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dimanche 30 mars 2008

Concerto pour violoncelle de Dvořák : fascinant...

Il y a des oeuvres que vous adorez, que vous passez en boucle, que vous réécoutez pendant des heures, sans pour autant savoir pourquoi, vraiment, vous aimez. Et bien c'est mon cas avec le Concerto pour violoncelle en Si mineur op. 104 d'Antonín Dvořák, que j'ai découvert il y a trois semaines à peine grâce à la série Le Monde / Deutsche Grammophon.

Je n'avais pas vraiment pris le temps d'écouter tout de suite, mais je l'ai fait il y a un peu plus d'une semaine, et je ne me détache pas de ce concerto dont je suis tombé amoureux, ici enregistré par Pierre Fournier au violoncelle, accompagné par l'Orchestre Philharmonique de Berlin (site officiel) dirigé par George Szell. Le livret fourni avec le CD permet de découvrir également le compositeur si l'on ne le connaît pas bien, mais aussi et surtout le contexte de la composition des oeuvres que l'on peut écouter, ainsi qu'un petit commentaire.

Ce concerto date de la période américaine de Dvořák, deux ans après la Symphonie du Nouveau Monde (qui figure également sur ce très bon CD), soit en 1895. Le livret, justement, nous mentionne que Brahms l'admirait (et en était presque jaloux !), et que c'est le dernier concerto qu'ait écrit Dvořák... finalité atteinte ?

Le premier mouvement débute par une introduction inhabituellement longue (vous allez me dire, le concerto dure 35 minutes...), et je n'ai d'ailleurs pas manqué de remarquer qu'elle fait, à l'image du concerto, la part belle aux solos de clarinette ! Dès ses premières notes, le soliste annonce fermeté et détermination dans une magnifique première phrase.

Le second mouvement laisse la place à des thèmes nostalgiques et mélancoliques au violoncelle, souvent soutenus par les vents, qui fait place notamment à un tutti dramatique et inquiétant de l'orchestre, qui rappelle largement à mon sens la Symphonie du Nouveau Monde.

Enfin, on retrouve dans le troisième mouvement le ton déterminé et très enjoué du premier, encore une fois dès la première phrase sublime du soliste (je vous avais prévenu : je suis tombé amoureux !!). Lui et l'orchestre s'entraînent l'un et l'autre plus joyeusement pour terminer triomphalement, malgré des passages plus pensifs comme la dernière phrase du violoncelle.

Sur ce, je vous laisse vous faire une idée avec les vidéos suivantes de Yo-Yo Ma et l'Orchestre Philharmonique de Berlin sous la direction de Kurt Masur. Malheureusement, le premier mouvement n'est pas complet, mais vous pouvez retrouver sur Youtube une version de Rostropovitch avec Carlo Maria Giulini et le London Philharmonic Orchestra (voir liens en fin d'article). Je ne saurais dire quelle est la meilleure version ; j'ai ici préféré celle-là car divisée en trois seulement !







Voir la version de
Rostropovitch avec Carlo Maria Giulini et le London Philharmonic Orchestra :

Changez d'heure !

J'ai appris ça tout à l'heure, alors je me dis qu'un rappel ne fera jamais de mal.

Cette nuit à 2h, il sera 3h. Avancez vos montres d'une heure !!

Heureusement que les changements d'heure se font le week-end...

vendredi 28 mars 2008

Semaines contemporaines / Robert Pascal

S'achèvent ce soir les semaines de musique contemporaines, qui ont duré depuis deux semaines au Conservatoire de Bourgoin-Jallieu. Concerts et auditions, mais aussi pas mal de petits ateliers autour de la musique contemporaine se sont succédés dans les locaux et divers lieux de la ville. Bien sûr, entre les cours à la fac et les cours de musique, le boulot, impossible d'assister à tous les ateliers, sans compter le fait que la quarantaine d'ateliers sont regroupés sur 5 fins d'après-midis... pourtant, il y avait des choses intéressantes : les ondes Martenot, débats sur la musique comme produit de consommation, musique assistée par ordinateur, organologie, et j'en passe... dommage !

Ce soir donc, grande « soirée de clôture » annoncée, avec au moins 80 personnes dans la salle. Dont une quarantaine d'enfants qui chantaient dans l'une des oeuvres, puis leurs parents, quelques professeurs et étudiants du conservatoire, et peut-être quelques intéressés...

Le programme est articulé autour de Robert Pascal, qui était le compositeur en résidence au conservatoire cette année. Après avoir débuté la musique par le violon, il s'est tourné vers l'écriture, l'analyse et la direction d'orchestre. Il mène parallèlement des études supérieures de mathématiques (notamment une agrégation), avant (je crois) d'entre au CNSM de Lyon dans la classe de composition.

Voilà mon avis global sur la musique : ben... c'est pas trop mon truc. En fait, c'est un peu étrange. Il y a parfois des choses très belles... qui se transforment complètement pour ne plus l'être vraiment à mon goût. Un peu frustrant, du coup... cela dit, il y a des effets acoustiques très intéressants, et surprenants ! Un autre bémol : dans l'ensemble, je trouve ses pièces un peu longues. Mais c'est sans doute parce que je n'arrive pas vraiment à comprendre et rentrer dans sa musique.
A noter que mon avis est également basé sur une audition d'élèves de mercredi, y compris un duo flûte / clarinette, que j'ai joué.

Au programme ici d'abord une oeuvre pour cinq altos et dispositif électronique, Déchirure d'un temps plissé. C'est là qu'on trouve beaucoup d'effets surprenants, notamment grâce à du mixage en temps réel, ajouté à des effets d'écho / réverbération, et différents modes de jeu sur les instruments... il y en a qui décoiffent !!

Poursuite du concert avec Huit petites pièces pour violon. Du style décrit deux paragraphes plus haut.

Ensuite, une oeuvre chorale : Papillon du Japon, avec un choeur d'enfants (les classes à horaires aménages, me semble-t-il). Un peu étrange, avec seulement une ou deux phrases et des effets à la bouche (pccch, wwwwouuu, ...). Et avec deux gongs (un tout petit, et un bien grand).

