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lundi 18 février 2008

Tous à l'opéra... de Lyon !


Samedi se déroulait la seconde édition de la journée « Tous à l'Opéra ! », opération de portes ouvertes des maisons d'opéras de toute la France. Il s'agit de tas de choses, découvrir les dessous de l'opéra : répétition avec le ballet, les choeurs, ateliers de costume, maquillage, ...

J'y ai participé avec grand plaisir, à l'atelier de répétition avec l'orchestre de l'opéra. J'ai trouvé dommage que cela se fasse cette année dans la grande salle de répétition, et non sur scène : il m'a semblé que cela avait remporté un succès auprès du public présent dans la salle l'année dernière !

Mais, peu importe, j'ai bien savouré le moment : déchiffrage (pour moi !) d'une partition d'opéra avec un orchestre à la base professionnel, avec justement quelques amateurs comme moi : c'est tout de suite de qualité, et on se rend compte du niveau qu'il y a... Des grands classiques, certes, notamment avec la Force du Destin, de Verdi, dans lequel S., clarinettiste solo de l'opéra, m'a même offert de jouer les solos presque intégralement seul - juste du renfort quand ça se corsait...

dimanche 17 février 2008

Ciné-concert / La Passion de Jeanne d'Arc

Hier soir, ciné-concert donc, toujours à l'Auditorium de Lyon, suivant mes habitudes... ils estompent un peu les ciné-concerts de leur programmation : après quatre je crois la saison dernière, il y a eu cette année deux ciné-concerts, et un concert de musiques de film à venir.

La Passion de Jeanne d'Arc, c'est un film qu'il faut voir. Donc attention, pas le film de Luc Besson de 1999, mais bien le film muet de Carl Theodor Dreyer, réalisé en 1927 et projeté pour la première fois à Copenhague en 1928. Comme l'explique la page en question de Wikipédia, la bande du film a bien failli se perdre complètement, entre les coupures de la censure et les incendies... mais on a retrouvé une copie originale dans un asile psychiatrique, à Oslo, avec les intertitres, qui a permi de reconstituer le film et les intertitres dans ce qui doit être la version d'origine.

En sortant de là, on était, d'ailleurs, plutôt secoués. C'est pas un film pour lequel tu t'asseois confortablement dans ton fauteuil... enfin, t'essaies, mais il y a tout de même des images plutôt difficiles ! Je ne vais pas vous raconter l'histoire. Ce que je peux vous dire est très bien dit sur Wikipédia : « Dreyer choisit ici de centrer son propos non pas sur les guerres menées par Jeanne d'Arc, ni même sur son exécution, mais sur le procès qui devait y aboutir. [...] ».

Et sur ces images muettes, improvisation de Thierry Escaich, au banc du très bel orgue Cavaillé-Coll de l'Auditorium. Il a pas trop craqué : il lui arrive parfois de partir dans des délires un peu incompréhensibles... mais, là, j'ai trouvé ça vraiment bien, très en phase avec les images, et je crois que cela a beaucoup ajouté à l'intensité parfois insoutenable des images...

Un peu plombante comme soirée (il faut quand-même quelques minutes pour s'en remettre !), mais vraiment excellente !

samedi 16 février 2008

Fulgurantes Hilary Hahn et Valentina Lisitsa !

Jeudi 14 février, Auditorium de Lyon : Hilary Hahn, violon, et Valentina Lisitsa, piano. Génial ! Vraiment, moi qui ne suis pas très grand admirateur du violon, j'ai adoré !

Du côté d'Hilary Hahn, maîtrise parfaite ! La seule expression que j'ai trouvée, n'en déplaise à Flow, c'est que tout est contrôlé et maîtrisé. Mais attention, je ne dis pas ça dans le sens où il n'y a que les notes, comme on l'entend parfois quand on dit que c'est "parfait". La il y avait non seulement la technique, mais aussi tout le sens musical, l'expression et la sensibilité que l'on pourrait souhaiter, et plus encore.

