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dimanche 11 septembre 2005

« Vacances : Stage de musique baroque »

Comme vous devez le savoir, je fais de la flûte à bec. Cela fait 10 ans révolus, puisque j’ai commencé en CE1, en classe à horaires aménagées musique.

Et cet été, pour la deuxième année consécutive, j’ai participé à un stage de musique baroque pendant la première semaine d’août, qui se déroule dans le Vercors, dans un gîte de groupes, et avec des professeurs talentueux et qui ont déjà pour certains enregistré plusieurs disques.

Quels instruments ?
On y retrouve donc les principaux instruments baroques : clavecin, luth et théorbe, viole de gambe, hautbois baroque, et enfin la flûte à bec.

Au programme, une demi-heure de cours individuel (mais ouvert) par personne et par jour, et deux séances de trois quarts d’heure de musique de chambre, c’est à dire, de musique d’ensemble.

Pour moi, les œuvres de musique de chambres étaient « La Bergamasca », pièce de Viadana pour deux chœurs de quatre flûtes à bec (une basse (j’en jouais une !), une ténor, une alto et une soprano) et un clavecin, c’est à dire au total huit flûtes et deux clavecins. Cette pièce n’est pas techniquement dure, puisque la difficulté réside plutôt dans la mise en place des différentes partie, afin que toutes les flûtes soient bien en mesure… Mais ça n’a pas été très difficile, il me semble…
L’autre pièce était un « Quartettino » de Scarletti, pour trois flûtes à bec altis et clavecin. Avec un Adagio, plutôt difficile, un Allegro dont la difficulté résidait dans le caractère à donner, et un Menuet, plutôt simple.

Les autres œuvres allaient, pour les connues, de Bach à Haendel, avec Hotteterre, Vivaldi, Mancini, Telemann ou Marcello.

Là-bas, j’ai rencontré l’année dernière une claveciniste avec laquelle je me suis très bien entendu, et on a senti que le courant passait bien entre nous. Je ne parle pas en amour, c’est sûr, mais une très forte amitié nous lie. Et avec cette fille qui fait une fac de musicologie à St Etienne (donc pas à côté !), que j’avais revue à la toussaint suivante (et que je compte aller voir encore aux prochaines vacances !), on s’est donné, pour cette année, une dizaine de pièces à bosser chacun de notre côté, pour pouvoir jouer ensemble, peut-être un jour en concert. Mais, bon, c’est surtout pour qu’on puisse avoir des choses à jouer ensemble et que ce ne soit pas brouillon, quoi…
En tous cas, je l’adore, et je suis vraiment content de l’avoir rencontré… Parce que d’un côté, moi, je ne connaissais finalement qu’assez peu de musiques, de compositeurs, et n’avait pas l’habitude de jouer autant de pièces… Et je trouve que ce qu’on fait ensemble, c’est vraiment génial, et on s’entend super bien !

Malheureusement, une semaine, c’est court, et c’est vite passé… Et, même si en dehors des cours, on a pu travailler ensemble une à deux heures par jour, j’ai déjà hâte qu’on se revoit en octobre : car avec ma prof, on travaille un ou deux morceaux à la fois, et plusieurs mois de suite… et c’est parfois embêtant !

Je crois que c’est ce stage qui, l’année dernière, m’a redonné goût à la flûte, car, je me demandais même si ce ne serait pas une bonne idée d’arrêter les cours (pas d’en faire, quand-même). Mais, grâce à ce stage, je continue dans ma lancée, et je compte bien, cette année, entrer en DEM (cycle pré-professionnel).

samedi 10 septembre 2005

« Vacances : Camp éclais, la suite »

Ce texte est la suite du précédent, sur les installes.

En fait, c’est surtout pour essayer de montrer, de raconter ce qu’on peut faire dans un camp EEUdF.

