Pour en finir avec mes vacances plutôt chargées, ce camp éclaireur. Souvenez-vous quand je vous ai parlé des EEUdF. Les plus jeunes sont les louvettes et louveteaux (8-11 ans), puis les éclaireuses et éclaireurs (12-15 ans), et enfin les aînées et aînés (16-19 ans). Et bien me voilà en passage vers la BAU, branche aînée unioniste. En effet, avec un an de retard, comme je l’ai souhaité, pour attendre tous les amis qui ne pouvaient passer que cette année. Et pour en revenir au sujet, CANAAN est un camp national de la branche aînée unioniste, où se sont regroupés, pour cette seconde édition, 150 aînés (et éclaireurs passant aux aînés), et ce pour 5 jours de temps de réflexion, d’échange et de rigolade.
Et nous arrivons donc à la gare de Millau, le 24 août au soir, d’où nous prenons une navette qui nous emmène au lieu de camp, le hameau de Bécours, où nous accueillent, dans leur centre national, les Eclaireuses et Eclaireurs de France (EEDF). Et dès la première veillée nous est présenté le thème de réflexion du camp, à savoir l’environnement actuel, l’emprunte écologique et les risque pour le futur, sur trois axes distincts : l’eau, l’énergie et l’agriculture.
Il y a donc eu, tout au long du camp, des temps sur ces différents thèmes. D’abord une après-midi dans laquelle se sont succédés trois intervenants, qui s’est un peu éternisé… trois heures sans pause, c’est long ! Puis, des intervenants professionnels qui nous expliquaient leur point de vue et leur travail, dont un féru du bio, écologiste comme on n’en a jamais vu (il a passé une heure à nous vanter ses mérites et à nous expliquer que tout chez lui était fait en ce sens, que ce soient les murs, le sol ou sa manière de vivre)… Et nous avons aussi eu des temps de travaux manuels, pendant lesquels on a pu recycler du papier, fabriquer des miniatures de chauffe-eau solaire, ou encore calculer notre emprunte écologique… Bref, tout un tas de temps dédiés à une réflexion sur ce thème !
Le reste du temps était partagé entre des temps de pédagogie, qui visaient à nous faire voir ce qu’étaient les aînés, et à quoi ressemble la route que chaque équipe doit y tracer, mais aussi à la préparation d’une veillée finale… bien festive, puisqu’il y a eu méchoui avec trois bêtes au tournebroche, ainsi que foule de spectacles divers réalisés par les aînés eux-mêmes. Nous avons également accueilli, un soir, un spectacle professionnel de chansons humoristiques.
En gros, une très bonne expérience, à réaliser avec plaisir l’année prochaine une fois de plus ! Merci à tous les aînés qui étaient là, et spécialement à mon équipe, avec qui on a passé de franchement bons moments… début d'une longue série !
mercredi 30 août 2006
CANAAN, camp national aîné
mardi 22 août 2006
Stage de direction d'orchestre
Après quelques jours de repos, je prends le train, puis deux bus, et une navette, direction Neuvic, Corrèze, au centre des Festiv’Académies, qui organise trois sessions d’une semaine durant l’été. Pour certains, c’est donc un stage d’instrument, pour d’autre c’est plutôt la musique de chambre, et pour quelques-uns c’est la direction d’orchestre, comme pour moi, dont c’était un stage d’initiation.
N’ayant jamais pratiqué cette discipline, elle m’intéressait pas mal, et j’avais donc beaucoup cherché un stage quelconque pour le niveau de débutant en la matière. Difficile, puisqu’en majorité des sessions, il faut déjà avoir un diplôme, voire un orchestre fixé avec lequel on a l’habitude d’exercer. Et un beau jour, fouillant dans les dépliants du conservatoire, j’ai trouvé celui-ci. Je me renseigne donc et m’y retrouve vite inscrit. Je ne m’inscris d’ailleurs qu’à cette discipline, parce que pour chaque discipline supplémentaire (instrument, musique de chambre, orchestre), il faut encore ajouter une ou deux centaines d’euros !