Pour Valentina Lisitsa, impressionnante ! Sur le programme, elle semble vraiment dans l'ombre de la violoniste : son nom en tout petit, une place trois fois plus petite pour le CV, et il y avait même, au programme, une oeuvre pour violon seul. Donc vraiment, tous les projecteurs étaient au départ sur Hilary Hahn. Et pourtant, elle nous a montré la sensibilité et la virtuosité qu'elle peut avoir, notamment avec un rappel impressionnant (voir plus bas).

Disposition sur scène originale, enfin à ce qu'il m'a semblé : les musiciennes se tournaient presque le dos ! Ainsi, Hilary Hahn était face au public, un peu tournée tout de même vers la pianiste, mais complètement derrière cette dernière ! Et pourtant, tout était extrêmement précis et coordonné...

Superbe programme : la très belle sonate de Franck, puis une sonate de Mozart, puis une sonate pour violon seul (la n°5) d'Ysaÿe. Cette dernière, pour l'affection que j'ai envers ce compositeur, était quand-même pas mal ! Sans doute parce que très impressionnante, très virtuose, avec des traits mêlant jusqu'à accords et spiccato ! Puis, en seconde partie, troisième sonate de Charles Ives, puis deuxième sonate de Brahms.

Le tout pour plus de 2h15 de jeu, puisqu'à tout cela on ajoute 4 rappels : d'abord un en duo, puis un d'Hilary Hahn (superbe...), un de Valentina Lisitsa, puis encore un en duo. Je crois que le mieux était celui de la pianiste : à ce que j'ai compris, c'était une étude de Liszt sur un thème de Paganini... mais attention, le thème de Paganini est un thème de violon, qui s'accompagne d'un orchestre... là, avec son piano, elle faisait tout en même temps et, à regarder ses mains, on se demandait comment elle faisait tout ça...

Voilà le mot que Mathilde a trouvé : ful-gu-rant !!

mardi 12 février 2008

Concert en trio / Mozart, Schumann, Poulenc

Je vous avais dit que je vous avertirai de mes prochains concerts. Et quelqu'un m'a fait réitérer ma promesse ! Voici donc ce qu'indique le programme :

Mercredi 20 février 2008, 12h30
Auditorium Malraux, à la
Manufacture des Tabacs

Mozart - Trio KV 498 "Les Quilles" (Kegelstatt)
Schumann - Märchenbilder ("Les Contes de Fées") op. 113, pour alto et piano
Schumann - Trio "Märchenerzälhlungen"
Poulenc - Sonate pour clarinette et piano

Isabelle Mulin, alto
Florent Mourier, piano
Benjamin Christ, clarinette

Ce trio, formé depuis cette année, explore avec plaisir le répertoire de musique de chambre qui marie les timbres particuliers de la clarinette, l'alto et le piano.


Ce devrait être un bon concert. Même si toutes les pièces ne seront pas excellentes, nous espérons pouvoir offrir aux quelques spectateurs du très bon, et sommes très confiants, même si nous savons pertinemment que certaines choses ne seront pas à la hauteur de ce que l'on peut espérer... mais peu importe, nous n'aurons pas eu le temps de faire mieux, et nous ferons sans doute un concert plus complet un peu plus tard dans l'année !

Comme dit le programme, notre trio est formé depuis novembre de l'année dernière. Nous cherchons encore et toujours un nom !

lundi 11 février 2008

Première répétition pour le Concerto de Weber

Ce soir, première répétition avec l'orchestre, sur le premier concerto de Weber pour clarinette. Et bien je suis déjà agréablement surpris par l'orchestre, car en réalité j'étais resté sur la mauvaise impression de notre concert de décembre, où il est vrai que c'était loin d'être réussi. Mais, là, je suis sûr qu'avec un peu de boulot dans les prochaines répétitions, et on arrivera à faire quelque chose de vraiment bien !

C'est en tous cas une expérience géniale que de jouer en soliste, accompagné par un orchestre. Et d'autant plus quand on joue quelque chose qu'on aime... vraiment, je crois que le concert sera réussi !