Tout d’abord, je vais vous faire la journée type, en gros :
- 8h : prépa petit-déjeuner, pour l’équipe concernée (je vais vous expliquer plus bas).
- 8h30 – 9h30 : petit-déjeuner échelonné, c’est à dire que chacun vient manger quand il veut dans cette plage horaire. Là, chacun fait sa vaisselle perso. Pas de bonna à laver : le lait, c’est au bain-marie, le thé, bah, avec de l’eau, et le café à l’eau aussi quand il y a… c’est à dire pas souvent ! Souvent, on réclame du nutella. Mais bon, généralement, ce qui se fait, c’est de la pâte à tartiner tous les deux jours.
- 10h – 11h30 : Activité 1. Ca peut être des petits jeux, un grand jeu, une lessive, un rangement, un moment spi (pour spirituel : on prend un passage de la Bible, et on discute dessus), et j’en oublie sûrement.
- 11h30 – 12h : Prépa bouffe, pour le déjeuner en équipe : à 12h, les équipes doivent pouvoir prendre leur cagette de bouffe, donc il faut que l’équipe de prépa bouffe aille chercher ce qu’il faut au frigo (généralement chez le proprio du terrain), et prépare les différentes cagettes.
- 12h – 14h : Bouffe, en équipe donc. Chaque équipe s’organise comme elle le souhaite ; un ou deux responsables viennent manger, par équipe. Il faut aussi faire la vaisselle, bien sûr.
- 14h – 16h : Activité 2. Idem activité 1.
- 16h – 16h30 : Goûter.
- 16h30 – 17h30 : Activité 3, oui, encore une.
- 17h30 – 18h30 : Les douches ! Souvent froides parce que pompant sur l’eau d’une rivière, elles sont soit collectives, soit individuelles (avec des compartiments), c’est décidé en début de camp ; il y a un roulement chaque jour : une fois d’abord les filles, et le jour suivant d’abord les garçons. Il faut quand-même savoir que des douches, c’est pas simple à construire (tiens, j’avais oublié ça dans les installes : des palettes par terre, et des bâches autour ; donc si il faut faire des compartiments, c’est encore plus difficile… Alors nous, on avait pas envie de s’embêter cette année, lol).
- 18h30 – 19h30 : Prépa bouffe. Parfois, on commençait plutôt, genre quand il y avait tartiflette, ratatouille ou soupe à l’oignon. Nous, on n’a pas eu de chance avec mon équipe : on est, presque à chaque fois, tombé sur un truc long !
- 19h30 – 20h30 : Dîner.
- 20h30 – 21h : Vaisselle. Eh oui, les bonnas !
- 21h – 22h30 : Activité 4 en guise de veillée. Ca peut aussi être une veillée chant par exemple. La veillée se finit toujours par un chant de nuit : il faut calmer les esprits de tous ces jeunes excités ^^. Pour ceux qui veulent, on chante un cantique : le cantique des patrouilles.
- 22h30 – 23h : Coucher. Tout le monde dans les tentes, plus de bruit… Pas évident tous les jours, ça, les resps doivent toujours repasser et attendre que tout le monde se taise !

Voilà, donc, ça, c’est le gros des journées. Pour le fonctionnement des services, on a une roue, qui répartit les différents service, se voulant équitable (i.e., pas une équipe qui a un service d’une heure, et l’autre qui fait presque rien…). Bon, de toute façon, ça tourne !
Donc, les différents services :
- Bouffe : préparer le petit-déj le matin et aller prendre le pain (des fois, le boulanger ne livre pas sur le lieu de camp, par exemple, là, il livrait chez le proprio, et pour y aller, c’est une grosse côte à monter !), aller chercher la nourriture au frigo quand il faut, et aussi, ben, faire la bouffe sur les tripattes !
- Service de table et débarrassage : servir tout le monde, en faisant tout le tour de la table avec les bonnas ; et débarrasser tous les déchets à la fin, qui traînent sur la table (ou parfois par terre…), comme les pots de yaourts.
- Rangement camp : passer dans tout le camp avec des sacs poubelle pour traîner tout ce qui traîne : en effet, tout le monde ne comprend pas qu’un terrain, ça doit rester propre, surtout quand c’est un lieu de vie ! Il faut aussi parfois traîner les poubelles jusqu’à la voiture, qui parfois ne pouvait pas descendre à côté… T’es content quand le sac n’est pas assez solide pour les déchets de bouffe qui pèsent. Et pour les poubelles, précision, les éclais font le tri sélectif, quand-même ;-).
- WC : pas forcément marrant, sauf quand on est à plusieurs et qu’on peut discuter en le faisant : il faut recouvrir les déchets organiques de sciure (que les scieries acceptent de donner… ou parfois de revendre : eux, ils sont pas gentils !), nettoyer la cuvette à la javel, et s’assurer qu’il y a assez de papier hygiénique.
- Vaisselle : pas marrant quand il reste un tas de bouffe, qu’on ne peut pas garder, ou quand celle-ci colle au fond de la bonna. Pas marrant quand il faut nettoyer les plats carrés (à la maison, c’est les poêles), parce que c’est pas du Téfal ! Faut gratter…
Pffiou, j’en oublie, mais je vois pas du tout… Bah oui, nous étions six équipes cet été, et il n’y avait pas de service de repos !
Et tous les jours, on tourne la roue…

