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vendredi 29 juin 2007

Les Noces de Figaro

Après un week-end de vacances à Paris chez Alexis et Pierre (très excellent week-end d'ailleurs, un grand merci !), et de super soirées, je suis de retour à Lyon.

Hier soir, direction l'opéra, pour aller voir cette Grande oeuvre de Mozart...

Les salles sont à peu près complètes depuis des mois et des mois, presque depuis le début de la saison je suppose. Pour ma part, je l'ai eue en coup de chance... je devais aller voir Eugène Onéguine, de Tchaïkovski ; seulement, à cause d'une grève, ils ont reporté la représentation à une date où je n'étais pas disponible... et par chance, il y avait une place pour une représentation au moment où j'ai changé ma place !

Donc une place à 10 €uros pour une soirée déjà complète depuis des mois. Donc enfin, hier, c'était le jour, et j'en ai bien profité. Je n'était pas super confortable dans mon fauteuil, afin de pouvoir lire les sous-titres, mais, c'est pas grave ! J'ai été bien pris par l'oeuvre, opéra que je ne connaissais pas réellement - dans le sens où je ne connaissais pas l'oeuvre, ni l'intrigue, ni les personnages - et que je n'avais entendu que par-ci par-là, au détour de cours de formation musicale ou à la radio.

Très belle oeuvre malgré un public pas très conciliant, dans le sens où il était très bruyant : allons-y les programmes, livres et clés qui tombent, portables allumés pour lire le programme, des gens qui parlent (pouvait-on dire chuchotter ??) des toussotements et autres raclements de gorge dans les silences clés et à suspense, les applaudissements n'importe-quand (oui j'ai été marqué par le manque d'attention !!.
J'ai quand-même voulu profiter de la musique et de l'histoire, me laisser emporter par la beauté de l'art, et ce fût chose faite. Les actes, qui font tout de même leur temps, se sont enchaînés pour une soirée de 3h30. Je n'ai pas vu le temps passer, dans aucune des scènes, et quand la position devenait trop inconfortable, je me laissais bercer et m'enfoncer au fond de mon siège, en oubliant pour quelques instants les sous-titres... on n'y perd pas énormément en compréhension, et on gagne en qualité d'écoute !

Donc au final, très bonne production pour découvrir l'oeuvre, je me suis régalé !!

jeudi 21 juin 2007

Kiosque musical au conservatoire de Bourgoin


Vous voyez ce kiosque ? Celui qui est placé depuis avant-hier dans la cour du conservatoire de Bourgoin-Jallieu n'y ressemble pas spécialement. Il n'est pas en pierre, il est un peu plus petit que ça. Mais, sinon, il est sympa quand-même !
Non, ce qui est réellement intéressant, c'est ce que ça stimule. Une idée qui tenait à Gérard Lefebvre [le directeur du conservatoire], et qu'il a réussit à mettre en oeuvre. Le kiosque, dans la cour du conservatoire, pour une dizaine de jours. Et à l'intérieur, des animations musicales, à commencer par l'inauguration hier après-midi. Et puis, un apéritif offert par la maison. Je sortais du train hier, peu importe que j'avais déjà mangé, ça m'a servi de digestif. Et hop, sur une chaise, dehors, à l'ombre, avec une petite table et mon verre de sangria !!
Vont défiler un peu tous les groupes qu'on peut trouver au conservatoire : orchestres d'harmonie bien sûr, mais aussi orchestre de jazz, des groupes de jazz, des classes du style la classe de clarinettes ce soir, des groupes de musiques plus actuelles, ... A ce sujet, hier justement, Gérard en faisait une tête de voir ça dans la cour de son Conservatoire !! Bon, il l'avait bien voulu, hein, les groupes ne passent pas comme ils veulent, tout est organisé ! C'était bien marrant, comme ça, un synthé, une batterie et une guitare pour des musiques amplifiées !! Certains profs en avaient plein la tête... tu m'étonne, ça s'entendait largement à l'intérieur !
Bref, on espère que le beau temps va rester (c'est mal parti aujourd'hui !) pour ne pas plomber toutes ces animations ! Parce que franchement, c'est bien pépère de se poser là au soleil (pourquoi pas avec un verre !), avec la musique... hmmm !

mercredi 20 juin 2007

Le PowerPoint sauce Google se rapproche

Après les rumeurs qui ont couru dès février dernier, puis l'annonce officielle de Google sur la sortie à venir d'un module de présentations en ligne pour cet été, renforcé à l'époque par le rachat de Tonic Systems, la venue d'une ce PowerPoint sauce Google se fait attendre et envier.

