Ce matin, pas cours… Ca tombe très bien, puisque je dois partir assez tôt pour me rendre à Lyon, pour un entretien pour mon IUT. Mais quel IUT ? GACO Arts. Non, vous ne voyez pas ? Gestion et Administration Commerciale, section « arts », qui me permet d’avoir le Bac + 2 au bout de trois années. Il faut alors que je justifie d’une dizaine d’heures par semaine dans un conservatoire ou une école de musique, puisque c’est le temps qu’ils nous libèrent, ainsi que sortir à toutes sortes de spectacles et concerts… une contrainte très agréable, finalement ! Donc, je disais, je suis convoqué à 13h30, donc je ne sais pas trop si je suis le seul à cette heure là, où si tout le monde est convoqué en même temps. Du coup, je prévoie toute mon après-midi, pour être sûr de n’être pas pris au dépourvu.
Ma mère m’emmène, et nous partons autour de 12h15, parce qu’il y a peut-être du monde sur la route, parce qu’il faudra qu’on trouve l’IUT, parce qu’il faudra qu’on trouve une place pour se garer. Comme ça, on a de la marge, et on n’est pas stressés… enfin, moi, dans tous les cas, je le suis moins que ma mère ! Et finalement, évidemment, pas grand monde à l’entrée de Lyon, on trouve (presque) directement l’IUT, et une place pour se garer vraiment pas loin. Bref, je suis tout à fait en avance, puisqu’on coupe le moteur autour de 12h50…
Puis c’est vers 13h10-15 que je me décide à y aller, laissant ma mère là : je vais voir si on est tous convoqués en même temps ou pas, et je l’appellerais pour la tenir au courant : si on est tous convoqués à 13h30, elle aura sûrement le temps d’aller se balader ! L’entrée de l’IUT est bien indiquée, mais heureusement qu’ils avaient un peu expliqué dans la lettre de convocation, puisque c’est au sein de la fac de Lyon III, à la Manufacture des Tabacs (pour ceux qui connaissent…). Une grande feuille sur la porte du secrétariat m’indique le numéro de la salle, la salle n° 235. Ah, il va aussi falloir que je trouve, parce qu’évidemment, à cette heure là, le secrétariat en lui-même est fermé ! Mais finalement, je n’arpente pas les couloirs très longtemps avant de trouver le bon endroit et de regarder la feuille affichée à la porte, qui donne les ordres de passage. Bon, comme j’avais pensé, je suis seul convoqué à 13h30, premier dans l’après-midi, pour un entretien de 20 minutes. J’appelle rapidement ma mère qui, du coup, attendra un peu dans la voiture. Il ne me reste plus qu’à attendre mon sympathique comité d’accueil.
Ceux-ci arrivent, trois personnes. Ils me prient de m’asseoir dans un petit fauteuil à roulettes tout à fait confortable. Et, après que la dame soit passée aux WC, on peut commencer. J’ai en face de moi une responsable de la section GACO Arts, un professeur de la filière GACO, et le directeur de l’école de musique de Vaulx-en-Velin (région lyonnaise). Et j’avais envisagé pas mal de questions, qu’ils m’ont d’ailleurs posées, mais pas celle par laquelle ils ont commencé… et pourtant, c’était quand-même logique : ils me laissent 5-10 minutes pour me présenter, parler de moi, mon parcours, … En fait, je ne sais pas combien de temps j’ai tenu, mais selon moi ça ne dépassait largement pas les cinq minutes… Mais, bon, ils ne l’ont pas fait remarqué, et on tout de suite embrayé sur d’autres questions. Et les vingt minutes d’entretien se sont déroulées très rapidement, je n’ai pas vraiment vu passer le temps.
Puis je peux sortir, voyant rapidement les suivants qui attendaient, et me demandant si j’avais donné les réponses qu’ils voulaient entendre… Mais, de toute façon, maintenant, c’est fait, et regretter ou me féliciter ne changera pas ce qu’ils en penseront !