Quoi d’autre… Le folklore… Les responsables auront auparavant décidé d’un folklore. Là, par exemple, c’était Star Wars. C’est un thème autour duquel tous les grands jeux graviteront, une histoire à vivre qui évolue au fur et à mesure du camp, des jeux, imaginée par les resps.

Dans le camp, généralement, les éclais doivent organiser des jeux. Alors, c’est soit un jeu par équipe, comme cet été où nous devions faire des veillées ; soit un jeu des pionniers, un des explorateurs, et un des équipiers. Alors, là, explications : ta première année, généralement, tu es équipier. Tu ne connais pas trop le système, tout ça, tu apprends. Ensuite, tu es explorateur, puis pionnier. C’est les plus vieux, ceux pour qui c’est la quatrième année. Mais, bon, après, c’est pas fixe : tu peux rester trois ans équipier, si tu n’essaie rien d’apprendre, et tu peux être considéré comme pionnier dès la fin de ta première année (comme un copain cette année), mais, bon, là c’est pas quand tu as 12 ans, hein, il faut quand-même être responsable, etc. Donc c’est mobile, tout ça. Donc, chaque équipe ou chaque groupe organise un jeu.

Après, aussi, il y a différentes journées à thème, qui respectent ou non la grille de journée…
- Le concours de bouffe : chaque équipe doit faire un repas, et les responsables passent successivement dans chacune des équipes (si, si, ils se pètent le bide !), et notent, suivant des critères bien définis, comme la qualité, l’originalité, l’hygiène, le divertissement, etc. Et une équipe est désignée gagnante. Voilà, c’est pour le fun, évidemment !
- La journée cacahuète : tu pioches, le matin, un nom parmis tous, et tu devras faire des petits cadeaux à cette personne toute la journée. Généralement, on fait durer 24h.
- La journée du killer : en ayant pioché un nom aussi, le but est d’arriver à le prendre à part, et que, sans que personne ne puisse être témoins, lui faire faire une action pourrie (genre faire une roue avec un crayon dans la bouche, des trucs bidon, quoi : les resps se défoulent ^^). Après, si tu y arrives, tu lui dit que tu l’as killé, et il doit te donner le papier de la personne qu’il devait tuer, et tu dois alors killer cette personne. Mais, bon, c’est plus marrant, je trouve, quand tu dois juste dire à la personne que tu l’as killé, c’est plus rapide. En plus, t’as un vieux climat de méfiance partout, c’est énorme ^^. Moi, j’ai killé 6 ou 7 personnes, et j’me suis fait killé comme un bleu par la resp qui m’avait, c’était pitoyable ^^.
- La journée à l’envers : ça c’est bien marrant normalement. Le but est de faire un maximum de chose à l’envers : tu marches ou cours en reculant, tu t’habilles à l’envers, et après, c’est plus ou moins appliqué : dans les unités vraiment à fond dedans, ils prennent d’abord le dîner le matin, en commençant par le dessert, etc. A voir, après !
- La journée village : chacun, seul, à deux ou à trois, ou plus, décide de faire un stand, et le but est de reproduire un village avec l’argent donné en début de journée. Tu as des restaus, des masseurs, des coiffeurs, et les resps font la mairie, la banque… Y’a bien moyen de s’amuser !
J’en ai sûrement oublié aussi, mais c’est ça, en gros.

