieux à s'amuser ailleurs, avec les amis.... et finalement en quelques minutes entre le moment où je suis arrivé, et celui où je suis reparti, la foule avait largement grossi... et en plus ça leur a fait un peu d'argent... un petit clin d'oeil !
dimanche 21 juin 2009
Fête de la musique, des jeunes dans les rues
Les Grands Interprètes de Lyon, saison 2009/2010 - Piano, piano, piano...
Oui donc en fait les Grands Interprètes se targuent de programmer « les plus grands solistes internationaux », mais au final ils pourraient préciser qu'ils invitent surtout des pianistes. Enfin ils font ce qu'ils veulent, mais je trouve juste qu'au fil de ces quelques dernières années ils réduisent leur champs d'action - sans doute que leurs saisons n'attirent pas autant de public qu'ils le souhaiteraient.
Seulement quatre concerts pour la saison prochaine, d'ailleurs. Le public pourra applaudir d'abord Evgeni Koriolov et le Quatuor Pražák, en novembre dans un programme de quintette avec Chostakovitch et Schumann. Au mois de décembre, ce sera le tour de Pierre-Laurent Aimard, comme souvent à Lyon, avec Beethoven, Chopin et Ravel. Ensuite c'est Grigory Sokolov qui fera halte à l'Auditorium, dans un programme... ben, non communiqué. Et enfin, un concert de Krystian Zimmerman, qui jouera Chopin (sonates 2 - Marche Funèbre - et 3) à l'occasion du bi-centenaire de la naissance du compositeur.
Au final une nouvelle saison qui plaira sans doute aux amateurs de piano. Un peu comme une seconde saison de Piano à Lyon... seule question restant, pourquoi s'attarder sur une saison exclusivement réservée au piano quand un nouveau leader a largement fait son nid ici à Lyon...
samedi 20 juin 2009
Opéra de Lyon / La Traviata en générale
Vendredi 19 juin 2009, 20h, Opéra de Lyon
Giuseppe Verdi - La Traviata
(Répétition générale)
Orchestre et choeurs de l'Opéra de Lyon
Gérard Korsten, direction
Klaus Michael Grüber, mise en scène
Avec Ermonela Jaho (Violetta), Edgaras Montvidas (Alfredo), Lionel Lhote (Germont père), ...
Chouette soirée pour ce tube de l'opéra... sans plus pour ce qui est du spectacle visuel. Niveau musique, c'était super, mais j'ai trouvé en fait surtout les décors un peu en demi-teinte... Comment dire... il y avait des tas de couleurs, et pourtant ça ne rendait pas si vivant que ça : couleurs ternes ou sombres, ou alors très pastels. Mais pas très vives, au final, si ce n'est peut-être les robes des femmes. Au premier acte, l'image donnée est un peu une soirée de débauche, et ça fait bizarre de voir une femme nue et des fêtards complètement torchés après une soirée, genre les habits déchirés et tout mélangés, à côté de la belle Violetta et d'Alfredo... enfin ça doit être justement la beauté de la chose. Au second acte j'ai du mal à voir l'intérêt de faire venir Germont père derrière le voile de décor. Finalement, c'est dans cet acte qu'on a le plus beau visuellement à mon goût, comme je le disais avec ce bon nombre de belles robes colorées des bohémiennes au bal costumé, ainsi que les masques et chapeaux des hommes qu'ils brandissent sur leurs bâtons. Enfin, j'ai trouvé dommage la coupure des quelques derniers vers... si on sait de toute façon qu'elle se meurt, je l'aurais tout de même bien montrée s'effondrant sur son lit.
En revanche, on pourra saluer la performance générale des chanteurs. Les jeux de scène ne sont pas extrêmement poussés non plus, mais le côté musical est vraiment très bien rendu, que ce soit pour les airs si connus (qu'il faut assumer néanmoins !) que pour les monologues ou autres acrobaties vocales. A noter que Anna Steiger étant portée malade, le rôle d'Annina était joué par quelqu'un d'autre, et chanté par une chanteuse du choeur de l'Opéra qui remplaçait « au pied levé », nous a-t-on assuré avant le début de la représentation.
vendredi 19 juin 2009
Vidéo / The Cyber Conductor
La vidéo est un peu longue sur la fin, mais y'a vraiment des moments sympas !!