… Réponse le 12 juin par courrier, donc chez moi le 13 ou 14…
mercredi 31 mai 2006
GACO Arts
mercredi 24 mai 2006
Musique de chambre
Après quelques semaines où je n’ai pas vraiment eu le temps d’écrire d’articles, me voilà de retour avec des choses à raconter… Je suppose que j’en aurais pas mal ces prochains jours !
En fait, ce matin, je me suis levé tout à fait confiant. En plus, j’avais deux heures de maths, et deux heures de physique… donc pas énormément le temps de penser à autre chose ! Et d’ailleurs, j’oublie presque pendant ce temps, ainsi que pendant le repas et la suite de la journée… jusqu’aux environs de 15h, un peu avant.
Nous allons nous préparer rapidement dans une salle, jouer les débuts des morceaux et les endroits qui pourraient poser des problèmes. Là, tout se passe bien. Bah, c’est parti, on descend. Je suis troisième et quatrième sur la liste de passage. On entre dans la salle, parce qu’on se fait pas trop de soucis, de telle manière qu’on pourra écouter les groupes qui passent avant nous. D’ailleurs, ils jouent pas super bien… en particulier le groupe violoncelle/piano, dont les instrumentistes jouent plutôt faux… Et là vient mon tour.
D’abord, je joue le Triosonate de Quantz, pour flûte à bec, traverso et clavecin, les premier et second mouvement. Là, le moment de répit habituel quand on joue de la musique ancienne au milieu d’œuvres plus classiques : il faut aller chercher le clavecin, ce qui me permet de me préparer tranquillement, en évitant les regards vides des jurés. Tout cela se déroule, je crois, sans problème, car si ce n’est quelques petites choses mineures, certaines choses difficiles sont tout à fait bien passées !
Ensuite, on enchaîne directement en duo avec Sven, accordéoniste, avec qui j’ai maintenant l’habitude de jouer. Nos morceaux, en fait, ne sont pas spécialement virtuoses. Les difficultés résident généralement dans la mise en place de certains moments, et quelques endroits à bien articuler, et où il faudra rester vigilant. Ca ne va pas vous dire grand-chose, mais je vous donne quand-même notre programme : Antelope Song, de P. Busseuil, avec clarinette et accordéon, suivi d’un Allegro issu d’une sonate de Bach, en formation originale de flûte à bec et accordéon, pour finir avec des pièces que l’on maîtrise tout à fait puisque les ayant déjà joué plusieurs fois en prestations publiques : trois danses de W. Lutoslawski. Et tout ce programme sans réelle encombre ou, quand il y en avait, des bons coups de bluff qui les font passer presque en toute discrétion !
Bref, en sortant, nous ne sommes pas vraiment inquiets… On se demande plutôt quelle mention on va bien pouvoir avoir ! Pendant que les suivants jouent, on nous demande d’aller voir Didier, qui s’occupe de l’action culturelle du conservatoire. Celui-ci nous propose une prestation publique en plein air, à Grenoble, une semaine plus tard, le vendredi 2 juin, dans le cadre du Bus de Radio Classique. En fait, ils annoncent deux heures de concert, et ils en cherchent apparemment une heure et quart ! Je propose donc en parallèle de jouer avec un quatuor de clarinettes, puisqu’il faut meubler…
Puis après un moment, on retourne pour avoir les résultats de cet examen. Et sans suspense ni grande surprise, on apprend que nous obtenons tous les deux cet UV de musique de chambre du DEM à dominante instrumentale… c'est-à-dire, la partie musique de chambre de nos DEM respectifs d’accordéon d’un côté, et flûte à bec et clarinette de l’autre. Je l’obtiens avec mention TB, et Sven avec mention Bien… dommage, à mon avis, avec le travail qu’il a fournit pour le Bach, musique ancienne qu’il n’est pas habitué à jouer… Et donc, ce qui fait, pour moi, qu’il ne me reste plus que, en plus de la partie instrumentale, un examen d’oral pour la partie de formation musicale (solfège, ici rythme, chant et transposition), que je passe jeudi prochain, ainsi que l’UV d’écriture/analyse, que j’ai passé samedi mais que je n’aurais sûrement pas cette année (étant donné que j’ai fait deux ans en 5-6 mois… à priori je n’ai pas vraiment le niveau !).