Aussi, un moment important dans le camp : l’explo.
Le principe est que chaque équipe, suivant un itinéraire précis qu’elle aura tracé dans une préparation quelques jours avant, marche pendant trois jours dans les villages environnant. Bon, forcément, souvent, même si ce serait mieux que non, des équipes se retrouvent dans un village. Les responsables donnent de l’argent chaque jour, et chaque équipe, en arrivant dans le village, doit se trouver un endroit pour dormir, et s’acheter de la bouffe pour le soir, et le lendemain. Les resps passent pour donner un tripatte et une bouteille de gaz, et s’assurent que tout va bien.
Bon, après, l’explo, en général tu t’y éclate bien. Tu peux aller bouffer dans une pizzeria si tu veux, des fois tu t’arranges pour faire du stop, enfin, tout des choses qui sont pas permis, évidemment. Mais franchement, c’est vachement éclatant, l’explo !

Bon, ensuite, les deux derniers jours sont consacrés au rangement normalement, et généralement la dernière nuit à la belle étoile, s’il ne pleut pas.

Nous, notre fin de camp était surprenant cette année. Deux jours avant le départ du jeudi (le mardi donc), en plein grand jeu de l’après-midi, il s’est mis à pleuvoir bien fort. Forcément, il faut rentrer dans les tentes, le plus vite possible… Nous, à 4 ou 5, on s’est mis dans l’infirmerie, c’était la tente la plus proche… Dommage, le jeu s’avérait être bien marrant ! Enfin bon, finalement, comme on peut le voir sur les photos, il y a eu de la grêle ! Une averse qui passait par là, parce que, à quelques kilomètres, des villages ont eu à peine une petite pluie !

Les tentes ont été pour la plupart inondées (il y avait 10 centimètres d’eau dans le champ), et enfin, notre pilotis nous a servis : tout était au sec ! Les champs étaient blancs de grêle… Enfin, bon, bien marrant ! Et, pas le soir même, mais le jour d’après, même si c’était nuageux, on dormait à la belle (étoile), tranquilles !

Bon, je ne vous ai sûrement pas tout raconté, mais je crois que c’est déjà pas mal… Trois pages de traitement de texte, encore ! Nan, sérieux, j’hallucine, quoi !

Voilà, vous pouvez poser vos questions, me demander tout ce qui vous passe par la tête, je suis open, surtout que j’ai sûrement mal expliqué des choses, étant donné que moi je les connais par cœur !

jeudi 8 septembre 2005

« Vacances – Camp Eclais : Les installes »

Mes vacances ont commencé par mon camp éclais, i.e. mon camp EEUdF (voir ici), qui a été très appréciable.

Ce compte-rendu voulait de montrer ce qu’on fait pendant un camp, mais, pris dans l’écriture, tout ce qui suit m’est venu tout seul pour raconter à peine une semaine, cependant une des plus, si ce n’est la plus intéressante. Du coup, je me limite à ça pour ce texte, et c’est déjà pas mal (trois pages entières de traitement de texte !! Je m’étonne vraiment en ce moment !)…

Tout d’abord, les premiers jours, c’est ce qu’on appelle les installes, ce qui représente les installations diverses et variées, allant des tables et bancs aux WC, passant par les vaisseliers, les tables à feux… Bref, tout ce que nous construisons nous-même et qui nous servira à vivre dans la nature trois semaines durant. On peut distinguer deux grands groupes d’installes : celles d’unité, donc une grande table et des bancs, et tout le nécessaire cité ci-dessus, le tout pour une cinquantaine de personnes ; et les coins d’pat’, ou encore coins d’équipe, où on se regroupe en équipe de 5 à 7 au moins tous les midis pour manger. Le nom vient du fait qu’avant, les équipes étaient appelées « patrouilles », cette expression est restée.