ONL / Zacharias joue Weber et dirige Haydn et Brahms
Jeudi 18 juin, 20h30, Auditorium de Lyon
Carl Maria Von Weber, Konzertstück pour piano et orchestre en Fa m, op. 79
Joseph Haydn, Symphonie concertante pour violon, violoncelle, hautbois, basson et orchestre
Johannes Brahms, Symphonie n°3 en Fa M, op. 90
Orchestre National de Lyon
Giovanni Radivo, violon
Nicolas Hartmann, violoncelle
Guy Laroche, hautbois
Louis-Hervé Maton, basson
Christian Zacharias, piano et direction
Le Konzertstücke, qui débute le concert, est bien à l'image des concertinos de Weber. Court, virtuose pour le soliste, différentes ambiances plus ou moins insolites... superbe. La direction du piano est intéressante à observer, voir comment faire signe à tel ou tel pupitre. L'orchestre, à coup sûr, doit bien connaître l'oeuvre, car les départs ne sont pas toujours faciles à prendre quand ils sont en accompagnement des traits virtuoses du soliste... mais c'est très réussi ! La symphonie de Haydn se fait un peu longue à mon avis. L'équilibre entre les solistes n'est pas parfait : le violon ressort énormément, et le violoncelle très peu. L'acoustique de la salle veut ça, mais il est un peu dommage de ne pas l'avoir gommé assez à mon goût.
La symphonie de Brahms, en revanche, était excellemment réussite ! Enfin de toute façon j'adore. Zacharias dirige d'une manière très spéciale à mon goût ; les jambes très raides, et pourtant beaucoup de mouvements - et de gigantesques mouvements - de bras et du haut du corps. Parfois c'est presque une véritable danse. Ma sensation, au fur et à mesure, est qu'il dépense beaucoup trop d'énergie par rapport à ce qu'il pourrait faire. En revanche, sa gestique est extrêmement précise - du moins il m'a semblé - et on y retrouve beaucoup d'indications pour les musiciens, et notamment un tas de départs d'accompagnements que l'on aurait pu penser comme secondaires. De nouveau un clin d'oeil à Guillaume Tétu qui, tout comme il y a trois semaines dans Dvořák, nous a encore fait voyager bien loin en quelques phrases dans ce magnifique troisième mouvement. Pas un brin de travers, et un son magnifique ! Troisième mouvement qui au passage, à mon goût, histoire de relever quelque chose, était au final un peu rapide, et un peu trop sectionné. Enfin, histoire de dire quoi !
jeudi 18 juin 2009
Wagner, Tristan & Isolde à l'Opéra de Dijon
Dimanche 14 juin 2009, 15h, Auditorium de Dijon
Richard Wagner, Tristan und Isolde
Camerata de Bourgogne - Orchestre de Dijon - Choeur de l'Opéra de Dijon
Daniel Kawka, direction
Olivier Py, mise en scène et lumières
Avec Leonid Zakhozhaev (Tristan), Elaine McKrill (Isolde), Martina Dike (Brangäne), Alfred Walker (Kurwenal), Jyrki Korhonen (Le Roi Marke), Eric Huchet (Melot), ...
Superbe production à l'Auditorium de Dijon, dimanche dernier, dans ce magnifique Tristan et Isolde de Wagner. Déjà il est à souligner l'excellente acoustique de cette salle toute jeune de quelques années à peine, et sa configuration particulièrement agréable : même des sièges situés haut dans la salle, on voit à peu près l'entièreté de la scène ! Au niveau du son, il est très bon, et on entend particulièrement bien les basses, notamment les basses d'archet, qui manquent finalement beaucoup à l'Auditorium de Lyon. L'orchestre était excellent, quoique dans certains moments j'ai trouvé qu'il couvrait presque les chanteurs... mais au passage je l'ai trouvé très nombreux pour un opéra - aussi je reconnais que j'ai l'habitude de l'Opéra de Lyon, où la fosse est réduite !