Pour terminer, création mondiale de sed lex, écrite et interprétée pour et par la Camerata du Rhône, dont je vous avais touché deux mots. De même, de très beaux moments qui tournent un peu étrangement... intéressant également, parfois surprenant. Mais, à mon humble goût, pas transcendant pour autant !

mardi 25 mars 2008

Merci aux lecteurs - votez !

Depuis quelques jours, l'audience de ce blog a dépassé le cap des 1 000 visites par mois... je vous remercie grandement, et, si vous avez aimé, je vous invite à en parler autour de vous !

N'hésitez pas à poster des commentaires, que ce soit en réaction à un article ou l'autre, ou pour me proposer des suggestions !

En attendant, je participe au Festival de Romans... si vous avez aimé ce blog, si vous aimez le lire, si vous aimez y revenir, si vous le recommandez à vos amis, n'hésitez pas à voter pour moi, et même plusieurs fois si vous avez plusieurs adresses mail ! Une fois le formulaire rempli, n'oubliez pas, cependant, de valider par le lien donné dans le mail...!

Festival de Romans

lundi 24 mars 2008

Week-end à Paris !

Me voilà de retour de week-end, que j'ai passé à Paris. Long week-end de quatre jours que j'ai fait commencer vendredi, afin de prendre un cours de clarinette. Il était excellent, et j'ai passé de super moments avec de très bons amis. Vendredi à un concert, ou plus tard au Caveau de la Huchette, samedi devant un bon film, puis à un concert de musique de chambre, puis lors d'une soirée [très] festive en banlieue, mais aussi dimanche midi en famille, dimanche après-midi au café, dimanche soir chez mon frère, lundi midi à retrouver un ami que je n'avais pas vu depuis 5 ou 6 ans... que d'excellents moments pour un week-end absolument pas fructueux pour un sou au niveau boulot (par là j'entends en musique, puisqu'à la face, ben... ça va de soi, comme d'hab !!) !

Samedi comme je disais, concert de musique de chambre vers Montparnasse au profit d'une association, et par des élèves du lycée Racine. On a senti que c'était monté rapidement, mais cela dit, il y avait de très belles choses, comme une belle version du (d'un ?) Quintette avec piano de Chostakovitch !

Merci à tous les amis que j'ai pu voir ce week-end pour les excellents moments que j'ai passé. Et désolé à ceux que je n'ai pas pu voir... 4 jours, finalement, c'est court...!

Musique des Gardiens de la Paix au CNR de Paris

Je profite de mon séjour parisien pour quelques sorties avec des amis. Rien de très prestigieux, rien de très grand, pas d'opéra, d'Orchestre National ou d'interprète international.

Vendredi soir, c'était un concert au CNR de Paris, avec l'orchestre d'harmonie de la Musique des Gardiens de la Paix de la Préfecture de Police, sous la direction de Pascale Jeandroz, qui en est la chef adjointe. Pourquoi ? Surtout l'occasion de revoir la chef, qui était celle de l'Orchestre National d'Harmonie des Jeunes en juillet 2006.

Le programme était plutôt original, avec des oeuvres peu connues (bon en même temps je ne connais pas non plus hyper bien le répertoire !), puisqu'après deux fanfares de Debussy, nous avons écouté des oeuvres de Gabriel Pierné, Jérôme Naulais, Gustav Holst et Rimsky-Korsakov (transcription de Patrice Bernard). C'était très intéressant, cela dit on avait bien l'impression que les musiciens étaient un peu indifférents à ce qu'ils faisaient, pas vraiment dans ce qu'ils faisaient, notamment en restant, pour la plupart, au fond de la chaise... dommage !

Premier concert en soliste !

Lundi dernier, comme je vous l'avais annoncé, se déroulait un concert de l'Orchestre de Lyon III, pendant lequel j'ai notamment eu l'honneur de jouer le Premier concerto pour clarinette de Carl Maria von Weber.

Cela s'est très bien passé à mon goût. Je ne dis pas que l'interprétation était remarquable, mais au moins, cela tenait le coup techniquement, et, je l'avoue, c'était mon principal souci. J'ai réussi cela : quelques pins mis à part, je n'ai pas loupé de trait au point de me dire "Bon, ok, je m'arrête là et reprends à la mesure suivante" ! Au niveau de l'interprétation, ce n'était sans doute pas l'optimal puisque, depuis lundi, deux cours avec des professeurs différents et dans des disciplines différentes ont mis le doigt sur le travail globalement à faire de ce côté-là !! Enfin peu importe, je m'y suis plu, et j'ai été heureux de pouvoir offrir cette musique aux spectateurs qui étaient présents dans la salle. Il y a eu du côté de l'orchestre quelques soucis de mise en place ou de justesse, mais, peu importe, je les remercie tous d'avoir fait du mieux possible pour l'occasion, et je remercie également Thierry Vaysse qui m'a donné la possibilité de jouer cette oeuvre en soliste. C'était un grand plaisir !

J'ai pu avoir un enregistrement du concerto (merci aux enregistreurs, et au prêteur du mini-disc !), cela dit il faudra attendre pour pouvoir écouter, le temps que je réussisse à trouver un moyen de ne pas trop perdre en qualité dans l'encodage !

Le printemps des jeunes interprètes de Grenoble

Samedi dernier, musée de Grenoble. Trois concerts de 17 à 23h, c'est le Printemps des jeunes interprètes, sixième édition. On ne m'avait parlé que du concert de 21h, avec le Trio Métral et Hervé Billaut. Ce n'est qu'en arrivant vers 19h que j'ai découvert tous ces concerts, donc j'ai pu assister à deux d'entre eux.