Lundi 17 mars 2008, 20h
Auditorium Malraux, à la
Manufacture des Tabacs

Weber - Concerto n°1 pour clarinette et orchestre
Mozart - Adagio du concerto n°23 pour piano et orchestre
Bizet - Carmen, suite n°1 pour orchestre

Orchestre de l'Université Lyon III
Thierry Vaysse, direction
Martin Vaysse, piano
Benjamin Christ, clarinette

Rachmaninov.fr

Il y a quelques mois, le webmaster de www.rachmaninov.fr venait déposer un commentaire ici même. Il m'a fallu un moment pour trouver un peu de temps pour aller découvrir ce site, mais c'est fait à ce jour... mieux vaut tard que jamais !

Et bien figurez-vous que c'est un excellent site, que j'ajoute de suite à ma liste de liens... et je vous invite à aller y jeter quelques clics de souris !

dimanche 10 février 2008

Publicité musicale...

J'adore cette publicité diffusée depuis plusieurs semaines...

Merci à Bra de l'avoir trouvée : voilà deux semaines que je la cherchais !

samedi 9 février 2008

Audition de flûte à bec / Vivaldi

Audition de la classe de flûte à bec de l'Ecole Nationale de Musique de Villeurbanne, hier au soir. Juste pour information ! Cette fois-ci, j'ai apprécié que le programme ne soit pas trop long... souvent c'est interminable de petits qui font d'étranges improvisations ou qui jouent quelques notes... attention, je ne dis pas qu'il ne faut pas faire jouer les débutants, au contraire, mais qu'il faut aussi faire attention à ce que ça ne s'éternise pas...

Là, j'ai trouvé ça bien pensé, si bien que l'audition s'est terminée vers 21h40, donc un peu plus d'une heure et demie avec la pause - même s'il y avait des absents, c'est encore supportable !

De mon côté, j'ai clôturé la soirée avec deux mouvements d'un Concerto en Do majeur d'Antonio Vivaldi, normalement pour sopranino et orchestre, et que j'ai interprété avec alto et clavecin, faute de mieux... ce sera sans doute le concerto que je souhaiterai jouer l'année prochaine pour mon DEM, si toutefois je parviens à me procurer une flûte à bec sopranino à 415 Hz. Car l'orchestre, c'est prévu pour le DEM !

J'ai bien aimé mon mouvement lent : ce n'était pas trop lent dans le sens où ça avançait un minimum, je n'ai pas fait n'importe quoi dans les ornementations, j'étais bien dedans, et j'ai trouvé ça plutôt assez musical ! Le mouvement rapide, par contre, c'est une autre paire de manche... bah, c'est Vivaldi, quoi, donc beaucoup de notes... alors en audition, on est sûr d'impressionner tellement les doigts doivent tricoter, ça permet donc de s'y essayer... et de se rendre compte que, vraiment, oui, c'est très difficile ! Car au-delà des prouesses techniques, il faut en plus donner un sens à la musique que l'on donne à entendre... pas toujours facile de sentir les phrases dans leur globalité quand déjà, on essaie d'avoir assez de souffle (et pas trop non plus d'ailleurs, j'ai été en hyperventilation tout le long !), et de mettre les bons doigts sur les trous aux bons moments !

Donc bien sûr, c'était loin d'être parfait, mais je reste tout de même positif. Il y a de toute façon du boulot ! Et puis, en plus, je n'ai pas été très satisfait de ma flûte... le son était sourd, et j'avais vraiment l'impression de ne pas m'entendre... du coup, on y va plus, mais... trop, à la flûte à bec, c'est vite trop, et ça craque facilement ! Non, vraiment, difficile, mais je ne vois pas pourquoi ce ne serait pas à ma portée avec du travail !

vendredi 8 février 2008

ONL / "Extase sonore" : Debussy, Falla, St Saëns

La soirée portait bien son nom... L'extase dure toute la première partie, et devient de plus en plus sonore tout au long de la seconde ! Placé sous son directeur musical attitré, Jun Märkl, l'Orchestre National de Lyon a accompagné Alexandre Tharaud au piano, et nous a également ouvert le mur derrière lequel se cache le grand orgue Cavaillé-Coll de l'Auditorium de Lyon, qui fête cette année ses 130 ans !