J'ai en tous cas adoré la mise en scène, qui selon moi faisait tout dimanche dernier. Très noire, très moderne, mais pour moi très classe, avec des éclairages au néon. Des décors énormes dans tous les sens du terme. Je vais pas tout tout vous raconter, mais les idées étaient très bonnes. Au premier acte, le bateau sans cesse en mouvement ; au second, sept pièces semblables et tellement différentes dans leurs atmosphères s'ouvrant spectaculairement au moment du flagrant délit des amants ; au troisième un grand plateau avec une nappe d'eau, et des issues plongeant dans l'eau d'où sortent un enfant, une femme en blanc comme un fantôme, ... Une fin magnifique et spectaculaire où Tristan gît aux pieds d'Isolde, tous deux sur un podium qui s'élève de façon magique, dévoilant un phare circulaire sous leurs pieds... bon ça ne fait pas d'effet quand je le raconte, mais je vous assure c'était beau !!
A part ça, très belle performance générale des chanteurs, qu'on ne perd pas de tout l'opéra... parfois, comme je disais, à peine couverts par l'orchestre, mais tout était beau.. grande maîtrise de ces gigantesques monologues wagnériens... c'était l'ovation et des tas de rappels... un grand succès et une très belle soirée !
dimanche 7 juin 2009
Retour de concert(s)
Me voilà tout juste à la sortie d'un concert dont je vous parlais la semaine dernière. La création de l'oratorio Les Sept Dormants, de Dominique Joubert, en hommage aux moines de Tibhirine, sous la direction de Bruno Delaigue.
Je ne vais pas vous faire un pâté là dessus. C'étaient trois soirées magnifiques, bien sûr pas toutes autant réussites les unes que les autres. Valence, Grenoble le week-end dernier, puis Nantes ce week-end. Et puis de toute façon il y a toujours toujours toujours de quoi redire. Parfois des notes à côté, parfois des problèmes de justesse, parfois un manque d'attention... peu importe, on retient de très beaux moments, pour une musique très belle. Que ce soit des passages de choeurs qui attirent l'oreille, ou des moments instrumentaux, il y a bien de quoi écouter et de quoi voyager avec la musique.
Le plaisir de voir un public ravi, mais surtout de voir un chef content, et encore plus le compositeur lui-même heureux de ce qu'il a entendu, c'est le meilleur. Alors qu'il nous remercie, au final on l'en remercie encore plus d'avoir pu vivre cette expérience. Un gigantesque bravo au chef d'orchestre qui a sû gérer des tas d'imprévus, et malgré tout obtenir un résultat magnifique. On m'a d'ailleurs encore vanté ce soir sa patience et son calme - sans parler de son talent et son exigence artistique !
Un grand merci et bravo à Dominique Joubert, à Bruno Delaigue, et à tous les participants. En espérant remettre ça, et en espérant pouvoir faire découvrir ça à encore plus de monde ! Comme le compositeur l'a dit ce soir : de quelque opinion que l'on soit, d'une religion, d'une autre ou d'aucune, on se rend bien compte que le message et la musique portent quelque chose.
vendredi 29 mai 2009
Les Sept Dormants, un oratorio de Dominique Joubert (création)
Basé sur un livret librement adapté par Yves Letort d’après le livre intitulé « Stèles des Sept Dormants » écrit par Sylvie Germain, incluant des psaumes et enrichi par un texte de Mounir Ben Taleb, cet oratorio rend hommage aux sept moines cisterciens du monastère de Tibhirine en Algérie, où ils dorment à jamais, depuis leur enlèvement et leur tragique mort le 21 mai 1996. Maintenant que la mémoire des frères trappistes passe à l’histoire, nous nous devons de conserver et de faire fructifier leur message de réconciliation, d’espérance et de paix. L’œuvre est en effet traversée par le testament spirituel de Christian de Chergé, supérieur du monastère, dans lequel il pardonne d’avance à celui qui lui ôterait la vie, et redit ce « oui » par lequel il se projette totalement dans sa vocation. C’est ce à quoi s’est attaché Dominique Joubert (organiste titulaire de la cathédrale de Valence) en composant cet oratorio pour chœurs, soprano solo, orchestre et récitant, qui sera créé les 30-31 mai et 6 juin 2009.