D'abord à 19h30, du quintette à vent, avec Nicolas Morant (flûte), Clément Deroin (clarinette), Gaëtan Scheiblin (basson), Etienne Giacchero (cor), Violaine Dufès (hautbois) et Jean-Christophe Crapiz (piano).
Le programme était difficile : le Quintette en si bémol majeur de Rimsky-Korsakov, puis Quatre Bagatelles de Ligeti, et enfin le Sextuor de Poulenc. Je passe rapidement sur la première oeuvre, qui est tout de même, on peut le dire je crois, quelque chose de bien kitsch...
La difficulté était donc dans la suite du programme, que ce soit techniquement ou musicalement. Je connaissais un peu Ligeti, qui sont des pièces qui demandent beaucoup de travail pour la technique et la mise en place. Je découvrais le sextuor, mais c'est à peu près pareil... mais dans l'ensemble, ils s'en sont très bien sortis ! Bien sûr, tout n'était pas hyper en place, mais l'ensemble était très bon. Peut-être cela manquait-il de quelques répétitions pour approfondir un peu et fignoler la mise en place ?

Le concert de 21h commence par la Sonate Appassionata n°23 en fa mineur (note à Flo : et non pas 5 ou 6 en ré je ne sais quoi comme je disais !!), brillamment interprétée par Victor Métral au piano. Le programme dit que Beethoven lui-même la considérait comme l'une de ses plus grandes ! Et bien en tous cas, je crois qu'elle mérite bien son nom « Appassionato », car on a tout le loisir d'entendre la tempête et les passions se déchaîner sous les doigts du pianiste, Victor, qui m'a vraiment impressionné. Vraiment, encore, félicitations, c'était génial !

Pour la suite, le Trio Métral, composé donc de Victor, Joseph (violon) et Justine (violoncelle), interprétait le Trio des Esprits n°5 en ré majeur de Beethoven. L'ensemble était remarquable et épatant ! Ces trois musiciens dégagent tous une énergie propre, mais aussi une unité remarquable... l'oeuvre était remarquablement bien interprétée, et j'ai également été complètement emporté...!

Hervé Billaut interprétait, quant à lui, Fauré, Messiaen et Albeniz, et c'était très intéressant. Cela dit, la journée tirait un peu en longueur, assis depuis 19h sur ma chaise...! Cela dit, la fin du concert était tout de même très réussi !

J'ai passé un excellent week-end à Grenoble et à passer un peu de (très) bon temps avec mon frère, et avec d'autres personnes que je n'ai pas l'occasion de voir souvent... merci à tous !

jeudi 20 mars 2008

ORD / Concert romantique à Grenoble

Je n'ai failli pas arriver à ce fameux concert romantique, dont j'avais noté la date depuis presque un an... heureusement que je suis venu en voiture jusqu'à Bourgoin dans l'après-midi, parce le train ne m'aurait pas permis d'y parvenir ! Pourquoi ? Parce que bien sûr, j'avais oublié ma place de concert à Lyon... résultat, on se tape d'aller à Grenoble via Lyon, et par l'autoroute en prime...! Si j'avais été sûr de pouvoir trouver un billet encore sur place, j'en aurai racheté un, mais, là... cela semblait s'annoncer complet !

Mais, bon, j'arrive dans la salle à 20h45, juste au moment où l'orchestre commence à s'accorder !
Au programme, le second entracte extrait de « Rosamunde », de Schubert ;
Le Concerto pour violoncelle en La mineur de Schumann, avec le romantisme de Luc Dedreuil-Monnet ;
En seconde partie, le poème symphonique de Liszt intitulé « Ce qu'on entend sur la montagne », d'après Victor Hugo.
Ah, et je ne vous ai pas annoncé l'Orchestre Régional du Dauphiné, sous la direction de Bruno Delaigue.

Programme difficle donc, mais qui s'annonce prometteur ! Je n'ai jamais entendu ni l'ORD, ni Luc Dedreuil, qui est pourtant le prof de violoncelle du conservatoire de Bourgoin. Et en fait, je n'ai jamais pu observer non plus la direction de Bruno Delaigue par ce côté du pupitre !

Et bien écoutez, ces découvertes ont toutes été très belles !!

La pièce de Schubert qui débutait le concert était très courte, et, me remettant de mon quasi-retard, je n'ai pas pris le temps de bien écouter.

En revanche, j'ai été très attentif au concerto de Schumann, puisque c'était ce pour quoi je m'étais déplacé au départ ! Magnifique ! L'orchestre accompagnait très bien le soliste, lui laissant la possibilité de s'étendre sur les nombreuses lignes mélodiques et d'exprimer tout ce qui peut passer par le romantisme de Schumann... quelques accidents dans l'orchestre, bien sûr, notamment de justesse, mais le résultat était franchement excellent !!
Le soliste était très bien choisi pour l'oeuvre (ou inversement ?), et l'interprétation était remarquable !

Enfin, seconde partie, une oeuvre que je ne connaissais pas - le programme indique qu'elle est très rarement donnée en concert. Et bien très belle découverte également... cette oeuvre est sans doute difficile à interpréter, notamment, je dirais, parce que les couleurs et l'atmosphère ne cessent de changer, de tourner, avec l'instabilité et l'expression du romantisme...
Au centre de l'oeuvre en deux parties, nous avons même droit à la récitation du poème de Victor Hugo qui inspira le compositeur ! Bon cela dit, j'ai pensé que le récitant aurait peut-être pu apprendre le texte (il est loin, ce temps où on apprenait de grandes poésies en primaire !), mais surtout, il aurait pu parfois parler moins vite pour nous permettre de mieux comprendre le fond des paroles...

La direction de Bruno Delaigue était très claire, précise, simple et efficace, comme je la connaissais il y a quelques années (peut-être avec plus de maturité ?). Cela dit, j'avais de mon siège envie de le voir bouger un peu plus... oui voilà, j'ai trouvé qu'il aurait pu se lâcher un peu plus !

Bravo encore une fois à tous !

mercredi 19 mars 2008

ONL / Musiques en scène

Nouvel épisode de la biennale « Musiques en scène », cette fois-ci à l'Auditorium, avec l'Orchestre National de Lyon, comme je vous l'avais annoncé. Soirée de musique contemporaine, quelque chose d'assez rare pour aller y jeter un coup d'oeil... et pourtant, le public ne s'est malheureusement pas déplacé en masse pour l'évènement...