Et pour cause, on commence avec Printemps, suite symphonique de Claude Debussy en deux parties. Et le programme nous explique clairement ce que voulait le compositeur : « une oeuvre de couleur spéciale et devant donner le plus de sensations possibles. Cela a pour titre Printemps, non plus le printemps pris dans son sens descriptif, mais le côté humain. Je voudrais exprimer la genèse lente et souffrante des êtres et des choses dans la nature, puis l'épanouissement ascendant et se terminant par une éclatante joie de renaître à une vie nouvelle en quelque sorte ». Et c'est totalement réussi, car cela s'impose aux oreilles et aux esprits tout au long de l'oeuvre. D'abord dans le premier mouvement, cette naissance difficile des êtres et des choses - avec tout de même quelques passages moins durs ! -, puis avec un second mouvement totalement jubilatoire ! On retrouve là les sensations que Debussy aurait pu ressentir lors de la composition de l'oeuvre : c'est la dernière composition de son séjour à la Villa Médicis, séjour où il fût vivement critiqué par le jury auquel tout lauréat du grand prix de Rome doit envoyer les oeuvres qu'il compose durant le séjour. Bref, après un séjour peu joyeux à Rome, il aspirait sans doute à retrouver la belle vie de Paris, et l'allégresse l'accompagnant !

Pour poursuivre la première partie, les Nuits dans les Jardins d'Espagne, Impressions symphoniques pour piano et orchestre, de Manuel de Falla. On retrouve le style hispanique, bien sûr, tout à fait caractéristique du compositeur, avec divers tableaux dont les thèmes sont donnés tantôt par le piano, tantôt par un pupitre d'orchestre ou un autre, et que l'on retrouve par la suite souvent en filigrane. La partie du piano soliste adopte résolument un style improvisé, dans quelque caractère qu'il soit, ce qui n'empêche pas qu'il soit parfois très rythmé. Au piano, Alexandre Tharaud, qui n'a pas joué par coeur, mais a interprété l'oeuvre avec brio... j'ai trouvé le jeu parfois un peu sec, mais globalement, je crois qu'on peut dire que c'était excellent ! Un bémol : son manque de considération envers le public... il ne nous a pas regardé quand on est allés lui demander une griffe, du moins pas avant d'avoir insisté en lui souhaitant une bonne fin de soirée... et ça n'a pas duré.

Enfin, en guise de seconde partie, la Symphonie n°3 « avec orgue » de Camille Saint-Saëns. Et bien elle est vraiment géniale ! Je crois que je l'ai déjà entendu, car le deuxième et dernier mouvement m'a étrangement dit quelque chose... peu importe, c'est une symphonie qui en jette ! Ce qu'il faut savoir à l'écoute, c'est que ce n'est pas un concerto pour orgue, mais bel et bien une symphonie pour laquelle un orgue vient s'ajouter à l'effectif habituel de l'orchestre. Il n'y a donc pas de démonstration de virtuosité, et l'orgue n'a pas une partie spécialement plus importante que les autres (toutes proportions gardées, on l'entend tout de même un minimum !). Au contraire, cela vient enrichir la couleur et donner une palette sonore encore plus large qu'elle peut déjà l'être... Cette symphonie est réellement fabuleuse - et sans aucun doute extrêmement difficile à l'exécution par moments -, et elle a vraiment un bon rendu. Les musiciens semblaient un peu fatigués au moment du salut, mais on les comprend aisément ! Cela dit, ils ont donné, mais se sont également fait plaisir, et c'est aussi ce qui rend cette musique géniale : c'est du bon pour le public, mais aussi pour chacun des musiciens !

En résumé, un excellent concert qui a dû en réveiller plus d'un... c'était un succès, et l'Orchestre a été à la hauteur des attentes du public : pour les deux représentations, hier soir et demain, les derniers billets sont partis il y a plusieurs semaines !