Et pour cause, Google vient d'attiser le feu avec le rachat tout récent de Zenter. Tonic System leur assurait la technologie de présentation, et Zenter se focalise sur la partie visible de l'application : son interface, les fonctionnalités de collaboration et partage. En quelques sortes une solution complémentaire à Tonic qui, lui, sert plutôt la conversion de documents et le côté technologique. Zenter apporte donc la fonction de collaboration et d'ajout de contenu directement depuis le web (dont les images cherchées via Google).

Mais d'un autre côté, Google ne chercherait-il pas à se libérer la voie de toute éventuelle concurrence, en rachetant diverses entreprises proposant ces technologies, ou pour s'éviter le rachat de ces entreprises par un potentiel concurrent ?

La nouvelle de ce rachat est certainement une déception pour beaucoup d'entreprises ayant développé des systèmes de présentation en ligne, et montées dans l'optique de se faire racheter par Google. Pas de nouvelle du côté de Zenter non plus, puisque sa page d'accueil est vide, si ce n'est la mention "Google has acquired Zenter".

Ainsi, le géant complète sa suite de bureautique en ligne collaborative pour se mettre à la concurrence de Microsoft, quoi qu'en disent les dirigeants de ce dernier. Mais pour se tirer encore plus et compléter son système, il faudrait encore que Google développe des modules comme la gestion de contacts plus approfondie que celle de Gmail et d'une application de gestion de tâches, comme le fait si bien Outlook. Et pour aller encore plus loin, pourquoi pas une technologie pour la création et la gestion de bases de données.

lundi 18 juin 2007

SpaceTime, le web en 3D

Le 3D s'invite encore sur nos écrans et fait un pas de plus grâce au navigateur web SpaceTime !


Ce nouveau browser lancé par une entreprise américaine place la guerre des navigateurs Internet dans une nouvelle dimension, grâce à ses résultats de recherches Google, YouTube, EBay, Flickr en trois dimensions. Ainsi, lorsqu'on tape une requête dans la barre de recherche de SpaceTime, le navigateur affiche une pile de onze pages Web : au premier plan, la page de résultats fournis par le moteur, et à l'arrière-plan, un aperçu cliquable pour chacune des dix premières pages.

Pour ce faire, même pas besoin de Windows Vista. SpaceTime fonctionne très bien sous Windows XP, et bientôt sous Mac OS X. Sur PC, XP suffit, mais attention, avec un bon matériel. Il ne faut pas moins de 512 Mo de mémoire vive et de 2 GHz de fréquence du microprocesseur... autant dire que personnellement, je ne suis pas encore en mesure de le tester sur mon PC (vu la gueule qu'il tire quand je lui demande d'ouvrir FireFox...), mais, si quelqu'un le fait... il m'en dira des nouvelles !

Pour plus d'informations, et pour le téléchargement :
www.spacetime.com

dimanche 17 juin 2007

Sur les ondes de France Musique !

Un petit mot pour vous annoncer, si je ne l'ai pas dit à certains, que je vais passer sur France Musique, très bientôt !

En effet, France Musique diffusera Jeudi 21 Juin 2007, de 10h à 12h, dans le cadre de l'émission "Prima La Musica", le concert enregistré le 29 juillet 2006, à la Salle Olivier Messiaen, Maison de Radio France à Paris, et donné par l'Orchestre National d'Harmonie des Jeunes (sous la direction de Pascale Jeandroz, chef du choeur de l'Armée Française), concert donné après une dizaine de jours de stages à Forges-Les-Eaux (Normandie), stage ayant donné suite à une série de trois concerts dans la région (voir l'article en question).