Voilà, une avancée de plus pour ce diplôme pré-professionnel… Je devrais pouvoir le compléter l’année prochaine !
vendredi 5 mai 2006
Un week-end à Marseille
Cette fois-ci, c’est à peine revenu de mon stage que je repars. Je passe une petite nuit à la maison, avant de prendre le train, en route vers… Marseille, où j’ai décidé d’aller passer trois jours chez mon frère, Benoît, qui fait ses hautes études commerciales à l’école de commerce Euromed Marseille.
Dans le TGV, pour faire passer le temps, j’ai même trouvé des gens qui m’ont proposé quelques jeux de cartes. J’arrive donc à Marseille vers 11h… Bon, comme par hasard, le premier mai, aucun transport en commun, bus, métro… Ce qui signifie que Benoît a un peu de retard pour venir me prendre, mais aussi qu’on pourra pas aller se baigner dans les calanques, car c’est à trois heures de marche, et c’était le seul jour disponible de son côté pour y aller…
Donc le lundi, en arrivant à son appart’, ben… c’est parti pour le glandage : on se pose tranquillement sur la terasse (et oui, le rez-de-chaussée a aussi des avantages !), plein soleil, avec un peu de musique et un apéro, puis un repas… Et l’après-midi, un peu de ça, et puis aussi regardé quelques films. Le soir, deux pizzas et un film… Bref, une journée bien pépère !
Mardi, c’était la journée qui allait saouler mon frère. Le matin, une mission entreprise, je crois, et l’après-midi, cours… Il passe simplement en coup de vent le midi pour manger un bout. Pendant ce temps, ça me permet quand-même de bosser : instruments, écriture. Par contre, pas moyen de me motiver pour simplement relire des cours… Je regarde aussi quelques films, et passe quelques moments sur le PC avec Need For Speed. Bref, une journée pépère qui finalement est passée bien vite, surtout quand on se pose tranquillement sur la terrasse !
Le mardi soir, mon frère devait se rendre pour le BDE (dont il fait partie… bravo encore !) à la Société Générale, avec qui le BDE signe un partenariat… Hop, j’en profite pour m’incruster dans la troupe, et aller prendre un verre… La Société Générale avait soigné le tout avec plusieurs bouteilles de champagne et un buffet apéritif bien rempli… Le directeur a même fini par sortir deux bouteilles de champagne de sa réserve personnelle, ce qui montrait bien pour eux l’importance du partenariat… Important aussi pour le BDE, puisque c’est de bonnes aides à chaque fois… Autant dire que c’est le genre de contrat que je ne verrais pas signé tous les jours… D’autant plus qu’ils ont offert aux membres du BDE des lecteurs MP3… Donc je m’en suis aussi fait offrir un !
Le lendemain, je repars vers midi… Un peu après mon frère qui devait se rendre à l’école, parce que pas mal de boulot pour la journée… Comme un con, j’oublie la carte de métro qu’il m’avait filé, donc j’ai dû en racheter une… dommage pour moi ! Et puis de retour à Bourgoin, où je trouve d’ailleurs mon grand-père qui passait par là nous dire bonjour…
lundi 1 mai 2006
Stage de clarinette

Et me voilà tout juste revenu de stage… de clarinette, comme vous l’aurez deviné d’après le titre du texte. Un stage très intéressant au niveau musical et instrumental, mais aussi bien marrant entre potes, parce qu’on s’est vraiment bien éclaté ! Je vais donc vous en faire un compte-rendu, je pense, assez précis d’après mon habitude involontaire à étoffer ce genre de choses !