Edition du 8 février : à noter tout de même, puisqu'emporté par l'extase sonore de Saint-Saëns, je l'avais oublié : pas mal de - petits - problèmes de synchronisation dans les attaques, ou parfois dans les phrases... la mise en place n'est toujours pas impeccable. A relativiser tout de même avec les problèmes d'acoustique de la salle : notamment les cuivres et surtout les cors (mise à part une attaque complètement plombée !) qui ont du mal à entendre les autres et anticiper assez.

jeudi 7 février 2008

La Dame de Pique somptueuse de Tchaïkovsky


Ce long opéra de Tchaïkovsky était donné pour dernière représentation mardi soir à l'Opéra de Lyon, sous la direction musicale de Kirill Petrenko. Et bien contrairement à ce que j'ai entendu dire, figurez-vous que j'ai passé une excellente soirée ! Presque 4h de spectacle, entractes comprises, je ne les ai pas vues passer, vraiment !

Bon, alors de ma place à 10 €, cette fois-ci je n'étais pas idéalement placé, et je ne voyais pas le fond de la scène. Du coup, j'ai raté deux-trois choses, comme l'arrivée de la reine, ci-contre, ou les éclairs lors de l'orage. Je les découvre sur les photos que vous voyez là !

Cependant, tout cela ne m'a pas empêché de savourer cet opéra que je ne connaissais pas (je n'en connais pas beaucoup, en même temps), d'en suivre l'histoire de bout en bout et d'en apprécier la belle musique, ainsi que les décors et costumes que j'ai trouvé très bien choisis pour l'occasion. Certes je n'ai pas d'éléments de comparaison, mais contrairement Marie-Aude Roux qui raconte sa soirée dans un article incendiaire du Monde daté du 31 janvier (lien ci-après), ou encore à Jacques Schmitt dans article également peu élogieux sur Resmusica (lien ci-après), je me réjouis encore, personnellement, de la soirée que j'ai passée !

Certains effets étaient particulièrement réussis, notamment le spectre de la Dame de Pique qui apparaît à Hermann, entre le corps squelettique qui se lève de son lit de mort dans la procession, ou même tout simplement l'immense forme qu'elle prend lorsque qu'elle lui révèle les trois cartes au milieu de l'orage, du vent et des claquements de fenêtre ; également le coup de pétard que se donne Hermann au dénouement, etc. Au moment des duos avec piano sur scène, le jeu de scène des chanteuses (aussi actrices, on tend à l'oublier !) imitait admirablement bien le fait de jouer du piano, et de la hauteur à laquelle j'étais, j'y ai bien cru plusieurs seconde, et ai mis un moment à trouver des incohérences (que je ne critique pas, au contraire elles étaient limitées !) !

J'ai trouvé la prestation musicale des chanteurs également remarquable, et je crois que le tonnerre d'applaudissement interminable de la fin le prouve. Mais en disant cela, je parle également du choeur d'adolescentes de la maîtrise, ainsi que de la Maîtrise en général... les enfants ont à mon goût particulièrement bien joué et chanté... j'ai vraiment adoré ce passage du premier acte !

Enfin, l'orchestre était à son niveau habituel, très haut à mes yeux : puissance, remplissage de la salle, virtuosité, timbre remarquable dans les forte ou les piano, caractère tant dans les mouvements rapides que lents, etc. Vraiment, rien à redire, c'était excellent et, plus que cela, magnifique ! On regrette, comme d'habitude, les applaudissements qui viennent couper les notes en fin de scène et d'acte, croyant que celles-ci se terminent au moment où le rideau commence à se fermer... La direction de Kirill Petrenko m'a semblé tout à fait à la hauteur, avec beaucoup de recul quand il le fallait, qui accompagnait une direction très précise nécessaire dans certains passages, et minimalistes dans d'autres qui filent tout seuls...

Non, vraiment, je me méfie de plus en plus des critiques de la presse...

Décevante "Dame de Pique"
LE MONDE | 30.01.08
© Le Monde.fr

dimanche 3 février 2008

Le Concert Stéphanois

Episode de musique de chambre ancienne ce soir, 17h, à Saint-Chamond (42), pour trois siècles de musique française. On retrouve ainsi de la musique renaissance et baroque, du XVIème au XVIIIème siècle.

Aux flûtes à bec et traverso, Gwenaël Bihan ; au clavecin et à l'épinette, Martial Morand, tous deux professeurs au Conservatoire de Saint Etienne ; Pau Marcos Vicens aux desssus, ténor et basse de viole, en classe au CNSM de Lyon. Le premier a enregistré plusieurs CD et fait partie de différents ensembles ; le second en a enregistré également, il a aussi écrit une méthode de basse chiffrée disponible sur son site Internet, et le dernier joue pas mal en Espagne comme en France.