A la direction, Peter Eötvös, commissaire associé de l'édition 2008. Parmis les représentations auquel il participe également, il y a eu notamment le festival Japon de l'Opéra de Lyon. Mais, ce soir, il dirige ici exclusivement de la musique.
Au programme : Traiettoria, pour piano et sons générés par ordinateur (deux mouvements), de Marco Stroppa ;
...Quasi una fantasia..., pour piano et quatre groupes instrumetaux dispersés dans l'espace, de Kurtág ;
Cap-Ko, concerto pour piano acoustique, synthétiseur et orchestre, de Peter Eötvös ;
Prométhée, d'Alexandre Scriabine, Le Poème du Feu, pour grand orchestre et piano avec orgue, choeurs et clavier à lumières.

Dans l'ensemble, je ne dirais pas que c'était une excellente soirée où l'on a pu écouter de la belle musique... c'est clair ! Cependant, on peut dire que la soirée a été plutôt intéressante...

D'abord, la pièce avec sons générés par ordinateur. Ben écoutez, c'est sympa, cela dit, j'ai trouvé que finalement c'était un peu tout le temps pareil... ça a l'air cool au début, mais... on se lasse vite !

Kurtág est déjà nettement plus impressionnant, puisqu'on entre réellement dans la spatialisation de la musique, avec la dispersion des musiciens en quatre groupe dans la salle. Un pupitre de cordes se trouve d'un côté du premier balcon, un pupitre de vents de l'autre côté (qui comprend notamment une flûte à bec !), des chanteurs jouant l'harmonica ou les clochettes à l'avant du balcon), et enfin, sur la scène, les claviers, percussionnistes ou encore harpe et autres gros instruments.

Le concerto d'Eötvös, ben... on n'a absolument pas entendu le synthétiseur. Sinon, ben, ouais, c'était sympa. Ni plus ni moins.

Enfin pour terminer ce [long] programme, la pièce de Scriabine était également intéressante. Je n'ai pas vraiment entendu l'orgue, et j'ai l'impression que les choeurs n'ont réellement apporté à la pâte musicale que sur les quelques dernières lignes... Cela dit, l'orchestre était effectivement bien achalandé, et les musiciens étaient très nombreux pour remplir la scène... le clavier à lumières, enfin, projeté sur l'orgue, était assez sympa, pour se terminer d'ailleurs sur une belle illumination arc-en-ciel pour l'accord final (qui était d'ailleurs très réussi !).

Bon point tout de même pour Pierre-Laurent Aimard, qui a joué toute la soirée sans relâche, du début à la fin, et pas des choses les plus simples...!

Enfin bon... c'était assez intéressant, mais bon, ça va qu'on n'a pas ça tous les soirs... auquel cas d'ailleurs je n'irais pas assidûment !!

lundi 17 mars 2008

Opéra de Lyon / Lady Sarashina pour la biennale "Musiques en scènes"

Mardi 11 mars, Opéra de Lyon.
Lady Sarashina, de Peter Eötvös - Création mondiale le 4 mars.
Direction musicale : le compositeur en personne.

Mireille Delunsch est Lady Sarashina ; avec Ilse Eerens, soprano, Salomé Kammer, mezzo-soprano, Peter Bording, baryton.

Peter Eötvös est la vedette de cette biennale Musiques en Scène 2008, puisqu'il en est le commissaire associé. Et cela lui ouvre cette année encore les portes de l'Opéra de Lyon, qui avait créé en 1998 son opéra « Trois soeurs », mais aussi notamment de l'Auditorium de Lyon, où il dirigeait mercredi son Concerto pour piano acoustique, synthétiseur et orchestre (note à venir !).

Lady Sarashina est apparemment une femme de la cour japonaise qui vécut au XIème siècle, époque où les femmes avaient une place importante dans la société. Elle raconte dans un livre éponyme de l'opéra son voyage de Kyoto à Sarashina, lieu que personne n'a semblablement réussi à repérer précisément. Fille du gouverneur d'une province du Japon, elle raconte avec poésie l'admiration qu'elle voue à la nature, avec tous les lieux qu'elle découvre, pèlerinages, rêves et réflexions sur la vie et la mort. Elle ne connut l'amour qu'à travers la rencontre d'un seul homme qu'elle rencontra un soir, avec qui elle échange quelques poèmes, et qu'elle ne reverra jamais de sa vie.

C'est l'histoire de cet opéra en neuf tableaux, que je découvre un peu en écrivant cet article : en réalité, j'avais compris qu'il s'agissait du voyage d'une femme, d'une rencontre avec un homme mystérieux, d'échanges de réflexions.

Je n'ai pas énormément accroché à la musique, cela dit la mise en scène et les décors étaient assez sympatiques. Simplement et sobrement, les personnages évoluent très lentement, comme en planant. Comme dit dans l'article de ResMusica.com, « tout se déroule [...] comme dans un rêve avec un temps presque toujours figé - excepté la course des deux arceaux sur un fond de décor très minimaliste - et une distance prise avec le réel : par la stylisation du chant évoquant les inflexions du théâtre japonais et laissant [...], l’émotion toujours en suspens ; par l’économie du geste et du volume sonore qui privilégie la demi-teinte et distancie le propos ».

Les chanteurs utilisent parfois des micros qui permettent de faire entendre des voix de derrière. La musique est également spatialisée par le pupitre de clarinettes qui dispatché dans la salle : 2 au second balcon, et un au sixième, chacun avec leur petit affichant le chef. Il y a dû avoir des passages pas facile à caler, notamment des traits qui s'enchaînent de l'une à l'autre clarinette, parfois même d'une clarinette à l'orchestre, puis inversement, etc. Musique très intéressante dans ce sens là !