Dimanche 23 au soir – Arrivée
Ici rien de très intéressant… J’ai un aperçu de qui participe au stage (je m’attendais à certaines personnes qui finalement n’y étaient pas), et on se remet bien vite dans l’ambiance ! Installation dans les chambres, puis repas et déjà, première répétition de l’ensemble. Qu’est-ce que c’est ?!
Bien tous les soirs, c’est une répétition d’ « orchestre », comme on pourrait dire, où tous les stagiaires sont réunis pour jouer des pièces pour ensemble de clarinettes, ou pour orchestre, arrangées par notre cher directeur de stage, accessoirement directeur de l’école de musique, chef d’orchestre et prof de clarinette dans la vraie vie : Michel Thévenon ! Ici, nous jouons une pièce de Mozart (quelqu’un me rappelle ce que c’était ?), ainsi qu’une pièce de Truillard (« Les Anches s’amusent »), mais aussi et surtout la Pièce de Concert n°1 de Mendelssohn pour clarinette en sib et cor de basset ou deux clarinettes.
Lundi 24
Les premiers cours. Pour ma part, je me suis plutôt pas mal débrouillé… ! En effet, j’ai le cours de musique de chambre (en formation clarinette, violoncelle et piano) à 15h30, pour une demi-heure, puis à 16h15 mon cours de clarinette de trois quarts d’heure, que j’aurais deux jours avec Didier Reymond, professeur au Conservatoire National de Région de Lyon, puis deux jours avec Jean-Pierre Galliari, professeur au CNR d’Annecy.
Cela me laisse donc la matinée, et le début d’après-midi pour bosser, particulièrement pour le cours d’instrument, puisque je vais y jouer le Concerto n°1 de Weber, dont je n’ai bossé les deuxième et troisième mouvements que depuis samedi, deux jours plus tôt… dont le troisième mouvement, qui est un mouvement rapide et… plutôt difficile. Je dois aussi me remettre dans les doigts le premier mouvement, que j’avais joué il y a trois ou quatre ans. Bref, un bon programme de travail !
Les différents cours se passent très bien, particulièrement en cours d’instrument où je suis tout à fait content de ce que ces peu de jours de travail ont réussi à donner. Contrairement à ce que j’aurais pensé, on lit tout le Concerto dans le cours, et Didier, au fur et à mesure, me donne des conseils généraux, puis particuliers si besoin (sans rentrer trop dans le détail, puisque justement, on n’a pas énormément de temps !). Au cours de musique de chambre, je découvre les instrumentistes avec lesquels je joue, et qui ont l’air vraiment sympas : Sarah, la pianiste (qui au passage joue très bien, je crois…), et Johanna, la violoncelliste, qui paraît plus réservée (ce qui paraît aussi dans son son et sa manière de jouer).
Le soir, répétition de l’ensemble, très bonne aussi. Enfin, je lis quand-même beaucoup les notes (ce qui signifie que je galère légèrement, en jargon de musicien…), forcément puisque je n’ai rien bossé du tout de ces partitions…
Bilan de ce premier jour, très bon, entre le côté instrumental, et le côté rigolade avec les potes.
Mardi 25
La journée se déroule tout aussi bien pour le tout, entre musique de chambre, cours et ensemble, ainsi que pour des bonnes rigolades avec les autres stagiaires. Ah, si, un épisode à mentionner : la matin, en bon partant, je me suis décidé d’aller courir avec Cocheteux (Thomas de son prénom) et Nils(m). Bon, le seul hic, c’est que moi, j’ai pas l’habitude de courir, contrairement surtout à Cocheteux qui, lui, court tous les jours… et a malgré mon avertissement pris un rythme que j’aurais pris pour un ou deux tours de stade ! Bon, du coup, on a finit en marchant, et j’ai dû un peu les emmerder, mais bon, je crois qu’on s’est quand-même bien marré, non ? Enfin, désolé pour mon surplus d’enthousiasme les gars !