Au programme, les oeuvres suivantes pour orchestre d'harmonie :

  • Paul Dukas
    Fanfare pour précéder la Péri
  • Hector Berlioz
    Symphonie funèbre et triomphale
    Oraison funèbre
    Apothéose
  • Roger Boutry
    Metachrome
  • Aaron Copland
    Fanfare for the Common Man
  • George Gershwin
    Ouverture cubaine
  • Alfred Reed
    Armenian Dances - partie II n°2
  • Leonard Bernstein
    Three Dance Episodes from "On the town"
A ce propos...
- Mon article à propos du stage de l'ONHJ 2006
- Trouver la fréquence de France Musique dans votre ville
- En savoir plus sur l'émission "Prima La Musica"

samedi 16 juin 2007

Pédagogie - Comprendre ses impôts

L'UMP a décidé d'éduquer les socialistes par l'humour.
Pour réfléchir un peu, voici un petit exemple bien tourné que j'ai trouvé sur Internet...

Les réductions d'impôts en termes que n'importe qui peut comprendre...

Supposons que, chaque jour, 10 potes sortent prendre quelques bières et que leur addition se monte à 100€.
S'ils payaient leur addition de la manière dont nous payons nos impôts, la répartition ressemblerait à ça :

  • Les quatre premiers (les plus pauvres) ne paieraient rien.
  • Le cinquième paierait 1€.
  • Le sixième paierait 3€.
  • Le septième paierait 7€.
  • Le huitième paierait 12€.
  • Le neuvième paierait 18€.
  • Le dixième homme (le plus riche) paierait 59€.

C'est ce qu'ils décident de faire et sont ravis de cet arrangement jusqu'au jour où le barman leur dit : "Puisque vous êtes tous de si bons clients, je vais réduire le coût de votre addition quotidienne de 20€."

Le groupe décide de prolonger l'arrangement initial. Cela ne changerait rien pour les quatre premiers mais pour les six autres, les clients "payants", comment s'assurer que chacun bénéficie équitablement de cette réduction ?

Ils calculent que 20€ divisé par six revient à 3,33€. Mais cela reviendrait à payer le cinquième et le sixième pour boire leurs bières ce que tous trouvent vraiment trop absurdes....

Comme ils n'arrivent pas à se mettre d'accord, le barman leur propose de réduire lui-même l'addition de chacun afin que tous y gagnent :

  • Les quatre premiers continuent à ne rien payer.
  • Le cinquième, qui ne payait qu'un euro, rejoint les quatre premiers et ne paye plus rien (épargne de 100 %).
  • Le sixième paye désormais 2€ au lieu de 3€ (économie de 33 %).
  • Le septième paye 5€ au lieu de 7€ (-28 %).
  • Le huitième paye 9€ au lieu de 12€ (-25%).
  • Le neuvième paye 14€ au lieu de 18€ (-22%).
  • Le dixième paye 49€ au lieu de 59€ (-16%).

Ainsi chacun s'en tire mieux qu'avant (et oui, ils ne payent plus que 79€ - pas de ma faute si le barman est généreux).
Mais une fois en dehors du restaurant, ils commencent à comparer leurs épargnes respectives.

"J'ai seulement obtenu un euro d'économie sur 20, alors que n°10 en a obtenu 10", se plaint n°6.
"Ouais, c'est exact", hurle n°5. "Moi aussi je n'économise qu'un euro ! Il est totalement injuste que n°10 obtienne 10 fois plus que moi !"
"Ils ont raison", entonne n°7. "Pourquoi devrait-il récupérer 10€ quand j'en récupère seulement 2 ! Ce sont toujours les riches qui profitent !"
"Attendez une minute !!!" ajoutent les quatre premiers à l'unisson.
"Nous, nous n'avons rien obtenu du tout ! Le système exploite les pauvres !"

Les neuf mécontents entourent le dixième et lui casse la figure.
La nuit suivante, le dixième homme ne vient pas au bar.
Quand vient l'heure de payer, les autres découvrent qu'ils n'ont pas assez d'argent entre eux pour payer ne serait-ce que la moitié de l'addition !