En tous cas, l'oeuvre est les artistes sont très applaudis à la fin, et Peter Eötvös autant que les chanteurs n'arrêtent pas leurs allers-retours entre la scène et les coulisses !

Festival de Romans !

J'ai envoyé en février ma participation pour le festival de Romans, un festival d'expression sur Internet, qui regroupe plus de mille auteurs de blogs dans différentes catégories... le mien est inscrit dans la catégorie "Blogs passions", puisque tout ce qui parle de musique exclut largement (et malheureusement !) la thématique classique !

Alors si vous aimez celui-ci, que vous aimez y passer une ou deux fois par jour, ou plus, ou moins, y revenir à l'occasion, laisser quelques commentaires... peu importe, je vous invite à voter pour moi en cliquant ici ou sur l'image suivante !

Festival de Romans

Bien sûr, je ne suis pas en lice pour gagner, mais je me suis inscrit histoire de voir ce que cela pouvait donner, mais aussi inciter la participation et l'animation de ce genre d'évènements, qui reconnaissent le temps que l'on peut passer (bien sûr, par plaisir !) à bloguer !

dimanche 16 mars 2008

Concert en trio du 20 février - Enregistrement !

Après avoir passé une soirée avec un ami à encoder l'ensemble de l'enregistrement de notre concert de musique de chambre du 20 février, dont je vous avais parlé, nous sommes arrivé à des conclusions peu glorieuses... j'ai effectivement le CD de notre concert, mais à mon grand malheur, la l'enregistrement a beaucoup perdu en qualité à l'encodage... pertes dans les câbles, les fiches jack ? Mauvais logiciel de traitement, mauvaise méthode ? Trop d'intermédiaires ?

Je ne sais pas, mais il y a beaucoup de grésillements sur le CD, comme si le micro saturait, alors qu'à l'écoute directement sur le mini-disc, absolument aucun problème... je tâcherai de vous tenir au courant de l'évolution de la situation...!

ONL / "La voix de Louise Labbé"... peu envoûtante !

Jeudi 6 mars, rendez-vous à l'Auditorium de Lyon, encore une fois, pour un concert un peu original.

Au programme, très long, comme vous allez peut-être le remarquer :
Beethoven, extraits des Créatures de Prométhée ;
Une création mondiale de Dalbavie, Œuvre sur des poèmes de Louise Labé, oeuvre lyrique avec orchestre, interprétée par Philippe Jaroussky ;
Le concerto n°20 pour piano de Mozart, avec au piano Aldo Ciccolini ;
Enfin, pour terminer, la Symphonie en trois mouvements de Stravinsky.
Direction : Thierry Fischer.

L'oeuvre de Beethoven est très inspirée classique, plus que romantique, et date effectivement de ses débuts où il s'essayait à ce style, mais dans lequel il ne se sentait pas vraiment à l'aise. Pourtant, c'est beau quand-même... !

La création de Dalbavie par Philippe Jaroussky n'était, selon moi, pas très originale. En effet, cette oeuvre créait des atmosphères très intéressantes, mais cela dit, je n'ai pas trouvé cela très varié... c'est effectivement prenant au début, mais je me suis vite lassé. Le rythme de la grande majorité des poèmes sont très lents, sauf un ou deux. Cependant, pour ne pas aider, l'orchestre était bien trop fort par rapport au soliste que, du fond de l'orchestre, j'avais du mal à percevoir... qu'est-ce que cela devait être au second balcon !!

J'ai trouvé l'interprétation de Ciccolini du concerto de Mozart assez mécanique... pas mal de choses semblaient un peu boiteuses, comme des fins de trilles ou parfois la cadence, ou encore des moments de flottement avec l'orchestre, etc. Voilà mon avis : il y a un moment où il faut savoir partir... A 82 ou 83 ans, il faut pouvoir arriver à comprendre que l'on n'est plus forcément au meilleur de sa forme ! Attention, je ne conteste pas le génie dont il a pu faire preuve plus tôt, et je ne dis pas que c'est très facile à faire ! Mais, ou alors il n'était pas en forme ce soir, je pense qu'il y a un moment où il faut accepter de laisser la place à des plus jeunes et se retirer sur de bons succès.

La Symphonie de Stravinsky, quant à elle, nous a encore transporté dans une époque différente. Cela dit, j'ai un eu lâché de concentration, car le programme était effectivement très long : le concert a duré plus de deux heures et demies ! Ce qui n'a pas aidé, je crois, était la diversité énorme du programme : Beethoven, Dalbavie, Mozart, Stravinsky : quatre oeuvres, quatre époques et quatres styles bien différents ! Bref, cela en tous cas était très rythmé, donc bien du Stravinsky, et cela semblait en jeter, et dégager pas mal d'énergie !

New-York - Février 2008 / Jeudi 28, vendredi 29, samedi 1

Et bien pour finir le séjour, quelques petites choses encore.

Jeudi 28, c'est une après-midi dans le quartier des affaires de Manhattan, Downtown, mais à commencer tout de même par la Statue de la Liberté. Malheureusement, j'arrive trop tard pour pouvoir visiter Ellis Island également (il faut savoir qu'arriver à 14h30 pour acheter le billet, c'est déjà trop tard...), et bien sûr le musée de la Statue est également fermé... bien dommage, je ne sais pas ce qu'il leur a pris...
Petite anecdote, le métro arrive dans le trou de Ground Zero, et ben qu'on le sache... cela surprend tout de même, au moment où l'on s'en rend réellement compte... la place est en travaux, et on a la vue sur le grand espace vide des anciennes tours du World Trade Center !

Alors par contre, il fait un peu frais, et le thermomètre ne dépasse pas les - 10°C... c'est pas chaud, et c'est sans compter le vent, qui a bien dû rafraichir l'air ambiant d'une dizaine de degrés encore, surtout sur le bateau qui m'emmène à la statue...! Voici une petite photo de la vue qu'on avait de Manhattan, ainsi que de la statue !


Il y a pas mal de petites choses à voir dans le quartier, comme Trinity Church, le New-York Stock Exchange, le fameux taureau également, dont vous pouvez voir quelques photos vers le début de l'article.