Les trois premiers jours, le « pré-camp », on s’est retrouvé sur le lieu de camp à quatre éclais (éclaireurs) de chaque unité (Béthanie, région Bas-Languedoc, et nous-même, Lyon II Rives), et regroupés là pour préparer, en trois jours, tout ce qui sera nécessaire dès le début de l’arrivée du reste du groupe, des 40 restants. On a donc à faire les installes d’unité, comprenant donc une table d’une vingtaine de mètres, avec des bancs, une table à feu pour poser deux à trois tripattes, un vaisselier, qui accueillera quelques bassines et un endroit pour laisser sécher les gamelles et bonnas (en gros, notre vaisselle : respectivement assiettes, couverts, verre, et grandes casseroles (pour 50 !), le tout en alu), ainsi que deux WC pour commencer.

Avec quoi on peut faire tout ça ? On trouve une scierie dans le coin, qui accepte de nous donner (parfois, comme cet été, vendre !) des croûtes, c’est à dire les côtés des troncs dont les scieries ne peuvent se servir, ce qui supporte l’écorce. On cherche ensuite des rondins dans les bois environnant (on finit par en acheter s’il n’y en a vraiment pas… mais j’ai jamais vu ça !) pour faire les pieds d’une table, par exemple, si ils doivent être à des endroits où il n’y a aucun arbre (en général, on se débrouille pour qu’il y en ai, des arbres, ça évite de transporter les rondins !). Les bancs, on fait avec comme piliers des petits rondins, et là où on s’assoit soit une croûte solide, soit un long rondin. La table à feu, des croûtes généralement, en réfléchissant un peu on arrive bien à quelque chose qui tienne, avec des côtés montants pour éviter le vent ; ensuite, on recouvre de terre pour isoler un minimum du bois. Le vaisselier, on coupe les carrés dans des palettes, et puis on met de la ficelle pour l’endroit où c’est censé sécher (très tendance, en ce moment !). Enfin, pour les WC, le plus simple est une palette, où on scie les planches à un endroit où on fixe la cuvette, on met des pieds quand-même, le tout sur un trou qu’il aura fallu préalablement creuser…

Le premier matin, nous arrivons en milieu d’après-midi, donc, et on décharge déjà tout le matos qu’il y a dans les voitures (l’Espace était blindé, derrière la première rangée arrière de siège, et idem pour la ZX qui ne comportait que les deux sièges avant, c’est pour dire !). On visite le lieu, on discute d’où peut se placer ça, ça, et ça. L’endroit des tables était fort bien choisi, puisqu’on avait des arbres les uns en face des autres, 6, qui faisaient toute la longueur ! Juste quelques piliers à ajouter ! Bref, avec tout ça, on a juste le temps de monter trois tentes avant de manger (on était six gars et deux filles, donc déjà deux tentes, et plus celle des resps).

Après manger, on entâme direct la table, parce que c’est pas confortable de manger par terre ! Mais le soir, c’était bien, la table était finie… Mais aucun banc en vue, lol ! Bref, on a mangé debout du coup ! Le soir, comme on avait bien bossé, on avait mangé tard, donc on a discuté un peu avant d’aller se coucher.

Le deuxième jour, liste des choses à faire… Les WC, le vaisselier, la table à feu, monter le marabout qui servira de QG (grande tente, qui sera l’ « espace de travail » des resps, si on peut dire… Tout le matos pédagogique, déguisements, affaires des responsables aussi puisqu’ils n’avaient qu’une tente à côté pour 7. Faut aussi faire les courses. Tiens, celles-ci, puisque j’y suis allé avec un autre éclai et un resp, nous ont pris toute la matinée… En revenant, les bancs étaient enfin faits… Bref, l’après-midi, et le lendemain matin, encore du boulot.