Et c'est ainsi que notre système fiscal fonctionne : ceux qui payent le plus d'impôts bénéficient automatiquement d'une réduction d'impôts plus importante.
Taxez les trop, attaquez-les et ils décideront peut-être tout simplement de ne plus rincer les autres.

P.S : la barmaid, elle, a été virée... elle avait décidé de tout remettre à plat et d'entamer une discussion avec l'association des commerçants...

mardi 12 juin 2007

Pantin-Pantine



Voilà un projet datant d'il y a 10 ans... Eh oui, créé il y a 10 ans à Bourgoin-Jallieu, ce conte musical pour enfants a été un grand succès (nominé aux Victoires de la Musique !), et repris depuis plus de 150 fois partout en France ! Et il y a de quoi... c'est magnifiques, et les enfants sont géniaux !

Un petit garçon, Pantin, mi-ange mi-diablotin, transforme par son absence la vie de ceux qui l'ont connu. Pantin partageait toujours tout ce qu'il avait : ses carambars, ses sandwiches, son coeur et le ciel bleu... Un matin de pluie, il disparaît dans un accident de vélo. Toute la cour se rassemble autour de son vélo cassé : ses camarades (les p'tits Pantins) face à la bande ricanante des ennemis des Pantins (les Corbeaux). Les premiers forts du souvenir de leur copain disparu, vont tenter d'amener les Corbeaux à leurs beaux sentiments et les convaincre des valeurs de partage et de solidarité.

Le CD a été enregistré par les enfants qui l'ont créé il y a dix ans. Et dix ans plus tard, on recrée le conte avec une nouvelle génération d'enfants des classes à horaires aménagées musique, les CM1 et CM2. Un conte dans lequel tout repose tout de même sur les enfants, avec 4 solistes, et en tout une quarantaine d'enfants qui, pendant 45 minutes environ, s'activent sur la scène pour toutes sortes de chorégraphies. La musique est superbe, et c'est un plaisir de la jouer ! J'ai déjà répété toute la journée d'hier, et encore quelques répétitions en perspectives avant les trois spectacles de la semaine prochaine.

Un spectacle à ne pas rater :
Mardi 19, Mercredi 20 et Vendredi 22 Juin à 20h au Théâtre Jean Vilar, à Bourgoin-Jallieu - C'est un REGAL !
En désespoir de cause si vous ne venez pas... achetez au moins le CD !

dimanche 10 juin 2007

Concerts du week-end

Oui, concerts au pluriel ce week-end !


Et à l'Auditorium, avec l'Orchestre National de Lyon.
Premier concert samedi soir, sur invitation. Tous les stagiaires de l'Orchestre des Jeunes de l'Arc Alpin étaient invités (deux gratuités chacun), l'occasion donc de se retrouver pour un concert, et pourquoi pas une soirée ensuite.
Au programme, le Concerto pour alto de et par Brett Dean, compositeur australien, sous la direction de Simone Young. Alors disons que c'est une expérience, personnellement un concert me suffira : c'est... contemporain, tout simplement ! Ce n'est pas spécialement de la musique, mais surtout des effets, travail sur ce qu'on peut faire de nouveau avec des instruments classiques, des tas d'effets (jeu de contrebasse avec des baguettes de percussions ; inversements, percus avec des archets ; harmoniques et doubles sons chez les vents, pizzicati secs chez les cordes, etc.), et peu d'alto finalement : on n'a pas réellement entendu le soliste en forte !

Du coup, la seconde partie fait plaisir à entendre (des beaux passages forts d'orchestre, avec toute la profondeur et la rondeur que l'on peut espérer !), avec Schéhérazade, de Rimski-Korsakov, féérie symphonique, et magnifiques solos de violon (très bien interprétés). Au tout début du concert également, la très belle Pavane de Fauré, et ses thèmes enchanteurs de l'harmonie !
Quant à la chef d'orchestre, que dire... Simone Young, une sacrée bonne femme ! Elle a de la poigne, et donne de la force dans ses mouvements ! Bon, sa direction est un peu confuse, de mon point de vue, on comprend pas vraiment... mais si c'est suivable pour les musiciens... Fin bref, elle bouge beaucoup sur ses talons d'ailleurs, des fois on dirait qu'elle a un sabre dans ses mains... c'est vrai que j'arrive pas trop à décrire, la seule expression que j'ai trouvé, c'est que c'est une sacrée bonne femme, avec les images et les gestes qui vont avec !