C'est aussi l'occasion de prendre quelques photos, de nuit, du pont de Brooklyn. Malheureusement, justement c'était de nuit, et beaucoup sont floues...

Bref, une bonne après-midi de marche tout de même !

A propos de vendredi 29, c'est peu de photos, puisque nous sommes surtout allés à Chinatown. Là-bas, tout est en chinois, y compris les grands panneaux publicitaires. Ben, oui, c'est clair que là-bas, des gens naissent et vivent sans parler l'anglais ! Après avoir découvert toute une rue où les magasins étaient fermés par la police pour contrefaçon, nous avons fait un peu de shopping, et visité un temple bouddhiste, avant d'aller se promener un peu dans Greenwich Village, notamment pour admirer l'immeuble de Friends.

Enfin, le samedi, brunch en ville, avec quelqu'un qui habite à New-York et que je n'avais pas vu depuis plusieurs années... c'était un moment vraiment sympa, et cela m'a fait très plaisir...

Puis, déjà, le départ... aucun regret, j'ai passé d'excellentes vacances : beaucoup de visites, du repos (à peu près toutes les matinées !), et du très bon temps avec ma cousine et son futur-mari, que je n'avais pas vu, comme je disais, depuis environ six années...

L'ensemble des photos est encore à venir, quand j'aurais le temps de m'y pencher un peu... !

Merci encore, pour cette très belle semaine, à ceux qui m'ont permis d'y aller, et à ceux qui m'ont accueilli là-bas !!

New-York - Février 2008 / Carmen au Metropolitan

Chère la place, mais un opéra en français, à New-York, j'ai été séduit. Il n'y avait plus de ces places à 15 $, j'ai donc payé la mienne à 80, cher pour une place à vue partielle... mais bon, c'était l'occasion.

Et je n'ai pas été déçu, si ce n'est effectivement par la place que j'avais ! J'ai passé un peu de temps debout pour mieux voir la scène, car il y avait, sinon, des têtes devant moi. Par contre, quand la dame qui était devant moi a découvert que je n'avais jamais vu cet opéra, elle m'a proposé sa place (très bonne vue !) pour tout le troisième acte... génial !

Mais, c'était magnifique !

Quelques noms pour les détails pratiques :
Emmanuel Villaume à la direction, Marcelo Alvarez en tant que Don José, Nancy Fabiola Herrera pour Carmen, Krassimira Stoyanova est Micaëla, et enfin Lucio Gallo est Escamillo.

D'abord, le rideau s'ouvre, et l'on découvre un décor à l'inspiration très espagnole, mais surtout un décor très coloré et très impressionnant. On retrouve ces deux caractères dans l'ensemble de la production, notamment pour le premier plusieurs passages de danses espagnoles, et pour le second un excellent décor montagneux pour les actes II et III, et surtout un très beau décor de village espagnol pour l'acte IV, et applaudi dès le lever de rideau... je ne savais pas que l'on applaudissait les décors !

Je joue en ce moment la suite d'orchestre de Carmen, de Bizet (et d'ailleurs ce n'est pas la première fois), et cela a été très intéressant de pouvoir en vivre tous les airs, de reconnaître les différents extraits qui constituent la suite, avec leurs contextes, leurs chanteurs et leurs paroles, le visuel que l'on peut y associer, ainsi que les jeux de scène... à noter d'ailleurs le passage de la relève avec des chevaux en chair et en os sur la scène ! Je vois donc maintenant d'une manière assez différente l'oeuvre que l'on jouera lundi, avec tout l'éclairage supplémentaire qu'apporte un opéra, entre costumes, décors, jeux de scène, paroles et histoire tout simplement...!

Très belle soirée donc, première occasion de découvrir cet opéra que je n'avais jamais entendu que par extraits lors de diverses occasions : écoute en cours de FM, analyse, passage à la radio, etc. mais au moins, me voilà avec toute l'histoire et des images associées - superbes images en prime. Tout ce qu'il faut !!

lundi 10 mars 2008

New-York - Février 2008 / Mercredi 27 - Les musées

Mercredi, c'était la journée des musées. Au programme de l'après-midi, puisque la matinée fût consacrée à tenter de rattraper quelques heures de sommeil après le concert de la veille et l'opéra de l'avant-veille, le Centre Lincoln, le Metropolitan Museum, le Guggenheim et le MoMA. Et la cerise sur le gâteau, pour clôturer la journée, petite représentation de Carmen !

Je file directement, donc, au Centre Lincoln, pour une visite guidée à 12 $, et pour moi tout seul, puisque ben... puisqu'il n'y avait personne d'autre ! J'avais donc à loisir de lui poser des questions, et de bien comprendre ce qu'il me disait... mais comme j'étais français, il a bien fait attention, et j'ai à peu près eu aucune question à poser, tout était très clair ! Nous avons donc parcouru les trois bâtiments des salles de représentation : l'Avery Fisher Hall, salle de résidence du New-York Philharmonique ; la Metropolitan Opera House ; et enfin le New-York State Theater, qui abrite le New-York City Ballet et le New-York City Opera. Hop, comme ça j'ai tout dit.

L'Avery Fisher Hall tout d'abord, lieu où réside habituellement, je disais, le prestigieux New-York Philharmonic, qui était justement pendant ce temps en tournée notamment en Corée du Nord. C'est une salle de 2 700 places, assez impressionnante, et toute faite de chêne. L'acoustique en est remarquable : du fond de la salle disposée en fer à cheval "carré", on entendait très distinctement des techniciens qui parlaient sur la scène...

Le New-York State Theater, lui, a été créé pour accueillir le New-York City Ballet en 1964 - 1965, avant de devenir également en 1966 la maison-mère du New-York City Opera. Elle a une jauge d'un peu plus de 2 700 places également, mais ne semble pas aussi impressionnante à mon goût... peut-être parce que la salle n'était pas éclairée, donc c'était trop sombre ? D'ailleurs, les photos de la salle n'ont pas donné grand chose...