Avant de parler de la discipline en question, j’avais d’abord envie de faire un clin d’œil à tous les participants du stage, tous les jeunes, l’ensemble du groupe dans lequel régnait une excellente ambiance ! Quand on voulait, on trouvait quelqu’un, que ce soit pour rigoler, jouer à tel ou tel jeu, délirer sur le cuistot en musique, ou tout simplement faire de la musique ! Une très bonne ambiance donc, pour laquelle je remercie tous les participants du stage, que je ne pourrais pas nommer malheureusement, ce ne serait pas bien significatif !
Les journées s’articulaient en… un seul temps pour moi : le matin, cours collectif de direction, de 9h30 à 12h. Et je consacrais le reste de mes journées à mon travail personnel en instruments et direction, mais aussi distractions, bien évidemment. Les cours de direction se déroulaient, eux, en trois temps : d’abord une demi-heure de gestique, où l’on travaille, en gros, la battue (mais en précision !). Evidemment, le plus gros travail de progression se fait seul… Ensuite, une heure de travail avec deux pianos, où le but est de travailler le détail des œuvres sans pour autant agacer tout un orchestre « à cause » du chef. Enfin, une heure de travail avec ensemble instrumental, aboutissement, en fait, du travail à deux pianos. Pour information, les œuvres travaillées étaient là le Concerto n°20 pour Piano de Mozart, ainsi que l’Ouverture sur des thèmes juifs, de S. Prokofiev (pour quatuor à cordes et clarinette, qui peut donc également se travailler en musique de chambre).
J’ai donc pu entrevoir un peu du monde de la direction d’orchestre, le travail d’un chef d’orchestre, et j’avoue que cela m’intéresse beaucoup. C’est un travail très intéressant que de décortiquer chacune des voix, essayer de l’entendre, puis admirer le tout ensuite, et grâce à ce travail entendre chacune des voix (chose que l’on aurait cru extrêmement difficile à l’approche !). Oui, très intéressant, et je compte bien continuer sur cette lancée. Malheureusement, je ne pourrais à priori pas vraiment pratiquer pendant cette année, puisque je ne pense pas encore pouvoir m’inscrire dans un conservatoire… Ceci dit, je compte bien me renseigner pour l’année prochaine, car je n’ai aucune envie de stopper là cette expérience !
mardi 8 août 2006
Stage de musique baroque
Et c’est à peine sorti de cette courte nuit que je me rends Gare de Lyon, à Paris, pour pouvoir me rendre au stage suivant, qui se déroule… dans le Vercors, et qui commence le jour même ! Et après quelques heures de TGV, je retrouve Clotilde, puis ma mère, à Grenoble, avec qui nous prenons la voiture pour une ou deux heures de route. Et en fin d’après-midi, je me retrouve pour la troisième année consécutive au même stage de musique baroque, organisé par l’Association des Rencontres Symphoniques, à Vassieux-en-Vercors.
N’ayant pas vraiment travaillé le mois précédent, pour cause de stage d’orchestre, j’ai dû fournir pas mal de boulot tout au long du stage. Mais il me semble que le bilan est plutôt bon. Les journées s’organisaient en deux temps : le matin, cours individuels ; l’après-midi, musique de chambre (deux groupes). Sauf que là, pour des raisons d’organisation, certains groupes de musique de chambre répétaient le matin également. Le reste du temps, c’était distractions diverses ou travail à notre propre initiative. On a donc pu bien bosser, Clotilde et moi, quelques œuvres que nous nous étions données. Bien sympa !
Enfin, concerts de fin de stage. D’abord celui des professeurs, un très bon concert pendant lequel je n’ai pas décroché un moment ! Le concert s’articulait en trois parties : la première avec deux sonates de Telemann et un Andante de J.-S. Bach ; la seconde partie était un moment de musique médiévale, très intéressante et enrichissante, puisque c’est une musique que l’on n’entend pas souvent ; troisième partie, retour à du Telemann, J.-S. Bach et Schickhardt. En gros, un super concert, grâce évidemment aux musiciens de talent : Vivian Berg (hautbois baroque et flûtes à bec), Elodie Bouleftour (flûtes à bec), Clémence Comte (flûtes à bec), Leonardo Loredo (luth, théorbe et guitare baroque), et enfin Marc Meisel (clavecin), dont plusieurs sont musiciens internationaux. Le concert des élèves, le lendemain après-midi, fût donc moins brillant, mais à notre niveau !