Les autres arrivèrent donc le troisième jour en fin de matinée. Evidemment, on est super contents de se retrouver, mais on distingue largement deux groupes : les béthaniens et les lyonnais ! Mais, bon, ça paraît normal, on se connaît pas, donc au début, on ne parle pas trop aux autres. Même si, entre ceux qui ont fait le pré-camp, on se connaît déjà un peu (et pourtant, pas assez pour rigoler ensemble…). Toujours étrange côté ambiance, les débuts de camp ! Bon, là on a pas fait grand chose le troisième jour dans l’après-midi, à part monter les tentes dans un espace assez grand. C’est provisoire, puisqu’elles seront installées ensuite à proximité des coins d’pat’.

Par contre, les trois jours suivants, c’est les installes d’équipe… Donc rebelotte pour ceux qui étaient là au pré-camp ! Alors, là, il faut se jumeler avec une autre équipe, pour faire les tentes en commun : puisque c’est pas mixte, une équipe c’est pas assez pour remplir deux tentes ! Donc les tentes doivent normalement se trouver non-loin, ainsi que les coins d’pat’. Nous, on décide de se jumeler avec une équipe, avec laquelle nous sommes bien décidés à monter des pilotis pour placer la tente, genre autour de deux mètres de haut ! Du coup, on trouve un coin pas mal dans une forêt de sapins, où il est plutôt simple de trouver quatre arbres pour faire les piliers. Mais les responsables décident de déjà faire des leurs, et nous jumellent avec une autre équipe. On râle, mais, bon, ça ne sert à rien !

Du coup, on discute avec notre nouvelle équipe jumelle : nous décidons que c’est nous qui nous occupons de trouver un coin pour la tente des garçons, et eux pour la tente des filles… Nous, évidemment motivés par l’idée du pilotis, on cherche désespérément… Et nous trouvons un coin pas mal, où, point important, il y a des pas mal de gros troncs coupés, mais, genre 30 à 50 cm de diamètre ! Il « suffira » de les débiter ! Ensuite, on pourra mettre notre table sous ce pilotis.

Ultra-motivés donc, on a rencontré quelques problèmes, par exemple au moment de couper les troncs, afin de faire des piliers. Evidemment, c’est long, et pas évident. Mais finalement, dès le premier jour, ils sont tous les six installés, et brêlés aux arbres définis. Nous avions besoin de six, puisqu’en en prenant quatre, nous n’aurions pas eu la place de caser la tente, là-haut. Bref, le deuxième jour, il s’agissait de fixer une armature… Et monter des troncs longs de trois à six mètres… et le tout à deux mètres de haut ! Heureusement, pas mal d’autres éclais sont venus aider… paraît-il.
Je m’explique : on avait monté un « petit » tronc, qui faisait une largeur. Bon, il avait l’air calé. Du coup, je déplace une malle pour pouvoir être assez haut pour faire mon brelage… Pas de chance, au moment où je suis juste dessous, le tronc décide qu’en fait, il n’est pas calé, ça ne devait pas lui plaire… Et puis, c’était marrant de tomber sur la tête de quelqu’un, non ? Bwof, en tout cas, c’est la mienne qui y est passé. Bon, moi, je m’accroupis sous le choc, et puis me relève : pour moi, tout va bien. J’aurais une petite bosse, quoi. Mais, bon, le tronc était gros et lourd, quand-même : y’en a qui disent que j’ai le dessus de la tête rouge… Je touche, je regarde ma main : ah, oui, en effet… Je saigne… Bon, là, y’a déjà la responsable infirmière qui arrive, parce qu’elle avait déjà été avertie qu’un tronc m’était tombé dessus… Elle me soutenais pour aller jusque l’infirmerie ; moi, ça allait plutôt pas mal, mais bon, je crois que de toute façon, de tous ceux qui m’ont vu, je suis celui qui ai eu le moins peur ! Oui, étant donné que je ne me suis pas évanoui, et que je n’avais pas spécialement mal, pas plus que ça ; en plus, l’infirmière, en m’aidant à aller à l’infirmerie, elle gueulait dans tous les sens pour appeler l’autre infirmier :
« Ouais, vite, Ben s’est ouvert la tête, sa saigne vachement, dépêche-toi de préparer il faut arrêter le sang qui coule !! ». Limite si elle me faisaient peur sur mon état, tellement elle flippait… Je voulais plutôt la rassurer, mais en même temps, je la comprends un peu !