Enfin, la Metropolitan Opera House, dont je n'avais pas le droit de prendre des photos pendant la visite... peu importe, je l'avais vu la veille, et j'allai la revoir le soir même ! Cependant, c'est cette visite qui m'a appris que ce gigantesque lieu disposait d'environ 3 800 places... Nous avons assisté à un bout de répétition de Tristan et Isolde, de Wagner. Oui, parce que là-bas, non seulement ils changent les décors tous les jours puisque c'est tous les soirs un opéra différent (et un même opéra est repris deux à trois fois dans la semaine, plusieurs semaines de suite), mais en plus la journée il répètent encore un autre opéra ! Du boulot pour les régisseurs...

J'ai ensuite passé un moment dans les couloirs et salles du Metropolitan Museum, notamment dans leur galerie bien fournie d'instruments... clavecins, pianos, mais aussi tout une ribambelle d'instruments pour bon nombre de différentes familles, notamment beaucoup de flûtes à bec, et également un bel échantillon de clarinettes... pour ne citer que celles-ci ! J'ai pris quelques photos, mais sont très sombres, je ne vous les montrerai donc pas ici... sauf si vous insistez !

Ensuite, direction le Guggenheim, en forme de spirale montante, dont la structure est assez originale et marrante. Les expositions contemporaines qui y figuraient étaient assez sympa, notamment la principale, de Cai Guo-Qiang, intitulée I want to believe. Photographies interdites !

Passage, ensuite, rapide, au MoMA, puisque je n'avais plus qu'une heure avant la fermeture... oui, là-bas, si l'on peut faire du shopping jusqu'à 22 ou 23h, les musées ferment tôt, et on se fait presque avoir ! J'ai vu pas mal de projets très insolites, d'oeuvres très originales et intéressantes autant que d'autres plus étranges et incompréhensibles... de toute façon, c'est quelque chose à voir, et j'ai vraiment bien aimé ! Voici une des rares oeuvres que j'ai photographiées (pressé !), que j'ai trouvé assez sympa...

Avant de rejoindre le Metropolitan Opera, j'en profite pour faire un tour dans l'Apple Store et dans le magasin F.A.O. Schwarz, au coin de Central Park. Le premier est assez impressionnant, disons que c'est un tout ! Archi-plein, tous les produits sont en libre accès à une dix ou vingt exemplaires de chaque. Par exemple, j'ai consulté mes mails sur un petit Macbook Air. J'aurais pu le faire sur leurs grands 22 ou 24 pouces, mais malheureusement il y avait la queue... si si ! Il y avait des cours pour comprendre le fonctionnement des MAC, et il y aussi des vendeurs un peu partout dans le magasin qui permettent d'acheter directement les produits, sans passer par une quelconque caisse... bref, c'est spécial, mais plutôt génial, j'ai trouvé !

Le magasin de jouets F.A.O. Schwarz est semblablement le plus grand du monde, devant le Toys'R'us de New-York. Malheureusement, j'étais pressé, et je n'ai pas eu vraiment le temps de m'en rendre compte... cela dit, rien que le niveau d'entrée est impressionnant, et plein de peluches. Mais pas n'importe quelles peluches, puisque certaines font plusieurs mètres de haut ou de long... ! On y trouve également le fameux piano géant, pour pas moins de 250 000 $...

New-York - Février 2008 / Mardi 26 et CSO au Carnegie Hall

Au lendemain de cette soirée au Metropolitan, après laquelle on s'est couché vers 1h30 ou 2h environ, et bien c'était ambiance grasse matinée ! Ben, oui, faut être en forme pour continuer le tourisme ! Du coup, ben, le mardi, nous n'avons pas fait grand chose, surtout qu'on avait encore une soirée en perspective, au Carnegie Hall, au coeur de New-York au Sud de Central Park.

Du coup, après s'être arrêté dans une petite boutique pour ramener deux-trois bricoles de touriste, on est simplement passé voir le Flat Iron Building, ce fameux bâtiment en forme de fer à repasser. Sur les photos, on s'y fait, mais finalement, en réalité, c'est quand-même assez impressionnant !

Il n'a pas vraiment fait beau, il pleuvait, même, mais cela nous a permis de prendre des photos assez stylées de l'Empire State !

Puis, c'était direction le Carnegie Hall justement, pour un concert du Chicago Symphony Orchestra, placé sous la direction de Pierre Boulez. A presque 83 ans, je l'ai trouvé vraiment en forme, et très énergique !

Au programme de leur seconde soirée au Carnegie Hall (ils y étaient la veille également), Quatre Dédicaces de Berio, Les nuits d'été de Berlioz, puis Pétrouchka de Stravinsky. Avant le début du concert, on passe dans une salle où se trouve une petite exposition sur l'histoire du Carnegie Hall, et où l'on peut notamment voir une des clarinettes de Benny Goodman.

J'étais pas complètement en forme, malheureusement, pour admirer au mieux le concert. Cela dit, tout d'abord, je n'ai pas grand chose à dire à propos de la première oeuvre. Du Berio, quoi, donc des effets plus que des mélodies, des sons plus que des lignes, je n'ai pas accroché. Mais en même temps, ce n'est pas ça qui m'a fait venir !

On a ensuite eu Susan Graham dans Berlioz, qu'elle chantait quelques jours auparavant avec l'Orchestre de Paris. Bien que je ne sois pas grand amateur de ces oeuvres lyriques avec orchestre, j'ai bien aimé son interprétation, déjà parce qu'on l'entendait bien, au-delà de l'orchestre, et ensuite parce que cela permettait de bien comprendre ce qu'elle racontait (même si l'on avait les paroles - en français - dans le programme). Elle est d'après le programme experte en musique française, et d'ailleurs Commandeur dans l'Ordre des Arts et des Lettres. Bref, elle s'y connaît, le chef aussi (forcément...), et cela se ressent !