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Le lendemain, c'était concert de musique de chambre à l'Auditorium également, dimanche matin 11h. J'y allais surtout pour les deux Pièces de Concert de Mendelssohn pour clarinette et cor de basset (version ici avec piano, mais tout de même le cor de basset !). Très appréciables !! Le tout avec Robert Bianciotto, Thierry Mussote au cor de basset, et Thierry Escaich au piano.
Thierry Escaich d'ailleurs qui nous a fait une petite improvisation sur l'orgue... du Escaich, quoi, je suis pas grand fan. Quoique là, c'était moins "fouillis" que d'habitude, peut-être parce qu'il sortait d'une Sonate pour orgue de Mendelssohn. Il a fait une belle cadence à la fin, il y avait plus de motifs en tous cas que la dernière fois... bref, mieux que d'habitude !
Pour finir, deux octuors à vent (2 hautbois, 2 bassons, 2 cors et 2 clarinettes) : le premier de Myslivecek, le second d'Escaich (ça déménage).

Conclusion : très bon week-end, en plus en compagnie d'Isabelle (donc on a bien rigolé !) !

mercredi 6 juin 2007

DEM : C'est fait !

Voilà la grande nouvelle du moment, de la journée d'hier : j'ai mon DEM de clarinette !

J'ai passé donc l'épreuve hier avec succès, après deux ans dans le cycle (voir mon article sur mon entrée en DEM, le 25 novembre 2005). Même s'il est à modérer suivants les commentaires du jury, c'était avec succès. Bon, et puis, en plus, pour avoir le DEM dans son ensemble, il me faut aussi avoir de bons résultats aux épreuves d'harmonie (samedi dernier) et d'analyse (mercredi prochain).

A mon programme hier, d'abord le classique imposé : CM Weber, Concerto n°2 en mi bémol majeur pour clarinette, second et troisième mouvements (Romance et Polonaise). Je suis très fier de l'interprétation que j'ai donné de la Romance, que j'ai trouvé vraiment magnifique... et je suis également conforté dans cette opinion par les compliments unanimes du jury là-dessus : j'ai fait preuve d'une grande musicalité. Bon, la Polonaise était nettement plus brouillon, et c'est ce qui m'a fait peur quant à l'obtention de l'examen... des pins un peu partout, le tempo qui bouge (et encore, ça, je ne m'en suis pas vraiment vraiment rendu compte), des forte un peu aigres... bref, pas le top, et le jury m'a justement fait remarquer que c'est un peu moyen au niveau technique.

Pour le contemporain au choix, j'avais choisi "In The Dark", de Philippe Hersant, pour clarinette seule. C'est une oeuvre un peu toute neuve, puisque l'édition date de 2006... donc, elle a été écrite il y a quelques années, et créée il y a quelques années par Jacques Didonato (actuel prof au CNSM de Lyon). J'ai donc sûrement été un des premiers interprètes de la pièce ! C'est en réalité une commande du Festival des Arcs, à la mémoire de Bernard Yannotta, qui en a été pendant 20 ans directeur artistique. Et Bernard Yannotta était clarinettiste américain : on retrouve ainsi dans la pièce des clins d'oeil à la musique américaine, notamment à Copland et Gershwin. Bref, une pièce que j'avais vraiment aimé quand mon prof l'avait joué à l'occasion de l'invitation en résidence de deux jours du compositeur, au mois de mars. Et d'ailleurs, je l'aime toujours ! Quant à hier, et bien... je l'eût joué mieux, mais j'ai déjà également eu l'occasion de faire bien pire... donc j'en suis content !

Ce que je retiens des appréciations des jurés, c'est que la compréhension musicale, je l'ai globalement. Par contre, il faut asseoir la technique, c'est là qu'il y a du boulot. Rien de plus : il faut que je prenne mon temps (et j'ai une année de perfectionnement à Bourgoin !) pour travailler les doigts et la technique, ainsi que la sonorité globale dans les forte, et stabiliser tous les acquis qui sont là, mais qui manquent de certitude.