Bon, un coup de fil aux pompiers, ils sont arrivés en 10 mn. En attendant, un coup de fil à mon père, évidemment. Mais, bon, c’était pas trop grave non plus ! Dans le camion de pompier qui m’emmènent à l’hôpital, j’apprends que ces pompiers là avaient fait le cours théorique sur les hémorragies juste ce matin-là ! Une chance ! Et puis, du coup, je constitue la pratique, lol ! Mais, bon, après l’infirmière de l’hôpital qui bourrine sur ma tête pour préparer l’intervention du médecin, parce que c’était plutôt du genre « Vivement la retraite, et puis j’ai faim, quoi ! » (il était presque midi), et la preuve, c’est que, quand on lui a demandé quelque chose pour me nettoyer les mains rouges de sang, elle a froidement répondu :
« Oui, non mais regardez, là, il y a un lavabo et du sopalin, alors débrouillez-vous, moi je n’ai pas que ça à faire ! ». Elle est partie, et deux minutes plus tard, alors que le médecin arrive, on entend le « ding » du micro-onde ! Bon, le médecin est super sympa, je finis avec 6 points de suture en revenant au camp, où on m’acclame un peu, ou plutôt le tronc ^^.

Pendant mon absence, l’armature a été fixée. C’est là qu’apparemment, on nous a aidé. Ils prétendent ça, les autres, mais moi je crois en mon équipe :D !
Bon, ensuite, jusqu’au lendemain, nous avons cloué les croûtes pour faire la plate-forme, et enfin, fait en vitesse la table à feu, le vaisselier, et, ce qui fût le plus vite fait et qui tînt le moins longtemps avant notre table, les bancs, qu’on a dû refaire une dizaine de fois pendant le camp… Ils étaient minables ^^.

Bref, cette première semaine qui a été, j’ai trouvé, la meilleure, sauf que ce que j’aurais préféré, c’est qu’elle se fasse dans l’ambiance du reste du camp, niveau entre Béthanie et Lyon. Mais bon, c’est pas grave :-) !
On s’est bien éclaté quand-même, et puis surtout moi, je me suis éclaté, niveau tête ^^.

Bon, je m’arrête là avec trois pages de traitement de texte (je n’exagère pas, je suis à trois lignes de la fin, et je vais la compléter !)…

Vous pouvez trouver des photos de tout le camp, y compris de notre pilotis, par l’intermédiaire du site dont je rappelle l’adresse : www.bm-lyon2rives.com.

Bien sûr, toutes vos questions, posez-les ! Tout ce que vous avez pas compris, ou bien des photos qui vous étonnent… N’hésitez pas !

Et, pour la route, une petite photo de notre pilotis.


mercredi 7 septembre 2005

« BAC : Oral de Français »

Ce texte est un peu en retard, mais, bon, je n’avais pas spécialement pris le temps de l’écrire avant.

Le matin, le Lundi matin, je me lève… Ca y est, c’est le jour… Je m’habille convenablement en vitesse, parce que je n’avais pas envie de me lever trop tôt. Petit-déjeuner, et ma mère me propose de m’emmener. Bah, je refuse pas, évidemment.

Arrivé au lycée, je regarde encore ma convocation : « Commission d’interrogation 5116 ». Une bien grande expression, quand on sait que ça ne désigne qu’un prof, finalement.
M’enfin. Je regarde sur le tableau, la salle correspondante, que je trouve sans trop de mal, même si c’est dans un lycée relativement grand et que je ne connais pas… Bah, c’est presque la même salle qu’à l’écrit, donc je me souviens.

Arrivé devant la salle, je vérifie que mon nom est bien sur la liste : passage à 10h50. Bon… D’autres personnes arrivent, je les connais toutes puisqu’elles viennent de mon lycée. On discute un peu, puis une femme arrive et nous ouvre… On entre, et elle nous explique comment ça va marcher après avoir fait l’appel… Plutôt inutile, donc. Du coup, ensuite, la plupart d’entre nous descendons dans la cour, se mettre sur un banc à l’ombre.