L’œuvre d’une durée d’une heure et demie environ est basée sur deux thèmes grégoriens du jour de Pâques : « Haec Dies » et « Victimae Paschali Laudes ». La mise en œuvre orchestrale et chorale oppose des sonorités chaudes ou froides, œuvre pleine de couleurs, « Les Sept Dormants » est résolument optimiste, sans éviter toutefois des moments sombres. Le dispositif orchestral est constitué ainsi : piano, clavecin, quatuor à cordes, trio de clarinettes (dont une basse), cloches tubulaires, timbales, triangle, temple blocks, gong, vibraphone, marimba, glockenspiel, cymbales frappées, wood blocks et clochettes. L’orchestration est pleine de transparences, de tintements de cloches, de résonances et de couleurs contrastées. Les voix y sont traitées soit en solistes, soit comme parties intégrantes de l’orchestre. La création de l’oratorio Les Sept Dormants est organisée par le Chœur Allegretto de Nantes, l’Association "Rayonnement de la musique sacrée" de Valence, le Centre théologique de Meylan et l’Ensemble vocal de Meylan. Dominique Joubert a souhaité qu’elle soit dirigée par le jeune chef d’orchestre Bruno Delaigue.
Dominique Joubert signe une musique variée, résolument moderne, qui ne cherche pas à imiter un orientalisme de pacotille ou à trouver un style musical consensuel. Les cellules initiales des deux chants grégoriens qui servent de matériel de base, ainsi que quelques parties musicales sur des textes liturgiques, évoquent avec force la volonté inébranlable de ces témoins de notre temps à vivre ensemble dans le respect des différences. Puisse cet oratorio, aider les hommes de bonne volonté à mieux se connaître pour, sur cette terre, tisser les liens qui les aideront à mieux vivre dans l’harmonie et la paix.
Cet article est extrait du site du projet et du Blog de Mister Croche, qui me donne l'autorisation de copier ces quelques paragraphes de communication sur le sujet !
ONL / Dvořák & Mahler pour une soirée magique !
Jeudi 28 mai 2009, 20h30, Auditorium de Lyon
Antonín Dvořák, Concerto pour violoncelle en Si mineur, op. 104
Gustav Mahler, Symphonie n°5 en Ut dièse mineur
Orchestre National de Lyon
Heinrich Schiff, violoncelle
Jun Märkl, direction
Le double concerto pour violon et violoncelle de Brahms initialement prévu est remplacé par ce concerto pour violoncelle, le violoniste Leonidas Kavakos étant annoncé malade. On annonce donc dans le programme sur une note additionnelle que Heinrich Schiff a accepté ce changement de programme au pied levé, concerto qu'il doit jouer en juin prochain à Vienne. Vous saurez mon grand plaisir en apprenant la nouvelle, si vous avez lu ma note sur ce fabuleux concerto (il y a plus d'un an déjà ?).
Très belle musique pour ouvrir ce concert. Je ne sais pas exactement depuis quand ils savent le changement de programme, s'ils ont eu toute la semaine ou non. Peu importe en fait ; certains seraient tâtillons, et je l'aurais sans doute été sur une autre oeuvre pour remarquer des petites choses. Mais le plaisir qu'ont pu y mettre ensemble soliste, chef et orchestre, était largement épidémique pour n'importe qui ! Le soliste met le poids nécessaire sur la musique, et son interprétation était d'une profondeur intense. On sent qu'il connaît très bien l'orchestre (il avait joué et dirigé l'année dernière Saint-Saëns, puis était venu en décembre), et qu'il est très complice. L'orchestre, de son côté, est très bon aussi ; excellente performance du corniste solo, tout juste rentré à l'Orchestre à 21 ans si je ne m'abuse, Guillaum Tétu - un son magnifique. Enfin, bref, je m'emballe, mais le public était conquis et en redemandait en choeur. Pour une Sarabande de la première suite de Bach.