Merci donc à tous les participants, et surtout à Clotilde, sans qui le stage n’aurait sûrement pas été aussi bon, et avec qui on peut toujours rigoler… et travailler sérieusement !
lundi 7 août 2006
Orchestre National d’Harmonie des Jeunes
L’aventure a commencé il y a plusieurs mois, quand un prof de clarinette du stage effectué en Avril nous a briefé sur un stage d’orchestre de haut niveau amateur, au prix de 90€ pour deux semaines. Il nous en parlait parce que l’orchestre manquait apparemment d’effectifs en clarinette. Tout à fait intéressé, je lui laisse mes coordonnées… et quelques semaines plus tard, il m’envoie la brochure du stage, et les modalités spécifiques à cette audition de secours, et je me charge de renvoyer à la Confédération Musicale de France (CMF) les papiers nécessaires. Quelques temps plus tard encore, une semaine environ avant la date d’audition, je reçois enfin les partitions parmi lesquelles je dois faire un unique choix… et, le jour dit, 10 juin, avant-veille du bac, je me rends au conservatoire de Lyon pour cette audition… qui se déroule plutôt bien. Le jury à l’air sympa, et m’informe que la réponse me serait donnée quelques jours plus tard par téléphone… et effectivement, trois jours plus tard, la CMF téléphone pour m’informer que… je suis retenu ! Certes, au poste de troisième clarinette, mais l’expérience s’annonce très bonne, puisque originellement, pour faire partie de l’orchestre, entre autres, il faut détenir au moins le DEM (que je devrais passer à priori l’année prochaine).
Et c’est donc le 14 juillet que je prends le train pour Rouen, où je vais passer la journée chez ma tante, avant qu’elle m’emmène le lendemain sur les lieux du stage, à une petite demi-heure de là, dans un petit village plutôt coquet… Nous sommes accueillis dans le VVF, où nous nous rendons. C’est plutôt vide à notre arrivée, mais une heure plus tard, le régisseur de l’orchestre se présente, et nous laisse nous installer dans les bungalows. Et durant toute l’après-midi, les quelques soixante musiciens de l’orchestre arrivent et s’installent. Après un pot de bienvenue organisé par le VVF, nous pouvons aller manger, puis, pour la soirée, je rencontre deux musiciens du même âge, ainsi que l’animateur pour les mineurs, avec qui on ouvre… une bouteille de rouge et un saucisson ! Au moins, on saura à quoi s’en tenir pour la suite du stage !
Pour ne parler d’abord que des journées, elles étaient plutôt intensives. Généralement 9h30 – 12h le matin, et 15h – 18h ou 14h – 16h30 l’après-midi, les temps de travail (modulables pour la durée) étaient partagés entre travail de l’ensemble de l’orchestre (les tuttis), et répétitions de partiels, c’est-à-dire en groupes réduits (les percussions d’un côté, cuivres d’un autre, et bois d’un autre). On avait du temps l’après-midi que l’on remplissait comme bon nous semblait, entre balades, jeux de cartes, piscine ou autres… Et dès la première répétition, on pouvait constater le haut niveau de l’orchestre par rapport à ce que je connaissais auparavant : en gros, toutes les notes étaient là, et il restait un beau boulot globalement d’interprétation, parfois de mise en place, qu’un chef du petit orchestre de Bourgoin-Jallieu n’aurait même pas pu imaginer mettre en œuvre avec sa formation…
De leur côté, les soirées, comme annoncé plus haut, s’annonçaient plutôt festives… et la configuration géographique des bungalows des stagiaires allait en ce sens, puisqu’une bonne partie formait une cour tournée non vers l’allée du VVF, mais vers elle-même, en gros… Deux tables en plastiques ont donc été installées, en gros, pour la durée du stage, par les stagiaires, et elles accueillaient tous les soirs quelques packs de bière, parfois un peu d’encas, puis autres alcools. Et tous les deux jours, un groupe de stagiaires allaient mettre les cadavres aux ordures, et ramenaient presque un coffre de boissons diverses, si vous voyez ce que je veux dire… C’était donc le bon plan soirées, puisque le bar du VVF, auquel nous avons fait faire un bénéfice de 1500€ pour la première semaine – plus gros bénéfice enregistré, apparemment -, fermait autour de 23h…
Pendant la durée du stage, il y a également eu deux concerts de musique de chambre dans les petites églises environnantes, dans lesquels une bonne partie de l’orchestre a pu montrer, par petits groupes, les talents de chacun en terme de musique de chambre. D’après les retours, les concerts étaient de très bonne qualité !