Et l'ensemble, ben ça a donné du très bon à mon goût ! D'abord, avec des chansons et danses diverses de la renaissance, ensuite des pièces pour clavecin de Belleville et Ballard, puis pour dessus de viole et clavecin de Louis Couperin (oncle du François - légèrement plus connu !), puis des extraits de l'Astrée pour flûte à bec, viole et clavecin de Colasse.

Après une courte pause, ils ont encore continué pour atteindre presque les deux heures de concert, et ce avec des pièces de Danican-Philidor, Michel De La Barre (avec traverso), et enfin un concert pour clavecin (accompagné par viole et flûte à bec) de Jean-Philippe Rameau.

Très beau programme très complet, et admirablement bien interprété ! Les musiciens à l'aise ont restitué les oeuvres très diverses avec brio... c'était vraiment un moment très agréable, très instructif, et d'autant plus savoureux quand on se rend compte que les concerts où intervient la flûte à bec ne foisonnent malheureusement pas...

samedi 2 février 2008

ONL / Musiques endiablées !

Rachmaninov et Mahler ce soir à l'Auditorium de Lyon, par l'Orchestre National de Lyon.
Chef invité : Eliahu Inbal.
Piano : Olga Kern.
Soprano : Cécile De Boever.

En première partie tout d'abord, la Rhapsodie sur un thème de Paganini, pour piano et orchestre. C'est une oeuvre qui en jette, sans doute par la virtuosité qu'elle exige du soliste. Mais aussi par des thèmes simples, dynamiques, explorés sous tous les angles possibles, tantôt le soliste avec l'orchestre ou totalement solo, du très mesuré et vertical, jusqu'à des cadences, style improvisation, et le thème que l'on retrouve toujours plus ou moins tout le long de la pièce... j'ai bien accroché !

Au piano, comme je vous disais, Olga Kern, émérite pianiste russe. Elle est d'après son CV constamment entre l'Europe et les Etats-Unis, avec plusieurs tournées sur ces deux territoires, mais aussi des concerts en Asie, Amérique du Sud... Bref, cette belle femme a quelque peu d'expérience, et elle a fait un excellent début, puisque cela l'était ce soir, en compagnie de l'ONL ! Très redemandée d'ailleurs par le public, elle a faillit ne pas pouvoir commencer son bis dans le silence ! C'était Polichinelle, de Rachmaninov. Mais cela n'a pas suffit au public qui continuait... et cette fois-ci, même si elle prenait bien son temps, le silence n'était pas fait quand elle a commencé son second bis, l'ultra-connu Vol du Bourdon, de Rimsky-Korsakov.

La fabuleuse musique de Gustav Mahler en guise de bonne deuxième partie. Une heure de musique pour sa 4ème symphonie, en sol majeur. Cette musique si particulière, décalée, vraiment, j'ai trouvé génial ! Mis à part le concert de la semaine dernière, je n'avais jamais entendu de musique de Mahler en concert. Même jamais tout court, à part quelques extraits à la radio ! La musique conserve un sens ambigu, parfois humoristique, ou encore macabre.

Le premier mouvement commence très doucement, avec des tas de thèmes entrainants en tous sens, qui montent au fur et à mesure pour ensuite combinés, transformés, fragmentés, superposés, ... Pour le second mouvement, on voit l'arrivée d'un violon solo accordé un ton trop haut, qui vient donner une sonorité amère à la pâte sonore. Troisième mouvement très grave et profond, où l'on se sent descendre vers l'enfer... alors que finalement, on se voit soudainement au contraire franchir les portes du paradis ! Enfin, le dernier mouvement, lied pour soprano soliste. Pour chacune des strophes, une fin qui meurt dans une profonde nostalgie, avant que les cloches surgisse, chaque fois plus tourmentées et sattiriques, comme une bourrasque. Mais le mieux, encore une fois, ce sont les paroles, qui vont dans le sens du titre "La Vie Céleste"... donc décalées du caractère de la musique. Sans oublier une fin qui s'efface de plus en plus, bien loin des rituelles fins démonstratives, forte, avec l'ensemble de l'orchestre : ici, fin très calme, qui s'estompe, qui meurt, comme l'a très bien fait Eliahu Inbal, qui a tenu le public en haleine plusieurs longues secondes avant les premiers applaudissements !