Au cours individuel, cette fois-ci, c’est la Sonate de Saint-Saëns que je vais pouvoir jouer à Didier. C’est un morceau que je travaille avec Richard Malblanc, mon prof habituel, et que je vais jouer dans quelques semaines en ‘récital’. Comme la veille, le cours se passe très bien, et je n’ai pas grand chose à dire dessus. Didier me donne des bons conseils qui me donnent à réfléchir sur l’œuvre.
Donc un deuxième jour tout aussi intéressant et amusant sur tous les plans. Parce que, outre la rigolade avec les potes, il y a aussi une très bonne ambiance entre profs et élèves !
Mercredi 26
Troisième jour, toujours aussi sympathique. Bon, moi je galère, parce que j’ai d’horribles courbatures qui m’empêchent de marcher normalement… M’enfin, j’m’en fous un peu d’un côté, parce que ça m’empêche pas de toujours me marrer, ni de jouer !
Cette fois-ci, le cours d’instrument est avec Jean-Pierre. On regarde ensemble les parties de solistes de la Pièce de Mendelssohn, dont je vais jouer la seconde avec une autre clarinettiste et l’ensemble en concert à la fin du stage. Pas grand chose à dire, si ce n’est qu’on travaille pas mal le mouvement rapide, et qu’au final, on ne le jouera pas nous-même… Mais à ce moment-là, on ne le sait pas encore !
Ce jour-là, je répète aussi justement avec Lydiane, la clarinettiste avec qui nous jouerons les partis solos de cette pièce à la fin du stage. Bon, ce qu’il y a à régler surtout, ce sont les cadences, chacun de notre côté, mais aussi quand elles sont à peu près en même temps ! Mais cela s’est très bien agencé, et nous n’avons pas eu trop de difficultés. Bon, là aussi, on a pas mal bossé le troisième mouvement, le plus difficile… Ah, si on avait su !
Et le soir, pour l’ensemble, c’est nous qui faisons les partis solos. Les deux jours précédents, c’étaient Aline et Romain, qui feront le concert du samedi soir (nous ferons celui du dimanche) (au passage, merci encore à vous d’avoir accepté cet arrangement !). Tout se passe très bien, et pour le troisième mouvement, c’est là qu’on décide de passer la main à Tanguy et Florien (désolé pour l’orthographe…), qui l’avaient bossé… Et pour avoir connu le même genre de choses l’année dernière, je sais que c’est plutôt frustrant de bosser quelque chose du genre et ne pas pouvoir le jouer… C’est pourquoi nous leur laissons ce mouvement, qu’ils interprèteront d’ailleurs fabuleusement bien…
Encore une journée très agréable et intéressante, surtout avec les parties de belote après la répétition, et les trips qu’on a pu prendre, les prises de tête avec Etienne qui nous a bien saoulé avec son langage de jeu très pointu… Mais on lui a bien rendu, n’est-ce pas ?
Jeudi 27
Le quatrième jour est souvent le plus difficile, avec une fatigue qui se fait ressentir. Bah, ouais, avec six à huit heures de clarinette par jour, c’est pas évident quand on n’a pas l’habitude ! Pourtant, pour ma part, ça va bien. Les courbatures sont toujours bien là, mais des fois je les oublie presque !
Le cours avec Jean-Pierre concerne le premier mouvement du Premier Concerto de Weber, plus en détail qu’avec Didier : c’est ce que je jouerais le samedi, au premier concert. Mais encore une fois, pas grand chose à dire : cela se passe très bien !
Deuxième répétition de l’ensemble en soliste très bonne aussi. Puis une bonne soirée encore entre baby-foot et belote.