Bien sûr, je ne vais pas me reposer sur ces quelques lauriers... le DEM n'est qu'une étape, mais, elle est passée !

dimanche 3 juin 2007

Philippe Jaroussky / Ensemble Matheus, Jean-Christophe Spinosi

Je sors d'un concert... époustouflant, merveilleux, magnifique, sublime, grandiose, ...

Philippe Jaroussky, ça vous dit quelque chose ? L'ensemble Matheus, avec Jean-Christophe Spinosi ? En tous cas, si vous avez l'occasion d'aller en vivre un concert, et que vous aimez Vivaldi (ou même plus largement la musique ancienne), sautez sur l'occasion...


Franchement, je suis resté scotché à ma chaise par la musique que j'ai entendu... du mal à m'en sortir à la fin ! Dès les premières notes, la première phrase de chant, c'était des frissons, et j'en ai eu la larme à l'oeil... En fait, je m'étais toujours dit que les gens qui disaient ça en sortant des concerts le disaient pour faire bien (quoique y'en a...), mais, là, honnêtement, et sans rire, c'est un des plus beaux, si ce n'est le plus beau concert que j'ai jamais vécu de ma vie !

Au programme, à peu près le contenu de l'album : des airs d'opéras de Vivaldi. Qui conviennent admirablement bien à Philippe Jaroussky, qui les interprète pour le plus grand plaisir. Egalement, deux Sinfonias de Vivaldi, et - un peu comme un cheveu sur la soupe... - le double concerto pour traverso et flûte à bec de Telemann. Ils ont sûrement déjà joué ce programme des dizaines de fois, mais, là, on a sérieusement approché la perfection ! D'ailleurs, avec des tonerres d'applaudissement après un concert de près de deux heures, ils ont fait trois rappels avant de partir encore sous les bruyantes acclamations du public, pour le grand malheur de celui-ci... tout a une fin, comme on dit, et c'est bien dommage... Resté cloué à ma chaise, je serais bien resté quelques heures de plus à l'écouter !

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Que vous dire pour vous parler un peu de Philippe Jaroussky ? C'est sans doute un contre-ténor dont vous entendrez encore parler, mais parmi ses grandes réussites, on peut compter un prix du CNR de Paris en 2001 avec les félicitations du jury, puis plusieurs Victoires de la Musique Classique (dont, en 2007, l'Artiste lyrique de l'année), largement méritées d'ailleurs, et saluées par la critique... Et ça ne va pas s'arrêter là, je suppose ! Il n'y a qu'à voir la vie de soliste qu'il mène aujourd'hui, avec des tas de concerts, notamment dans les salles parisiennes... Alors, franchement, si vous avez l'occasion, je vous en prie, ne ratez pas ! Bref, tout simplement, c'est un bon !


L'Ensemble Matheus, quant à lui, a également fait preuve d'une extrême sublimité ! Une qualité de son extraordinaire, dans l'ensemble des registres et des puissances sonores (époustouflante dans les moments les plus piano !), une interprétation des plus parlantes et sans égal... Bref, je ne peux pas en dire plus ! D'ailleurs, les récompenses internationales et les critiques parleront (et parlent déjà largement) pour moi !


J'ai adoré la direction de Jean-Christophe Spinosi. Je ne sais pas trop comment décrire ; il vit vraiment la musique, et il ne dirige pas pour battre les temps, mais bel et bien pour mener la musique et la rendre transcendante. Sa gestique est très caractéristique (enfin, pour moi, je n'ai non plus vu tous les chefs de la terre !), mais particulièrement efficace. C'est si élaboré et travaillé, et pourtant si simple et naturel pour exprimer ce qu'il cherche. Tout simplement (facile à dire !) les gestes des plus évocateurs que l'on s'imagine pour interpréter, mais, en bien réel. Enfin, ça ne doit pas vous dire grand chose comme ça : il faut voir !


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Je vous le redis, si vous avez une occasion de vivre un concert de Philippe Jaroussky et l'Ensemble Matheus, je vous ensupplie, ne laissez pas passer l'occasion !

Un moment tout simplement magique...