Je ne dirai rien de la chanteuse, Cécile De Boever, que l'on n'entendait presque pas du tout. Beaucoup de mal à entendre les paroles et savoir où l'on en est dans le lied... dommage, mais, vraiment, je ne l'ai pas entendu, même au premier rang du premier balcon ! Donc aucun jugement : ce n'était soit pas son jour, soit pas son répertoire de prédilection !

Enfin, Eliahu Inbal est un chef israélien, né en 1936, qui avait été repéré par Bernstein, qui l'avait appuyé pour l'obtention d'une bourse lui permettant de venir étudier la direction au CNSM de Paris. Bref, un bon, fin spécialiste des symphonies de Gustav Mahler, et qui est déjà venu plusieurs fois diriger l'ONL, pour plusieurs symphonies, au cours des vingt dernières années. Et un chef de qualité, ou en tous cas j'ai trouvé que sa direction était efficace... Certes qui connaît mieux que beaucoup l'oeuvre, mais aussi la salle et l'orchestre, mais tout de même. C'est précis, il y a du recul par rapport au texte, le caractère est là, ... enfin j'ai trouvé ça bien, quoi ! Et très à l'aise, imperturbable même après avoir fait tombé sa baguette sous les sièges des violoncellistes - il en avait prévu une autre au cas où. Enfin pour l'anecdote, les musiciens l'ont fait passer, Fabrice Lamarre - alto solo - s'est même levé pour tendre sa baguette au chef... qui la reprit, on pouvait croire, presque sans remarquer !

Note après ce looooong message : je n'ai volontairement pas cité deux sites visiblement plutôt intéressants et bien faits, sur chacun des compositeurs, dont l'un m'avait été signalé il y a quelques temps par son webmaster qui était venu me laisser un commentaire suite à un concert... je n'oublie pas et en reparlerai plus une autre fois !

Nouvel habillage, nouveaux éléments, nouveaux flux

Un petit mot simplement parce que vous aurez constaté que je viens de retravailler ce blog.

Tout d'abord sur l'habillage, avec un thème à trois colonnes, à quoi j'aspirais depuis un moment - j'ai mis un moment à trouver un thème convenable ! Après quelques modifications, il est donc en ligne !

Ensuite, je vous laisse constater que j'ai, par conséquent, revu l'agencement des éléments des colonnes, et notamment les liens, mais aussi à plusieurs nouveaux éléments à venir.

Enfin, je tenais juste à signaler aux lecteurs de ce blog via flux RSS que ceux-ci ont changé d'adresse, merci donc de mettre à jour vos agrégateurs :
Messages : http://webenlog.blogspot.com/feeds/posts/default
Commentaires : http://webenlog.blogspot.com/feeds/comments/default
Cela ne changera pas grand chose, en réalité, car je laisse bien sûr la totalité des messages sur le fil RSS, ce qui vous permet d'utiliser votre agrégateur même en mode offline (par exemple avec Google Reader - version anglaise !).

N'hésitez pas à me soumettre vos suggestions et critiques sur la structure, l'habillage du blog, ou tout autre élément le concernant !

vendredi 1 février 2008

Je sors tout juste d'un examen de clarinette, dont je vous avais glissé deux mots. Ben, j'espère que je jouerais mieux pour l'audition de lundi soir. Concrètement, ce n'était pas trop mal, mais je n'étais pas à l'aise dans mon son, et il y a à mon goût trop de choses qui ont raté, comme des aigus qui craquent, l'intonation pas toujours très bonne, et je suis aussi passé à côté de traits qui n'auraient pas dû m'échapper... Bref, un coup de boost ce week-end afin d'arranger cela pour lundi !

Au fait, à mon programme : le Concerto pour clarinette de Mozart, 2nd et 3ème mouvements.