Enfin, pour parler des concerts, on estime que la quantité de public était un peu faible par rapport au niveau de l’orchestre… mais de mon côté, j’estime que la quantité de public était plutôt en rapport avec les – petits – lieux dans lesquels nous avons joué (excepté le dernier). Premier concert, dans de bonnes conditions, à Forges-les-Eaux, dans la salle de concert où nous avons travaillé toute la durée du stage. Le second concert, pour lequel nous avions trois heures de route aller, et idem retour, était dans un gymnase… dans des conditions lamentables… la température excessive, normal, puisqu’en gymnase… avec, une acoustique injouable… certes, l’installation était bonne, avec un bon podium et de bons éclairages (quoique…), mais des conditions terrifiantes… et évidemment, personne, ni même le régisseur, n’était prévenu ! Et d’ailleurs, on n’est pas passés loin de l’annulation du concert, tellement le public était nombreux… cela ne dépassait largement pas la centaine de personnes ! Bref, au final, concert-répétition, avant le concert du lendemain…
Concert du lendemain, pour lequel nous prenons le bus dans la matinée, pour nous rendre à Paris, une auberge de jeunesse, où nous laissons nos affaires et où, au passage, je rencontre rapidement Sam, rencontré d’abord sur Internet avant d’avoir planifié ce rendez-vous (grand merci à toi d’être venu, même si finalement, on n’a pas eu le temps qu’on voulait !), avant de partir pour… Radio France ! En effet, le concert du soir même sera enregistré pour une radiodiffusion quelques mois plus tard ! En arrivant là-bas, on se rend compte de la chance que l’on a, puisque les locaux sont de la plus haute qualité. Nous avons même la chance d’admirer l’orgue qui devrait bientôt, si ce n’est pas déjà fait, être démonté, car vendu (apparemment, il ne servait pas assez là-bas). Et après un raccord qui nous permet d’apprécier l’acoustique des plus agréables, il nous est même ouvert… le restaurant du personnel de Radio France, auquel même les orchestres invités ne sont pas conviés ! Le repas y est de très bonne qualité… quelle chance pour ceux qui travaillent là-bas ! Et enfin, le concert, dans une salle, elle aussi, peu remplie (quand-même plus que la veille !), mais dans d’excellentes conditions, ce qui nous a permis, d’après les retours que nous avons eu, de réaliser un concert d’une excellente qualité, qui pourrait être considérée comme professionnelle !
Enfin, la dernière nuit, nuit de complète décompression, que nous avons passé dans le bar de l’auberge. Malheureusement, celui-ci a fermé vers deux heures… mais les barreaux étaient assez grands pour passer bras et verres… et en une dizaine de minutes environ, on pouvait obtenir une bière… malheureusement, l’un d’entre nous a fait tomber le robinet de Guinness… un homme du staff est venu, sans voir que l’on se servait, et heureusement… mais, pas mûrs, on a finit par aller se coucher tout de même, autour de 3h30.
Pour conclure, comme vous l’aurez remarqué, c’était un très bon stage ! L’ambiance était excellente, et le niveau musical très haut ! Merci donc à tous, et particulièrement à ceux avec qui j’ai fait bonne connaissance pendant le stage, et notamment, sans tous les citer, Doudou, ou encore Robin.
Pour information : une émission sur l’orchestre sera diffusée le samedi 9 septembre, 17h à 18h, où vous pourrez entendre des extraits du concert, qui sera diffusé dans son intégralité un samedi matin de novembre. Je vous passerais l’info dès que je l’aurais !