Enfin, l'oeuvre de Stravinsky, que je n'avais pas entendu depuis un bon moment (et sans doute par extrait, puisque cela doit dater d'il y a quelques années, en cours de FM !), et c'est avec grand plaisir que j'ai redécouvert la festivité et la grande énergie de Petrouchka. On notera les magnifiques solos de flûte, dont je ne me souvenais absolument pas (si par hasard je l'avais déjà entendu...). Mais superbement interprétés par le soliste Mathieu Dufour, dont m'avait parlé mon prof Richard Malblanc. Et effectivement, je le répète, c'était admirable... !

dimanche 9 mars 2008

New-York - Février 2008 / Le Barbier de Séville au Metropolitan

Je continue ma petite découverte d'opéras en profitant de ma petite virée américaine. Au programme ce soir, Le Barbier de Séville, donc au Metropolitan Opera.

Le Metropolitan Opera, c'est d'abord un bâtiment, au coeur du Centre Lincoln : le bâtiment central. En entrant sur la place, entre les trois bâtiments (le ballet + opéra de New-York d'un côté, le New-York Philharmonic de l'autre), on a l'impression de trois petits cubes... où sont les salles ? Voilà donc une photo extérieure d'approche de la Maison de l'Opéra. Et on va voir que ces petits cubes ont des ressources... !

C'est l'agitation bien sûr, mais nous voilà alors rentrés, et nous montons directement quelques étages, ce qui nous permet d'avoir déjà une vue plus générale du hall... je vous laisse juger par vous-même !

On pénètre enfin dans la salle où l'on vous remet un programme de quatre-vingt pages tout de même, qui en plus de renseignements sur la soirée, les artistes, l'orchestre et compagnie, l'argument, etc., vous fournit des renseignements sur la saison, de véritables articles, ainsi que tout un tas de publicités. Mais observons d'abord la salle (clic pour agrandir)... 3 800 places !!

Nous avons une vue privilégiée sur la fosse et l'orchestre. Du coup, le fond de la scène, pas trop, mais bon... pour 15 $, on allait tout de même pas se plaindre, si ?? Et puis après tout, moi j'aime bien voir les musiciens... d'ailleurs, cela nous a permi de découvrir qu'à peine la dernière note finie, ils s'en vont tous sans plus attendre, alors que les applaudissements commencent à peine... pendant les saluts des chanteurs, la fosse est complètement vide... en voilà une au moment de notre entrée dans la salle.

La soirée a été grandiose ! Déjà, on découvre que les sous-titres sont placés sur un écran individuel devant vous. Ca, c'est bien, parce qu'à Lyon, pour le coup, il faut souvent se tordre un peu la tête si l'on n'a pas payé 50 ou 60 € minimum... Puis, ben, la représentation. Géniale ! Les chanteurs ne semblent avoir aucun problème pour remplir cette gigantesque salle, dans une production délibérément humoristique. Il faut dire que l'histoire de Figaro l'est, mais après tout, on peut tout imaginer quand-même. Cela était excellent à mon goût, et je n'ai pas décroché de tout le long ! La soirée a également ravi ma cousine et mon futur beau-cousin (« Figaro figaro figaro figarooooo ! »), qui découvraient à la fois la salle et l'opéra en général !

Pour les détails plus concrets, la représentation était dirigée par Frédéric Chaslin, originaire de Montreuil. Principaux chanteurs : Franco Vassalo jouait Figaro, Elīna Garanča pour Rosina, ou encore José Manuel Zapata pour le Comte Almaviva.

A noter en plein milieu de la représentation, le son angevin d'une sonnerie de téléphone... à deux reprises d'ailleurs, alors que d'où l'on était, on a pu voir que c'était bien à un musicien qu'appartenait l'objet en question... non mais on savait que cela existait ici en France en répétition, mais alors en plein concert dans l'un des plus prestigieux opéras au monde ??

vendredi 7 mars 2008

New-York - Février 2008 / Lundi 25

Suite du séjour. Lundi, après une petite grasse matinée (c'est tout de même les vacances), on rentre dans le vif de la ville. Et on tape plein centre à Times Square, carrefour de Broadway et de la 7ème avenue. Des écrans et publicités de partout, sur tous les bâtiments. New-York, en vrai, comme dans les films.

On trouve le fameux Naked Cow-Boy, qui arpente Times Square depuis une dizaine d'année, avec des bottes, un chapeau, un slip et sa guitare. Et il faisait pas si chaud que ça... lundi, une dizaine de degrés environ ! Ce mec est assez grand, et... il devait être musclé, sans un poil de graisse. Quand il était jeune.

Bref, on est en plein dans la grandeur de New-York. On entre dans le Toys'R'us et là, clac la photo à l'intérieur devant l'entrée, et le petit ticket pour retirer la photo... aaaah, ces américains... sans oublier bien sûr, en plein milieu du magasin... une grande roue (bon, pas très grande, mais, bon, faut le faire...) !

On s'est ensuite promenés un peu dans le coin, l'occasion de découvrir des lieux emblématiques; Ainsi, nous visitons la grande bibliothèque qui sauva l'humanité du Jour d'Après, et dont les salles sont des plus calmes et des plus belles ; c'est ensuite à la gare de Grand Central Terminal que nous nous rendons, lieu que l'on voit souvent dans les salles, et également magnifique... et toujours sans oublier les drapeaux qui vont bien !

On a également droit à un petit débarquement des pompiers, devant la police.

Avant la tombée de la nuit, je jette tout de même un oeil du haut de la tour Rockefeller, plus exactement du plateau d'observation du sommet, que l'on appelle Top of the rock. J'ai préféré monter là que dans l'Empire State, car on a à la fois la vue sur ce dernier, sur Downtown, mais aussi la vue magnifique sur Central Park...(!) Premier petit aperçu...

Enfin, petite vue de Times Square by night, parce qu'avec tous les panneaux lumineux c'est encore plus impressionnant...

On prend ensuite le métro, direction l'immense Lincoln Center, pour une petite représentation du Barbier de Séville au Metropolitan Opera...