Vendredi 28
Là, je me lève sans savoir que la soirée sera fatigante… Heureusement, la journée est plus de repos, puisque c’est la veille du concert : il faut pas se flinguer, et ne pas trop bosser (bon, quand-même un minimum !). Donc pas mal de ping-pong ce jour là, toujours difficile avec les courbatures (qui finissent tout de même par s’estomper !).
L’après-midi, c’est une répétition avec la pianiste pour le concert du lendemain, le Concerto de Weber (premier mouvement). L’ accompagnatrice, Nadia, vient du CNSM (Conservatoire Supérieur) de Lyon qui est là, et qui déchiffre admirablement bien… Normal, vous allez me dire, parce que c’est un peu ce qu’elle fait de ses journées ! La répétition se passe plutôt bien, sauf quelques traits qu’il faut que je revoie avant le concert si je veux pas qu’ils foirent… Mais rien de terrifiant non plus, et de toute façon, rien ne sert de stresser à ce moment : s’il n’y a pas eu assez de boulot avant, ça ratera, et au contraire s’il était suffisant, ça passera !
En fin d’après-midi, c’est l’arrivée de Philippe Berrod, 1ère clarinette solo de l’Orchestre de Paris. Oui, autant dire qu’il y touche un peu, à la clarinette… Il doit nous faire un cours de musique de chambre. Théoriquement, il doit faire passer 9 groupes entre 18h et 21h. Mais il faut préciser qu’en plus du fait que c’est vraiment court, Philippe est quelqu’un qui vit sans montre, donc sans heure… Donc, facile de prendre beaucoup de temps, ce qui se retrouvera sur toute la fin du stage ! Bref, la répétition ne commence pas avant 18h30, et le premier groupe passe environ trois quarts d’heure… Je passe ensuite, et c’est reparti pour presque le même temps ! Bon, tout ce qu’il nous dit est très intéressant, ce qui comprend ce qu’il dit à moi, mais aussi à tous les autres clarinettistes. Et de fil en aiguille, on finit les répétitions, aux environs de… 22h30 ! Et ce, avec un échange très sympathique entre Philippe et Sarah, la pianiste : « Hmm, je t’embête, là, Sarah, non ? - … Franchement… ? Oui ! »
Puis ensuite, une soirée sympa où on peut découvrir Philippe autrement : quelqu’un qui sait vraiment bien s’amuser, comme les autres profs d’ailleurs, et avec lequel on a passé de très bons moments !
Samedi 29
Là, c’est la matinée qui m’a moyennement plu. Bon, j’ai bossé pour moi pour le concert, ça, ça va. Mais il devait y avoir des répétitions avec piano et cours de musique de chambre avec Philippe, qui, arrivant avec un peu de retard, s’est appesanti sur sa répétition avec Jean-Pierre (ils doivent jouer le dimanche la Pièce de Concert n°2 de Mendelssohn avec Nadia, l’accompagnatrice), puis sur la répétition du quatuor des profs (un klezmer, musique hébraïque et bien marrante à jouer !)…
Enfin, quand je finis par renoncer à une quelconque répétition en sa présence, je me motive pour aller essayer des becs de clarinette, que quelqu’un de Vandoren a apporté pour la journée, et là, j’en essaye un, puis j’essaye de demander quelques conseils à ce personnage, qui ne me répond pas grand chose, pris dans une conversation avec les profs, et qui finit par remballe pour aller manger… Du coup j’ai pas vraiment pu essayer, dommage… Mais là, j’étais pas de super humeur !
Et l’après-midi, on part en co-voiturage vers la salle où se déroule le concert, à 18h, et où avant Philippe animera une masterclass. Quatre élèves à faire passer en deux heures, on n’a dépassé que d’une demi-heure je crois, on s’attendait à pire ! Cependant, les cours publics furent très intéressants, en tous cas pour ma part ; comme quoi, on peut en apprendre beaucoup rien qu’en assistant au cours de quelqu’un !