On discute, parce qu’on cherche tous à se détendre… mais bien entendu, le sujet de conversation reste le même : la difficulté de chacun des textes, sur lesquels chacun aimerait ou non tomber… Pour moi, j’aimerais avoir « Les Membres et l’Estomac », des Fables de La Fontaine, et détesterais tomber sur un passage de l’œuvre Lambeaux, de Charles Juliet, qui est une œuvre autobiographique où l’auteur raconte, grosso modo, que sa vie était lamentable, et que jamais il n’a rigolé dans sa vie. Il a des motifs, certes, mais quand-même… Quoique, je crois qu’il vaudrait mieux que je tombe là-dessus plutôt que sur la poésie, le dernier thème de l’année que, j’avoue, je n’ai pas trop révisé (au bout de deux semaines… marre !). Au moins j’aurais des choses à dire, même si c’est complètement morne.

J’ouvre la porte après avoir frappé, mais je dois finalement attendre quelques minutes dehors… Un peu de retard évidemment. Mais elle finit par venir me chercher, et me donne mon brouillon, où il est marqué le texte… Horreur… Evidemment, la poésie, et qui plus est, le texte que je qualifiais du plus difficile… Evidemment… « Nuit Rhénane », dans Alcools, de Apollinaire. Un texte on ne peut plus imagé, mais imagé non facilement, il faut aimer pour comprendre… Bon, et la problématique ? Non, j’ai mal lu ?? A priori, quelque chose d’extrêmement réducteur…

Je m’en rendis encore plus compte au moment de travailler sur le texte… Comment dire des choses sur ce texte, et avec cette problématique ?! Bon, de toute façon, je n’ai pas le choix… Je finis la préparation avec l’équivalent de huit lignes (sans exagérer, je viens de regarder !). J’suis pas sorti de l’auberge !

Lecture. Le texte ne comporte pas de ponctuation, mais évidemment, comme nous l’avions fait avec la prof en cours, je l’avais rajouté. Facile, donc. Mais après, le commentaire… Je parle un grand maximum de deux minutes. La prof me parle un peu, puis :
« - Bien, donc je vous écoute pour la suite…
- Euh… la suite. . . . . . d’accooooord. . . . . . »
Je lui sors une conclusion à dix balles, en essayant de ne pas répéter ce que j’avais déjà dit en guise de conclusion avant son intervention !

Du coup, après, elle me pose des tas de questions auxquelles j’ai plus ou moins de mal à répondre… Et elle conclut :
« - Bon, vous n’avez pas trop révisé cette séquence. (Sous-entendant une interrogation !)
- C’est vrai que bon, étant donné que c’est venu à la fin des révisions, c’est vrai que ça faisait un peu beaucoup, et donc…
- Bon, mais de toute façon, vous redoublez, non ? »
Ah… La question qui tue, et qui en disait long sur ses pensées… J’avais été aussi pitoyable que quelqu’un qui devra le repasser sans nul doute l’année suivante…
« Non, non, je… passe en terminale ! »

Au sortir, en rentrant chez moi à pied, je conclue que, si j’ai 4 ou 5, elle a eu pitié de moi…
Alors, comment ais-je pu avoir 7 ?
L’entretien n’était-il pas trop mal ? Je ne me souviens pas de cela !
Elle ne devait pas se rappeler qui c’était, quand elle a mis la note en fin de journée, comme le font certains profs !

Enfin bon, quoiqu’il en soit, j’ai eu 7, une bonne note pour comment ça s’est passé… Et une note stagnante depuis le début de l’année : 7 et 7,5 aux bacs blancs !

Pas trop content de moi, je n’en suis pas abattu, puisque j’obtiens la moyenne à l’épreuve anticipée, que finalement, je n’aurais pas pensé avoir : 13 à l’écrit, c’est quand-même bien, pour moi !