En seconde partie, cette Cinquième symphonie de Mahler. Un sacré monument de la musique, d'ailleurs de 70 minutes environ. Après la quatrième la saison dernière, on continue donc le chemin. Et bien c'est toujours aussi fabuleux ! A partir de cette symphonie, Mahler cesse de faire intervenir le chant dans ses symphonies. L'effectif est gigantesque, et on remarquera notamment les 7 cors sur scène (6 sur la partition). Pendant tout ce temps, je ne me suis absolument pas ennuyé. La musique est magistrale, théâtrale, parfois massive et parfois toute simple, ténébreuse ou nostalgique ; peu importe, c'était un pur régal ! La part belle est donnée à tout le monde : les différents pupitres de cuivres (bravo aux cornistes et trompettistes au passage !), mais aussi à la petite harmonie, ou différents pupitres de cordes, ou la harpe. Chacun à de quoi faire, et pourtant cela ne fait pas genre catalogue, "regardez tout ce qu'on peut faire avec un orchestre". Au contraire !
L'orchestre essayait ce soir une disposition que certains qualifieront de peu commune, et pourtant elle était très convaincante. Les violons 1, à côté des violoncelles, faisaient face aux violons 2, qui eux côtoyaient les altos ; les contrebasses, quant à elles, derrière les violons 1. Derrière la petite harmonie en carré, la rangée de cors : cela permet finalement de préserver les capacités auditives des bois. Et de laisser la place aux trompettes et trombones de s'exprimer, à droite des percussions (vu du public) : ils surplombent l'orchestre qui du coup ne s'en prend absolument pas dans les oreilles (je crois ?) - et sans paraître lointains pour autant !
Jun Märkl a mené la soirée d'une main de maître, on le sent réellement de plus en plus à l'aise à la tête de son orchestre, et c'est un délice. Sa direction semble toujours aussi précise et emprunte de technique, de virtuosité et d'habileté. Vraiment, superbe !
Ce concert est donné de nouveau le vendredi 29 mai, même heure, même lieu ; la symphonie, quant à elle, est également donnée Salle Pleyel à Paris, mardi 2 au soir, avec le concerto n°21 de Mozart pour piano, avec Fazil Say.
jeudi 28 mai 2009
Opéra de Lyon / Mort à Venise, Britten
Mercredi 27 mai 2009, 20h, Opéra de Lyon
Benjamin Britten, Mort à Venise
Orchestre et Choeurs de l'Opéra de Lyon
Martyn Brabbins, direction
Yoshi Oida, mise en scène
Avec Alan Oke, Peter Sidhom, Christopher Ainslie, Damian Thantrey pour les chanteurs ; et avec notamment Colas Lucot, Katharina Bader et Jérémy Kouyoumdjian à la danse.
Etrange spectacle que cette Mort à Venise. Le premier acte fait vraiment des longueurs ; l'action dans l'histoire est à peu près absente, la musique est pour la plupart en forme de récitatif, ou sinon des choeurs. Très peu de tutti d'orchestre en fait, la musique est un peu décousue. Bref, peu passionnant. En revanche le deuxième acte est tout de même plus intéressant : l'orchestre prend de la puissance (peu de temps... mais ça fait du bien !), il se passe enfin quelque chose sur scène, autre que du remplissage. D'autres diront que je ne sais pas apprécier cette musique, et ils n'auront peut-être pas tort !
Pour le reste, il y a de très belles choses sur scène. Bon personnellement j'ai eu beaucoup de mal à comprendre pourquoi il se passait ce qu'il se passait. Mais en fait comme l'histoire est statique, c'est normal au final. Le décor est sympathique, avec notamment de l'eau sur scène - j'aurais pas imaginé ! Non ce que j'ai adoré au final, c'est la performance et les passages du ballet. C'était très esthétique, enfin rien de plus à dire en fait : tout simplement c'était beau et élégant, à chaque intervention !
Dernières dates : jeudi 28 mai, samedi 30 mai, lundi 1er juin - 20h, 5 à 88 €.


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