Enfin, le concert. Je joue en troisième mon Weber. Ca se passe… plutôt bien, en fait, car même s’il y a des moments que j’ai royalement foiré (enfin, d’autres ont fait pire !), il y a des moments dont j’étais particulièrement satisfait ! D’ailleurs, j’attends l’enregistrement avec hâte…
La soirée, particulièrement sympathique… était constitué d’une belle bataille d’eau, dans laquelle j’ai pris part au début, puis que j’ai ensuite lâché pour aller plutôt rigoler avec les profs et autres stagiaires en discutant. Et effectivement, on s’est bien marré ! Ensuite, je suis allé me poser dans une chambre avec Marie, Nils(m) et Elodie (qui ne faisait pas le stage, mais était là pour le week-end), on a bien discuté aussi. Et puis après, on décide de se coucher : bon, mon collègue de chambre, Cocheteux, fait n’importe quoi dans le couloir, donc avec Nilsm, on se décide à virer son collègue de chambre, Damien, qui faisait la même chose, pour faire une chambre tranquille, et une autre où on ne sait même pas s’ils dormiront. Ouais, parce qu’il y en a quelques-uns qui ont formé le groupe d’alcoolique et se sont bourrés au vin, puis ont crié toute la nuit dans les couloirs en frappant aux portes comme des malades… Bon, nous, on a réussi à s’endormir vers 3h30… Pas mal, je dirais, dans ces conditions-là !
Dimanche 30
Dernier jour, déjà… Encore une fois, une semaine qui est passé extrêmement vite !
Le matin, je m’incruste dans l’Orchestre local dont pas mal de stagiaires font partie, pour aller jouer dans une cérémonie de commémoration. Ensuite, cours de clarinette avec Philippe. Je lui joue la Sonate de Denisow, que je jouerais dans ce même récital bientôt. Toujours des conseils très intéressants et qui devraient pas mal m’aider.
L’après-midi, le concert est à 15h. Ca arrive vite, et le concert se déroule très aussi pour ma part. Pour la pièce de musique de chambre, c’est même très bien allé, sauf à un moment où j’ai failli foutre un gros pin… C’est venu une mesure trop tôt, en fait. Bon, heureusement, la violoncelliste avait le même que moi, donc j’ai bien pu voir que j’étais pas au bon endroit… Après j’ai failli exploser de rire aussi, parce que, volontairement ou pas, j’ai eu l’impression qu’elle souriait et que ça la faisait marrer… Non mais ^^ !
Je suis aussi très content de ma prestation en tant que soliste pour la Pièce de Mendelssohn, il ne me semble pas avoir vraiment raté de choses. J’attends là aussi l’enregistrement avec impatience !
Et… la conclusion du stage ! J’en profite pour discuter un peu avec Philippe, qui me donne des conseils généraux de son pour que celui-ci soit plus agréable. Il me remet aussi une feuille (merci beaucoup !) que je pourrais placer dans mon livret de DEM, dont j’ai besoin pour l’entretien. Après, on a un pot qui clôturera le stage si vite passé…
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En conclusion, donc, un stage très intéressant à tous les niveaux. J’ai beaucoup appris au niveau instrumental, et d’ailleurs les profs précisaient qu’un tel stage était à peu près équivalent au travail habituel d’un trimestre ! La rencontre avec Philippe Berrod était aussi très intéressante… Et en plus, une très bonne ambiance entre élèves, mais aussi élèves et profs, et j’ai fait de bonnes rencontres parmi les stagiaires ; on a bien rigolé entre baby-foot, belote, ordinateurs, repas, séances de travail, …
Un grand merci à tous !
Enfin, un grand merci à ceux qui ont eu le courage de lire ce texte jusqu’au bout… J’ai bien fait de prévenir de la longueur au début ; ceci dit, je ne pensais vraiment pas en écrire autant !